MENU Le Forum Vive les rondes Connexion

rendez vous chez un psy

33 ans perdue dans un monde qui est devenu fou 539
Bonjour à toutes et à tous,

Il y a quelques temps j'ai écrit un petit mot parce que je n'allais pas bien suite au décès de mon papa. J'avais décidé de  
prendre rendez vous chez un psy pour essayer d'en parler. De toute façon comme j'ai toujours été plus ou moins névrosée, cela s'imposait !

J'ai donc pris RdV mardi. Sauf que ce n'est pas si simple, je suis angoisée. J'ai peur qu'il fasse resortir toute la douleur accumulée depuis plus ou moins longtemps et par conséquent avoir encore plus mal par la suite. Surtout j'ai peur qu'il me dise ce que je n'ai pas envie d'entendre. Qu'il me mette fasse à mes responsabilités. Bref, j'ai les pétoches ! Je sais bien que le monsieur ne va pas me manger et que c'est "un mal pour un bien" mais en attendant il va falloir passer par le mal.

Est ce que quelqu'un dans l'assistance est déjà passé par là ? A dejà ressenti ce genre de stress ? Parce qu'en plsu c'est moi qui ai choisi d'aller chez le psy, personne ne m'a obligé ! Je me sens bête de réagir comme ça !
34 ans Nantes 44
Je suis passée par là il y a 3 ans. Il y avait un certain nombre de choses qui ne tournaient pas rond chez moi, et il était temps pour moi d'y faire face ...

Bref. Tout ce que je peux te dire c'est que ça l'a fait un bien fou ! Chaque séance a été un énorme déballage, j'ai tout laissé sortir (ce que j'ai pu pleurer ... heureusement elle avait un stock de mouchoirs). Aujourd'hui, je vais tellement mieux !

Bref, comme on dit, c'est le premier pas qui coute mais dis toi que tu l'as déjà fait puisque tu as pris l'initiative de prendre rdv !
56 ans Région parisienne 2154
Dis-toi bien que tu y vas pour aller mieux, et que donc en 1er lieu tu dois te sentir en confiance. Si tu te sens jugée ou quoi que ce soit, c'est que c'est pas le bon.
Tu peux sortir bouleversée, épuisée, soulagée... mais pas plus mal.
Bon RV.
45 ans Paris 179
Il faut que tu partes avec l'idée à l'esprit que ça va peut être être un travail de longue haleine. Il faut que tu sois en confiance avec ton psy. Les premières séances ne te paraitront peut être pas "productives" parce que tu n'oseras pas encore aborder les soucis qui te font mal et peur...
Mais si le feeling passe, tu finiras par te confier et avancer.
Normalement, les psy ne sont pas "rentre dedans" dès le début d'une thérapie. Il te laissent le temps de venir à eux et de te livrer à ton rythme. leur but étant de t'aider, et donc pas te brusquer de but en blanc.
C'est très courageux de faire la démarche, je te souhaite d'avancer.
44 ans 1896
Je suis passée par là, mais j'avoue que j'étais plutôt impatiente de tout déballer au début. J'avais envie de pleurer à chaque fois pendant les premières séances, mais je les trouvais toujours trop courtes. Il faut dire que j'ai eu de la chance, je suis tombée immédiatement sur une personne avec qui j'ai très bien accroché.

Il est certain que tu vas te sentir mal au début, mais si tu en ressens le besoin, ce serait vraiment dommage de ne pas le faire. Laisse-toi guider par ton instinct, si le psy te convient, continue, sinon cherches-en un autre. Dis-toi que l'état de tristesse ou de douleur ne sera que transitoire, et que si tu ne fais rien, il risque de revenir sous une autre forme, que tu n'auras pas choisie. Ce serait bien pire. Courage!
33 ans perdue dans un monde qui est devenu fou 539
Merci pour vos réponses. Je me sens un peu rassuré. On verra bien ce qui se passe mardi, j'espère que vous avez raison et qu'il ne va pas me presser comme un citron !
36 ans 382
Je pense que tes questions et tes angoisses ne font que confirmer que ce rendez vous t'es utile ;)

je suis passée par là, malheureusement, moi, ça ne s'est pas super bien passé, j'en suis pas morte puisque j'y suis retournée 5 fois :) seulement, cette personne ne me convenait pas et ces rendez vous devenaient pour moi un réelle corvée...


Plusieurs personnes me disent de retenter l'expérience car beaucoup d'épreuves à surmonter ces derniers temps... mais à cause de ça, je n'ai pas envie de réessayer et pourtant je sais que si je tombe sur la bonne personne ça me ferait un bien fou!

alors, moi je dis: fonces ;)
36 ans 10
bonsoir ,

je faisais un peu le tour du forum et ton Post a attiré mon attention ,

d'abord ,toutes mes condoléances .

je vais pas te dire que ca arrive a tous le monde et que la vie continue parce que chaqu'un de nous est unique , même dans sa facon d'encaisser le choc ,personnellement la perte de mon père adoptif ma couté une année d'étude , surtout que j'étais dans un autre pays , et quand je suis arrivé on l'avait déjà enterré .

donc si tu ressent le besoin de parler un psy hésite pas , mais de temps en temps essaie de t'ocupper avec autre chose pour ne pas penser a sa , car dans ces situations certains beaux souvenirs peuvent être dévastateurs .

et finalement c'est un peu dure a accepté mais il faut voir la mort comme une étape de la vie , on va tous y passé .
36 ans 382
Je rejoins Mr peacelooker.

j'ai perdu mon papa il y a deux ans, je l'aimais mais n'avait pourtant pas une relation des plus fusionnelle, et dieu sait seul comment il me manque!

on dit que le temps guérit, je ne pense pas, il n'y a pas un jour où je ne pense pas à lui, et les larmes chaudes coulent encore...

Je pense que c'est important d'en parler, tu fais bien. ;)
33 ans perdue dans un monde qui est devenu fou 539
Je vais chez le psy parce que j'en ressens le besoin mais ma vie ne s'est pas arrêté. Au contraire, j'ai trouvé un nouveau boulot, j'ai déménagé... J'essaie de ne pas trop y penser mais j'ai l'impression de refouler parfois. Du coup, la "rechute" est plus difficile. Dans les moments les plus durs, j'ai l'impression de suffoquer, de ne plus pouvoir respirer. C'est d'autant plus difficile que j'ai besoin de ses conseils maintenant, puisque je commence tout juste ma vie professionnelle. En fait, je commence ma vie tout court.

Ce que je ressens est très bizarre puisque d'un coté j'ai décidé que ma vie devait continuer, j'essaie de me construire une jolie vie, comme il l'aurait voulu. Et d'un autre coté, j'ai pas envie de m'habituer à son absence qui est intolérable, j'ai pas envie de trouver cela "normal". Je ne sais pas si c'est très clair... Même dans ce que je ressens je suis perdue. Ce qui me conforte dans mon idée de consulter...
J'alterne entre des moments d'euphorie liés à ma "nouvelle vie" et des moments de profondes tristesses. Mouais, suis vraiment paumée !
B I U