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Dépression prénatale,le blues avant le baby

R
34 ans 15384
Hello!

Si certaines ont connu,je serais intéressée d'avoir vos témoignages..
J'ai connu des moments de profonde tristesse étant enceinte,pas au point d'être dépressive,mais je trouve qu'on ne parle pas assez de ca,justement.
Autant  
le côté "je suis enceinte et trop heureuse" on en mange a toutes les sauces,autant les épisodes dépressifs,c'est super tabou pendant cette période..
38 ans 2505
Et oui on nous vend du rêve quand on nous parle de la grossesse.

J'ai eu des périodes non pas de déprime mais d'angoisse pendant ma grossesse. Où je me demandais si je ne faisais pas une grosse boulette d'avoir un bébé. Si je serai à la hauteur, si je ne foutais mon couple en l'air en y intégrant une 3ème personne.

Et qu'être responsable d'un enfant toute une vie, ça me foutait parfois une peur terrible...
Faut dire qu'on a le temps de cogiter pendant ces neuf mois !

Mais en général, on en parlait avec mon compagnon et une fois toutes ses pensées dites à voix hautes ça allait déjà mieux.
Certaines craintes et angoisses sont encore présentes mais je pense que c'est aussi ça qui fait de nous de meilleures personnes.
Le fait de se surpasser et d'être conscients de nos faiblesses.

J'ai aussi une période assez difficile à cause des nausées et du fait que je n'étais plus capable de sortir de la maison (vomir toutes les 5 minutes ... oh quel superbe souvenir de grossesse!). Résultat je déprimais car je ne voyais personne d'autre que mon compagnon qui était mal pour moi en prime :(
Enceinte et mal dans ses baskets ça arrive oui mais non on en parle pas.

Et je l'avoue contrairement à ce qu'on entend quand on parle avec une femme qui a eu des enfants, la grossesse n'a pas été une période que j'ai adoré ou même aimé.
Ce fut juste la période que j'ai vécu pour avoir mon bébé. Je suis pourtant nostalgique de certains moments (surtout la fin quand ma fille bougeait bien et "communiquait" avec nous de cette façon) mais pas des nausées, du mal de dos, d'être grosse, la fatigue, l'inconfort dans n'importe quelle position et des remarques débiles de l'entourage ;)

Qu'est ce que tu entends par déprime ou coup de blues exactement ?
36 ans 1672
Ma grossesse a été la période où j'ai fait les pires cauchemards de ma vie... :?

Et les crises de larmes... :?


Je crois pas que ça soit tabou, mais par contre n'hésite pas à en parler à ta sage-femme, à ton chéri, à qui tu veux pourvu que ça te fasse du bien ! ;)
R
34 ans 15384
Honnêtement je me sens mieux psychologiquement qu'au premier trimestre .. ;)
Mais là la fatigue physique fini par me miner un peu quand même,mais je ne suis pas déprimée ^^
2137
Ah j'ai connu la déprime..

Pas avant d'accoucher, enfin pas juste avant d'accoucher, mais plutot fin du second trimestre.

Je pleurais beaucoup pour rien etc..

Mais je voyais une psy que je devrais recontacter d'ailleurs car la depression du pp me guette depuis tres longtemps et elle m'a beaucoup aidé
36 ans 1672
La fin de la grossesse est épuisante (surtout en été ^^), repose-toi un maximum... bientôt tu auras ton chouchou à bisouiller ! :D
V
37 ans 3
Je vais pas t'aider, je suis actuellement enceinte de six mois et demi et je traverse des épisodes de déprime aussi, surtout depuis que j'ai entamé le troisième trimestre, la ça devient vraiment inquiétant.
C'est dur à exprimer, a assumer aussi, les gens s'attendent à vous voir épanouie, pas en larmes, et je culpabilise à fond.

C'est un bébé désiré. Après des années à dire "non" puis "plus tard, peut-etre", j'ai réalisé un jour que j'avais le désir d'en avoir, mais que j’étais terrifiée, comme je suis terrifiée d’à peu près tout ce qui m'est inconnu dans la vie de manière générale... L'age aidant, je me suis décidée, pour une fois a ne pas laisser mes peurs décider de ma vie au risque de le regretter et je me suis sentie comme libérée après avoir menée cette réflexion. Mon copain à été soulagé je crois et très heureux de voir revenir quelque chose sur lequel il avait tiré un trait (enfin il m'a avoué depuis qu'il gardait l'espoir quand même vu que j'étais moins catégorique ces derniers temps). Il ne m'a JAMAIS mis la pression, jamais.
Des gynécos m'avaient monté la tête en me rabâchant qu'a cause de mon poids j'aurais du mal à procréer et j'étais persuadée que ça prendrais du temps, je m'étais résignée à attendre, à galérer aussi, mais aussi affreux que ça puisse être à dire ou a entendre pour toute celles qui galèrent (et je m'en excuse), je crois que je comptais sur ce temps-la, quelque part.
Sauf que je suis tombée enceinte immédiatement. Et que j'ai été complètement prise au dépourvu, j'aurais aimé m'y préparer plus, me faire à l'idée doucement, avoir le temps de le désirer plus encore, la ça m'est tombé dessus littéralement. Ma meilleure amie à attendu un an, elle a désiré à la folie être enceinte et je sais même qu'elle en a souffert sur la fin, sa grossesse elle l'a vécu comme un cadeau, un soulagement, elle rayonne de bonheur aujourd'hui, et je lui envie ça. Je culpabilise de pas être aussi heureuse qu'elle.

Moi je pleure beaucoup. Quelque fois un sentiment que je peine à expliquer, quand je vois mon bébé à l'écho, que je le sens bouger (et il bouge beaucoup !!) ou même en magasin quand j'achète un lot de bodies, je suis submergé par une vague d'émotion très forte et je me fous a pleurer soudainement et je sais pas si c'est parce que ça me touche, ou si c'est parce que je réalise et que je panique, sans doute un peu des deux. Parfois je regarde nos souvenirs de la vie à deux avant bébé, tickets de concerts, photos et souvenirs de voyages, nos passions communes et je me remet à pleurer en réalisant que ça sera plus difficile maintenant, ou différent... Comme l'impression de faire le deuil d'une période de ma vie sans espoir de retour et ça me file un vertige immense. Mais je m'en veux de penser comme ça. Je sais qu'une autre phase de ma vie s'ouvre toute aussi passionnante, je suis excitée aussi, mais pas autant que je suis angoissée... J'alterne les deux états parfois dans la même journée, la même heure.
Je suis pourrie d'angoisses en fait. Dans les pires moment, je doute d'avoir l'instinct maternel, j'ai jamais été à l'aise avec les bébés, assez indifférente même, toujours emprunté ou pressée de les rendre quand on me les mettait dans les bras. C'est la période "nourrisson" qui me stresse au plus haut point, peur de l'accouchement (et c'est un euphémisme je suis terrifiée) peur de mal faire, peur d’être agacée par les pleurs, peur de stresser à l'idée qu'il s'étouffe ou je ne sais quoi, peur de l'impact sur le couple (ensemble depuis dix ans, on est très fusionnels, j'appréhende ce cap du passage à trois), peur d’être dépassée et seule (expat, loin de la famille, copain avec un boulot prenant). Je suis tellement angoissée de nature, j'ai peur que ça explose, de péter un câble. Je crois que vu mon état "avant" je file tout droit vers la dépression post-natale.
Dans les bons moment, je sais que dès que je le ou la verrais j'en serais folle et y a pas de raisons que ça aille mal, que j'ai un mec en or, fou de joie à l'idée d’être papa, qui est bien décidé à prendre sa part et qui le fera. Je me dis que des millions de femmes avant moi ou dans des pays défavorisés ont gérés des bébés dans des conditions bien pires que la mienne, sans le confort que j'aurais (oui, oui je me dis ça pour me rassurer...) mais ça ne suffit pas, et ça aussi, c'est un motif a culpabilité.

Pourquoi, pourquoi je me sens pas bien,pourquoi j'ai aussi peur, est-ce que j'ai bien fait de me lancer aussi vite en prenant les devants, est-ce que j'aurais pas du régler mon problème d'angoisses chroniques avant, je me pose tellement de questions, ça m'obsède en fait.
Je me sens comme un OVNI, je ne sais pas a qui m'en parler, mes belles-sœurs qui pouponnent, ma meilleure amie enceinte nagent dans la joie, mon copain sent que ça va pas mais à part me garantir de son soutien il ne peut pas faire grand-chose de plus, mon gynéco pense que les hormones ajoutent à mon stress, me rassure en me disant que personne n'ai jamais prêt, et me dit que je devrais peut-etre consulter un psy ce que je vais peut-etre faire.

Voila c'est juste mon expérience de la nana enceinte qui fait que de pleurer, qui sait pas trop pourquoi et qui culpabilise. A vous lire je me dis qu'on est peut-etre plus nombreuses que ce que l'on croit, je sais pas.
Désolée pour ce trèès long message !
R
34 ans 15384
Je viens de lire ton témoignage Voluspa. Je me suis retrouvée a certains passages ...
Et pourtant j'ai hate de rencontrer mon bébé,je l'aime déjà,je ne regrette rien. J'angoisse en plus sur des détails très nuls par moment,je m'en pose des questions idiotes! Style "mais si je suis sous la douche et qu'il a faim,je fais quoi?" "Si je veux faire un truc,je le pose sur le transat,il va pas se faire mal ou tomber?" "et si je l'entends pas pleurer pendant que je dors,ni mon homme,il va mourir de faim" "il va pas s'ennuyer?" "Est ce qu'on aura encore du temps pour s'aimer,mon homme et moi"
Ou alors des questions sur le retour de couches,sur l'allaitement,sur des taaaas de choses,je ne cesse de stresser. Mon homme est + zen,ca aide,mais moi j'angoisse souvent,je reconnais.
On parle tellement du bouleversement immense de l'arrivée d'un bébé,que ca fait encore plus peur. Immense comment?
S
85 ans 4896
La grossesse en elle-même n'a pas été spécialement épanouissante.

Je ne me faisais pas trop de souci sur comment je m'en sortirais car je suis la dernière d'une fratrie de 4 et j'avais vu déjà plein de bébés chez mes frères et soeur et cela me rassurait car je voyais qu'on s'adaptait.

J'avais un peu peur de casser quelque chose dans notre couple par contre. J'avais un mauvais sommeil qui n'aidait pas.

Bien sur que j'ai eu des moments sympas, mais j'avais dit à mon mari, pour le deuxième si tu pouvais le porter cela ne me dérangerait pas en fait ;) .

En fait j'ai presque trouvé plus simple de faire avec mes enfants que de l'imaginer. Car au lieu de me triturer les méninges, j'agissais sur des situations réelles et non plus imaginaires. J'ai même été assez étonnée au final de m'en sortir.

Mais je me suis écoutée, par exemple quand j'ai senti que les galères liées à l'allaitement de mon ainé me faisaient toucher le fond, j'ai passé assez vite au biberon car le fait que mon fils maigrissait chaque jour m'angoissait terriblement).

Au final, tout s'est bien passé, on a survécu au manque de sommeil moi qui me disait j'y arriverai pas, on a su faire face à cette nouvelle situation et avancer petit à petit sur le chemin de la famille.

C'est normal de se triturer le cerveau, d'avoir des coup de blues, d'avoir peur du changement, de l'inconnu et c'est malheureusement pas possible de se représenter avant réellement ce qu'on va vivre. Mais on y arrive quand même et je suis convaincue que vous y arriverez également.

:kiss:
34 ans 2879
Voluspa a écrit:
Parfois je regarde nos souvenirs de la vie à deux avant bébé, tickets de concerts, photos et souvenirs de voyages, nos passions communes et je me remet à pleurer en réalisant que ça sera plus difficile maintenant, ou différent... Comme l'impression de faire le deuil d'une période de ma vie sans espoir de retour et ça me file un vertige immense. Mais je m'en veux de penser comme ça. Je sais qu'une autre phase de ma vie s'ouvre toute aussi passionnante, je suis excitée aussi, mais pas autant que je suis angoissée... J'alterne les deux états parfois dans la même journée, la même heure.
Je suis pourrie d'angoisses en fait. Dans les pires moment, je doute d'avoir l'instinct maternel, j'ai jamais été à l'aise avec les bébés, assez indifférente même, toujours emprunté ou pressée de les rendre quand on me les mettait dans les bras. C'est la période "nourrisson" qui me stresse au plus haut point, peur de l'accouchement (et c'est un euphémisme je suis terrifiée) peur de mal faire, peur d’être agacée par les pleurs, peur de stresser à l'idée qu'il s'étouffe ou je ne sais quoi, peur de l'impact sur le couple (ensemble depuis dix ans, on est très fusionnels, j'appréhende ce cap du passage à trois), peur d’être dépassée et seule (expat, loin de la famille, copain avec un boulot prenant). Je suis tellement angoissée de nature, j'ai peur que ça explose, de péter un câble. Je crois que vu mon état "avant" je file tout droit vers la dépression post-natale.
Dans les bons moment, je sais que dès que je le ou la verrais j'en serais folle et y a pas de raisons que ça aille mal

Oui la vie sera différente, même si un bébé ne cloue pas à la maison non plus...Et puis, un bébé ne reste pas bébé durant 15 ans et les modes de garde payants existent, les colonies de vacances, les séjours chez les grands-parents/oncles/tantes, les copines qui ont des enfants d'un âge approchant aussi...Mais c'est vrai qu'au début l'enfant a besoin de maman-papa à ses côtés. Le mieux c'est donc de l'emmener, et ça c'est une question d'adaptation (évidemment le concert avec bruit et bousculade c'est compromis).

Ensuite, tes peurs sont tout à fait justifiées à mon sens. Oui, l'arrivée d'un tiers dans la famille demande un petit temps d'adaptation. Et pour ma part je n'en ai pas été folle tout de suite. Enfin, oui et non...On ne pouvait pas me détacher de lui mais parfois j'avais des impressions de rejet et d'étrangeté. Le temps d'accepter pleinement qu'on était trois, avec lui. Mais rassure toi, le lien s'est bien tissé depuis et il est membre à part entière de la famille :D

Pour ce qui est du pouponnage, c'était très loin d'être mon truc aussi, je me sentais toujours empruntée (c'est d'ailleurs toujours le cas avec les enfants des autres) mais ça a vraiment un côté viscéral avec son enfant, comme la poussée à l'accouchement : on suit la loi de la nature ;)

Bref, oui c'est un changement, et indescriptible avant de l'expérimenter comme tout bouleversement, mais je ne connais pas une maman qui regrette de l'être malgré des moments de fatigue, d'inquiétude pour son enfant. Ca devrait vous rassurer :)

Belle fin de grossesse à vous deux, et continuez à parler des ressentis, ça fait du bien.
Pour vous décomplexer je vais vous dire que je me suis souvent vue mettre mon bébé par la fenêtre et que j'évitais d'approcher de lui avec un couteau, à cause de ces pulsions de rejet du début. J'en ai parlé, ça m'a soulagée, je n'étais pas seule à le vivre...et au fil des mois ça a totalement disparu.

Bises ^^
34 ans 2879
Anneliese a écrit:
"mais si je suis sous la douche et qu'il a faim,je fais quoi?" "Si je veux faire un truc,je le pose sur le transat,il va pas se faire mal ou tomber?" "et si je l'entends pas pleurer pendant que je dors,ni mon homme,il va mourir de faim" "il va pas s'ennuyer?" "Est ce qu'on aura encore du temps pour s'aimer,mon homme et moi"

Eh bien tu sors de la douche un peu plus vite, et tu lui donnes à manger pas coiffée et dans un peignoir de bain...D'ailleurs je vois là un grand avantage de l'allaitement : il n'y a pas à faire attendre :D

Le transat a un système de sécurité, les constructeurs ne sont pas fous. Mettre la ceinture prend 20 secondes.
Sinon pose le par terre si tu ne les as pas.

Si vraiment les murs sont épais et la chambre du bébé lointaine l'écoute-bébé a un intérêt certain. Le Avent de Philips ne grésille pas et c'est un investissement que je ne regrette absolument pas : c'est comme si on dormait avec. Et avant de l'avoir, comme je ne l'entendais pas sinon, eh bien je dormais avec, sur un matelas posé par terre dans sa chambre.

En connaissant ton bébé tu verras quand il commence à s'ennuyer. Mais la plupart du temps quand il aura la possibilité de se mouvoir (pas bloqué dans son transat) ça sera plus la fatigue qui le fera râler...les bébés savent s'occuper, ils ont tout un monde à découvrir ;)

Vous aurez du temps, le bébé dort plus que nous. Et lorsqu'il joue seul il n'a pas besoin de nous...Mais c'est vrai que la fatigue altère un peu l'intimité et que les rythmes peuvent être décalés (mon fils se réveille à 6h du matin, à 21h30 je commence à vouloir me mettre au lit, mon compagnon lui n'est pas fatigué du tout).

Vous verrez sur le moment les difficultés, et vous vous adapterez. Et si vous avez une difficulté qui résiste, alors vous poserez des questions autour de vous, comme tout parent.

Bon, ce coup-ci j'arrête de m'étendre, bonne journée à tous !
B I U


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