En fait j'ai pas trop envie de parler de l'intimité, de ma sexualité avec ma psy, la dernière fois elle m'a demandé comment ça se passait avec mon copain et j'ai tout de suite changé de sujet! Je sais qu'il y a un truc qui cloche de ce côté mais je ne sais pas quoi!
Je ne sais pas si ça peut être en rapport avec mes TCA et si je dois lui parler de tout ça...
Sinon je sais que ce n'est pas bien mais j'essaie de ne plus acheter d'aliment dangereux, car je sais que sinon j'engloutis tout! Hier j'ai "juste" mangé une baguette et des yaourt, je pense que c'est moins grâve que de s'avaler un sachet de 8 pitchs, des chips, des bonbons, des gâteaux, non? Bizarrement, ce matin je n'ai pas grignoté, bon il n'est que 11h mais pour moi c'est super rare!! Suis-je sur la bonne voie?
OUI OUI OUI... on peut / on doit tout dire à son psy...

Bien sûr on n'est pas obligé de s'étendre sur les sujets qui nous mettent mal à l'aise, mais il ne faut pas faire d'impasse, pas éviter absolument certains sujets, pas tricher, pas mentir...

Sinon ça sert à quoi d'avoir un psy dans sa vie...

C'est justement leur principal avantage : comme ils ne font pas partie de notre vie personnelle, et que professionnellement ils n'émettent pas de jugement, on peut se permettre d'être entièrement librement franc(he) avec eux... de "déballer" tout ce qu'on a sur le coeur...

Tu as d'ailleurs parfaitement le droit de lui dire carrément que ça te gêne de lui parler de ça pour le moment et que peut-être elle pourrait revenir sur le sujet un peu plus tard.

Et pour l'instant, peut-être que le mieux à faire est d'y réfléchir "toute seule dans ta tête" : pourquoi tu as du mal à aborder ce sujet précis... pourquoi cette "excessive" pudeur ?

Pour ce qui est des grignotages, peu importe la méthode, l'essentiel c'est que tu arrives à les éviter...

Il y a les partenaires de l'éviction (ce que tu fais, éviter d'avoir chez soi ce qui peut nous faire rechuter : alcool, drogue, bonbons, c'est la même chose, au fond...) et les partenaires de l'immersion (au contraire, se plonger dans le danger pour devenir assez fort pour le vaincre).

Moi, quand j'ai arrêté de boire (il y a longtemps) et de fumer (il y a trois ans), j'ai pris le parti de ne pas trop compter sur ma force personnelle et j'ai choisi dans un premier temps la méthode de l'éviction... Je trouve que c'est déjà assez difficile comme ça de se débarrasser des mauvaises habitudes !!!

Après, au bout d'un certain temps (variable d'une personne à l'autre) on peut arriver à faire face...

Bon courage.
Heu, non on doit pas tout dire à un psy qui comme son nom l'indique n'est pas un curé et n'a donc pas le pouvoir de nous absoudre de nos péchers!

On dit ce qu'il est possible de dire, dans le cadre d'une relation où la confiance est suffisamment instaurée et au moment où il est possible de le dire.

In fine on fait aussi avec nos hésitation, notre culpabilité, nos résistances et tout cela prends du temps.
En ce qui me concerne je trouve mieux de ne pas faire d'impasse, sinon à quoi ça sert ? Je sais bien que ce n'est pas mon psy qui fait le boulot tout seul par magie, et je crois que sans moi engagée pour de vrai dans cette thérapie je suis mal barrée.

C'est moi qui souffre, c'est moi qui paye (pas remboursée) et c'est moi qui espère que je vais sortir de cette psychothérapie sans la souffrance qui m'a amenée à consulter pour demander de l'aide. Je souhaite en sortir mieux outillée pour continuer ma vie sans psy.
Pour en arriver là je dis tout, avec la pudeur qui me sied. :idea: ;)
Je pense également qu'il est mieux de tout dire à son psy - enfin, t'es pas obligée de lui raconter tes positions sexuelles préférées non plus hein ! :lol:

Mais c'est toujours mieux de lui raconter ce qui te gêne, te pose problème, t'empêche d'avancer, car sans cela il ne pourra pas t'aider. Même si c'est des choses dont tu as honte, c'est ton psy, il est là pour ça, il n'a pas à porter de jugement, s'il en fait, c'est qu'il n'est pas pro.

Et cacher des choses à son psy, c'est aussi souvent se cacher des choses à soi-même. Avant, je n'osais pas raconter toutes mes crises de boulimie car j'en avais terriblement honte, je voulais les oublier point barre, ben ça m'a pas fait avancer d'un iota, vu qu'il pensait que je n'en fesais plus.

Il faut aussi pour cela avoir une confiance totale en son psy. Et je comprends pas trop la comparaison curé/psy franchement, le psy nous aide à avancer, à nous connaître, un curé c'est pour se confesser. J'ai pas saisi la pertinence du truc là...
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