Le 29.04.05 Par StreetSpirit

Obésité : Vérités et Mensonges !

Quand on parle d’un sujet tel que l’obésité, qui met en jeux des sommes astronomiques, il n’est pas rare de constater que les informations les plus massivement répandues ne sont que manipulations et propagandes au profit de gros acteurs économiques.

Voici un rapide tour d’horizon, une brève synthèse des quelques pages du livre de Paul Campos, « Le mythe de l’obésité », ayant déjà fait l’objet d’un long article sur vlr à l’adresse suivante : Le mythe de l’obésité.

Selon de nombreux « spécialistes », les Etats-Unis sont en marche vers un grand fléau ! Mais lequel ? La guerre ? La pollution ? Mais non, rien de tout ça ! La terrible maladie qui va gangrener l’Amérique dés la prochaine génération est … l’obésité ! Une maladie qui demande des mesures « sanitaires » (remarque perso : ce mot, ça me fait directement penser à « malaria » ou « ebola » ou que sais-je…) drastiques, qui paraissent tellement simples et se résumant en un mot : MAIGRIR !

Le message est clair : la graisse tue ! C’est devenu évident aux yeux de la société et du corps médical. Mais en investigant plus en profondeur, cette réalité n’est pas si évidente que ça… Tout d’abord, la norme ultime pour savoir si on est trop gros ou pas, selon les médecins, est l’IMC. En gros (c’est le cas de le dire ? ), si on a un IMC au dessus de 25, on a automatiquement une épée de Damoclès (la mort prématurée) au dessus de la tête. Mais une telle norme, ne tenant pas compte de la morphologie de chacun peut avoir des résultats surprenants (d’après ces critères de santé publique, Brad Pitt serait en surpoids, et George Clooney, obèse !). La solution au surpoids ? Faire en sorte de perdre du poids et arriver à un IMC entre 18,5 et 21,9…

Que ça a l’air facile sur papier ! Mais il faut constater que les essais d’amaigrissement sont infructueux. Après s’être soumis à une restriction calorique, les régimeurs reprennent non seulement leur poids, mais bien souvent en prennent encore plus ! Il est d’ailleurs intéressant de constater que c’est dans la dernière génération, qui a vu le nombre de régimes grimper en flèche, que l’obésité a le plus flambé. Une véritable aubaine pour l’industrie pharmaceutique, celle des produits de régime ou encore de la chirurgie de la perte de poids.

Revenons sur le lien supposé étroit entre obésité et mortalité. Cette corrélation, semblant évidente aujourd’hui peut être balayée par une preuve irréfutable. Des études réalisées sur le long terme ont démontré que les hommes blancs non fumeurs ayant un imc de 19 à 21 (l’IMC idéal) avaient le même taux de mortalité que ceux ayant un imc de 28 à 31 (considérés comme obèses). Chez les femmes blanches non fumeuses, le plus bas taux de mortalité allait de 18 à 32… Ce qui est un résultat encore plus frappant que chez les hommes.

De plus, les études sont jusqu’à présent incapables de corréler obésité et mortalité. Du coup, il est frappant de constater que certaines statistiques peuvent donner des informations déformées…. Une étude « très sérieuse » a démontré qu’aux Etats-Unis, les décès attribuables à l’obésité sont de 300 000 personnes chaque année… Ces statistiques ont fait le tour des médias… Mais voilà : parmi ces 300 000, ont été comptées les personnes de plus de 65 ans (déjà susceptibles de mourir prématurément), mais SURTOUT, les causes du décès n’ont même pas été prises en compte ! Ainsi les personnes mortes dans des accidents de la route, suicide, homicide,… ont été comptées dans ces 300 000 ! Edifiant…

Un autre argument défendant l’aspect pathogène de l’obésité est celui qu’elle faciliterait les décès dus au cancer. Or, il est démontré que les personnes ayant un surpoids ont une mortalité due au cancer moins élevée que les personnes au poids idéal !

Qu’en est-il de l’influence de la graisse sur les maladies coronariennes ? Encore une fois, ce type de maladie n’est pas plus fréquent chez les obèses que chez les gens au poids normal. Il est vrai que le poids peut être associé à l’hypertension et certaines maladies de cœur. Mais c’est moins le poids que les pertes et reprises de poids successives qui provoquent cela. De plus, les décès dus aux maladies de cœur ont fortement diminué ces dernières années, alors qu’en même temps l’obésité a explosé.

Passons au diabète. En effet, cette maladie a considérablement augmenté (le diabète de type 2 est plus important chez les personnes en surpoids ou obèses), mais il faut dire qu’entre temps, la définition du diabète a changé, et à cause de ça, on peut être considéré comme diabétique bien plus facilement ! Et l’idée de perdre du poids pour l’éviter est absurde : le risque est bien plus présent pour ceux qui cherchent à en perdre. Le mieux serait plutôt d’améliorer son style de vie avec un certain niveau d’activité.

Mieux encore, l’obèse peut même voir diminuer l’incidence de certains cancers et certaines maladies : l’ostéoporose, la maladie pulmonaire obstructive chronique, la rupture vertébrale, la tuberculose, l’anémie, la rupture de hanche, la bronchite chronique,… sont moins fréquentes chez eux. Cela voudrait donc dire que si on devait suivre la logique des gourous anti gros, il faudrait justement encourager les gens à grossir pour éviter de développer ces maladies !

Les personnes obèses peuvent éprouver plus de problèmes de santé que des personnes ayant un poids idéal… Mais cela ne veut pas dire qu’il y ait nécéssairement un lien causal entre santé et obésité. D’autres facteurs tels que la sédentarité, la mauvaise alimentation, les régimes entrainant d’importantes variations de poids, la discrimination sociale, la pauvreté,… peuvent entrer en ligne de compte. Bien entendu, ça n’a pas été le cas dans l’étude sur les 300 000 décès aux USA « dus au surpoids ou à l’obésité ».

Il est aussi absurde de penser que si un gros maigrit, il aura automatiquement les caractéristiques des personnes minces. C’est comme si on imaginait que les chauves avaient un taux de mortalité plus important à cause du taux de testostérone plus élevé, et que pour éviter de mourir prématurément, ils devraient faire des implants capillaires.

Personne n’a encore réussi à démontrer les effets à long terme des régimes puisqu’ils ne fonctionnent pas en pratique…On peut constater que l’augmentation considérable du nombre de régimes depuis 25 ans est inversément proportionnel au poids perdu… En clair, avec l’engouement sans cesse croissant pour les régimes, l’obésité n’a cessé d’augmenter. Notons aussi qu’une perte de poids de 10-15 kilos peut justement diminuer l’espérance de vie !

De plus, l’espérance de vie chez un obèse actif est plus élevé que chez un mince sédentaire, ce qui prouve que le poids n’est pas le facteur primordial pour être en bonne santé. On se trompe de coupable ! C’est l’activité physique qui doit être prise en compte, bien plus que le poids !

Pourtant nombreux sont les « spécialistes qui se bornent à encourager les régimes ! Et la peur d’être gros est toujours aussi présente chez les gens… Pourquoi ?

C’est très simple ! Souvenez vous de vos cours d’économie : l’industrie pharmaceutique, comme toute entreprise qui se respecte, veut maximiser son profit. Mais que faire pour arriver à ce but ? Inventer la maladie idéale, celle qui n’a jamais tué personne, qui ne se traite pas efficacement, mais dont les médecins et les patients seraient d’accord pour la soigner. Et cette maladie miracle, celle qui fait gagner de l’or en barre aux firmes pharmaceutiques, c’est l’obésité (ou la peur de celle-ci)! Et pour bien montrer que cette maladie est dangereuse, il faut bien que les firmes paient les chercheurs pour mener des enquêtes en leur faveur…

On est loin du temps où la femme ronde était le critère de beauté par excellence (comme c’est encore le cas dans certains pays d’Afrique). Le poids est devenu un véritable critère de statut social. Le gros (pauvre) est considéré comme dégoutant par le mince (riche), qui a pour critère de beauté suprême celui des anorexiques (c-a-d la maitrise de son corps par rapport à ses désirs). Maintenant que les Noirs, les homosexuels,… sont regardés avec moins de dégout qu’il y a 30 ans, il faut bien une nouvelle cible…

Un phénomène très dangereux est celui qui veut que les femmes hispaniques et les noires soient « sensibilisées » au problème de l’obésité… Or, les études montrent que ces femmes sont bien moins complexées par leur poids et moins sujettes aux troubles du comportement alimentaires, que les blanches. Donc, pour des soit disant motifs « sanitaires », il faudrait rendre ces femmes aussi obsédées par le poids que les femmes blanches, car elles sont des marchés potentiels pour des médicaments ou des produits inutiles ?

L’Amérique est le pays du désordre alimentaire (se manifestant aussi par des augmentations galopantes de cas de TCA)… D’ailleurs, ce n’est guère étonnant dans un pays de démesure comme celui-ci, où l’on consomme trop, où les centres commerciaux sont trop grands, ou les ambitions politiques sont trop grandes,…

Dans cette société, mettre l’accent sur le surpoids ne serait il pas un moyen de masquer des problèmes plus profonds ?


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