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Syndrôme prémenstruel et compulsion

M
47 ans 1869
Bonsoir,
tous les mois je suis en grande difficultés pendant une semaine (ça commence environ 3 jours avant mes règles.
Fatigue, déprime, nausées, mal au dos, je ne sais pas comment  
me mettre, ...
du coup, même si je le sais, si je m'y attends, ... l'obsession de la nourriture repointe le bout de son nez et j'ai beaucoup de difficulés à ne pas rechuter dans la boulimie.
Ça fait 2 semaines aujourd'hui que je n'ai pas mangé compulsivement.
Ce soir en rentrant du travail, j'étais tellement fatiguée que mes bras étaient en plomb.
Je n'avais pas faim, mais je ne savais pas comment me sentir un peu moins mal (vertige, nausée, tristesse...)
évidemment, la nourriture semble la solution même si je SAIS que c'est la pire.
J'ai constaté au repas du soir que j'avais énormément de mal à terminer ce repas.
Le stade "pain+fromage" s'éternisait, et le fruit se sentais solitaire.
Je me sens en danger de replonger...
Faut pas que je reste seule avec ça.
Merci de m'avoir lue
Momo
53 ans contre le mur, face à mon écran 3178
Monoamtp, es-tu suivie par quelqu'un pour t'aider à combattre ta maladie ?
37 ans dans les environs de lyon 11
Monoampt, COURAGE!!!

Ce que tu peux faire eventuellement pour t'aider, c'est écrire sur une feuille tout ce que tu ressens après avoir subi et succombé à tes compulsions, c'est à dire: cette culpabilité qui te fait te sentir une moins que rien, incapable de se contrôler elle -même, cette trictesse qui ne semble tt à coup ne filtrer que les éléments negatifs de ta journée passée et de ta vie, ton despoir incessant, tous ces états d'esprit destructifs qui t'arrivent dans la gueule comme un boomerang lorsque tu retombes dans le cercle vicieux de la nourriture...


Peut être qu'en lisant cette feuille lorsque la compulsion se pointe, tu auras plus de courage pr sortir de chez toi, aller voir une amie , qqn , faire tt autre chose de ta vie, histoire que le moment passe et que tu rentre chez toi un peu plus tard plus sereine et soulagée.
Tu verras, si tu y arrives, tu te sentiras plus forte et tu auras réussis à te combattre toi même, une petite victoire, mais qui ajoutée aux autres, se fait appeler la guérison.. ;)

Biz et bon courage! Que la force soit avec toi!!!!!
M
47 ans 1869
Merci de vos réponses Dee et Nazaree

J'ai vu plusieurs médecins,
en particulier deux psy pendant plusieurs années,
une endocrinologue pendant ... très peu de temps
j'ai beaucoup lu sur le sujet, je je suis incollable sur
    - la diététique,
    - les régimes, leurs dangers, leurs méfaits,
    - la restriction cognitive
    - les mécanismes de la boulimie
    - les thérapies comportementales et cognitives...

je pourrais donner des cours :lol:

c'est pas pour autant que ça m'a guéri.
Ça m'a apporté des choses, pas mal de connaissances sur moi-même,
mais dans mon cas, le problème de la boulimie n'a pas trouvé de solution auprès d'un médecin.

Je suis en bonne voie de rétablissement cependant, grâce à l'aide de personnes qui ont le même problème que moi (réunions des Outremangeurs Anonymes),
Oui Nazaree, je me sers beaucoup de l'écriture, écrire ce que je ressens, pour ne plus cacher les émotions sous le tapis de la compulsion alimentaire.
Cependant, je ne ressens plus de honte aujourd'hui d'être une mangeuse compulsive,
j'ai compris que la compulsion alimentaire est une maladie, que ça n'a rien à voir avec la volonté, ni avec ma valeur personnelle.

Hier j'ai écrit ce que je ressentais, j'ai téléphoné à une amie OA,
je me sentais en danger de rechuter et je voulais être complètement honnête, parce que si je commence à négocier avec ma maladie ("oui mais là je suis fatiguée, et puis j'ai mes règes, et puis je n'ai pas pu manger correctement à midi, et puis...etc") je peux lancer un processus dont je ne sias pas quand il s'arrêtera.
Une erreur d'hier cependant, c'est qu'à trop vouloir "trouver une solution" au risque de rechuter, je me suis couchée tard, et j'ai donc accentué l'état de fatigue aujourd'hui, état de fatigue qui me mène directement à la compulsion.
Pour aujourd'hui, je me sens encore en danger : j'ai le goût du pain qui m'est resté dans la bouche toute la journée, et je ressens l'envie d'en manger ("juste un peu", "juste un peu plus..." je connais l'histoire, je sais que c'est sans fin).
À aujourd'hui, je n'ai pas rechuté, mais ce midi, j'ai négocié dangereusement avec moi-même :
je suis allé manger avec des collègues et j'ai longtemps hésité à amener mon casse croute que j'avais prévu ou à le garder pour plus tard et à manger avec les collègues (les arguments qui me venaient "justement mon casse croûte était insuffisant aujourd'hui", "comme ça je vais économiser un repas c'est mon employeur qui paye"... j'ai finalement pris mon casse-croûte MAIS j'ai ajouté une tranche de pain à ce que je m'étais préparé ...
Le gout du pain m'a occupé la tête tout l'après-midi.
Je dis cela sans culpabilité, et je tiens vraiment à mon rétablissement,
alors je vais essayer d'utiliser cette expérience pour apprendre, en particulier :
    - de me reposer,
    - de téléphoner à une amie
    - d'écrire
    - de prendre plus de temps pour prévoir mes courses et mes repas afin de ne pas être amenée à négocier avec moi-même quand c'est la maladie qui parle.
B I U