Il faut tenir compte du fait que ceux à qui on prescrit l'homéopathie sont ceux qui y croient (les autres disant à leur médecin qu'ils n'y croient pas, donc que ce n'est pas la peine de leur donner ça), donc ceux sur qui elle va le mieux fonctionner. Le pourcentage de réussite du "traitement" sera donc nettement plus important que s'il était prescrit à n'importe qui.mamykro a écrit :Mais l'escroquerie ne commence-t-elle pas quand on prétend avoir un pouvoir alors que ce qui fait que ça fonctionne est autre chose? Le gars prétend avoir le pouvoir de décider du sexe de l'enfant, c'est en fait la nature qui fait le travail. Boiron (labo d’homéopathie) prétend créer des médocs qui soignent, c'est l'effet placebo qui fait le travail...aurelie3367 a écrit : C'est quand même dur de comparer: pour l'homéopathie, même si c'est un effet placebo, c'est un effet quand même... alors que l'escroquerie dont tu parles, en fait il n'y avait pas d'effet du tout!
Pour moi, dans l'état actuel des choses, le choix de l'homéopathie est quand même un pis-aller. Je ne trouve pas que remplir les poches de Boiron soit une chose très normale, ni financer des prétendues "recherches" ou "méthodes" qui ne marchent que grâce à l'effet placebo. Il serait plus logique (et moins coûteux) que l'état développe lui-même des placebo par exemple, ou qu'un laboratoire indépendant le fasse.
Le problème, si on commence à rembourser un médoc en fonction de son efficacité, c'est qu'on peut vite être amené à remplir les poches de vrais charlatans, du moins dans un premier temps. Tu imagines: le gourou se rempli d'abord les poches avec des médocs remboursés par l'état, puis file se mettre à l'abris plus loin quand les choses se gâtent... ce n'est pas tenable, comme fonctionnement.
Je suis tout à fait d'accord par contre sur le fait que c'est l'état qui devrait développer les placebos, en laissant le soin aux labos de prouver l'efficacité de leurs traitements.
D'ailleurs, ce n'est pas parce que l traitement serai remboursé (ou plutôt payé !) en fonction de son efficacité qui l'état devrait remboursé sans que des études soient faites au préalable.
Aurélie, c'est pas tout à fait vrai, puisque des médicaments comme le doliprane sont remboursés même quand ils sont prescrit dans des cas pour lesquels on sait qu'ils sont inefficaces (ce qui est le plus dangereux justement parce que inefficacité peut pousser le patient à la surdose). Combien de médecins prescrive du lexo à des personnes qui sont insomniaques alors que ce n'est ni un somnifère, ni un endormisseur ?
L'humour est le plus court chemin d'un homme à un autre.
Georges Wolinski
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