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Et le goûter dans tout ça ?

37 ans Angers 1706
Hello,

Y'a un truc dont je n'arrive pas à me défaire c'est le goûter.. Quand je rentre du boulot, systématiquement, je mange. Que j'ai faim ou pas. Et quand j'ai faim,  
je mange souvent au delà de ma faim. Il m'arrive souvent de n'avoir pas absolument pas faim le soir (un peu gênant quand le diner est le seul repas commun avec le conjoint !)

Je pense qu'avec ce goûter, j'évacue ma journée. Faut savoir que je n'aime pas/plus mon boulot/entreprise. Ça ne se passe pas mal, je ne subis pas de pression, juste ce type de boulot (faire du vent) pour une entreprise qui ne cherche qu'à se faire du pognon sur le dos des employés ne me correspond pas et je supporte de moins en moins de bosser comme ça.

Bref, comme gérer ça ? Si je ne goûte pas, je suis très frustrée, je ne pense qu'à ça ! Si je goûte, je suis frustrée parce que je n'arrive pas à goûter normalement, à apprécier mon goûter. Si je tente de me limiter, je suis frustrée ! Le début de mon goûter est satisfaisant et puis après c'est vraiment du remplissage même si cet aspect est moins conséquent qu'avant.

J'ai essayé de prendre un petit goûter au boulot, pas longtemps avant de partir mais le résultat est le même : arrivée à la maison, il faut que je mange ! Quand je finis à 19h, c'est plus facile à gérer vu qu'en gros, je mange 1h après être rentrée, le temps de préparer le diner, paf, on passe à table.

Bref, si vous avez des conseils, des pistes, je suis preneuse !!
31 ans 1530
Deux choses me viennent:
- faire des pauses dans ta journée pour t'extraire de ton environnement/ton ressenti tout en te recentrant. La pleine conscience s'y prête vraiment bien et l'appli petit bambou est sympa comme support. Ça peut aussi etre simplement t'allonger 10 min avec de la musique, aller sur le toit/le balcon et t'étirer, aller faire une course à pied. Ça paraît très éloigné comme ça mais ça peut beaucouo modifier ce besoin de transitionner en mangeant de façon compulsive.
- le réconfort alimentaire et la satisfaction. Il ne s'agit surtout pas d'éviter de manger mais de chercher la satisfaction. Zermati insiste sur le caractère ordinaire et efficace d'une envie de manger émotionnelle. C'est lutter contre elle qui la transforme dans l'immédiat ou dans l'après coup en compulsions.
Un très bon moyen sera de déguster. Que dirais-tu de cet aliment à un étranger qui n'en a absolument jamais goûté ni vu? Et de tes sensations en le mangeant? Etc.

Tu peux aussi faire ça comme une expérimentation empirique et ludique en cherchant quelle est la quantité/qualité de goûter qui ne t'empêche pas de retrouver la faim au dîner.
Si l'on se prépare de bons dîners cela peut aider à vouloir préserver la faim mais le travail de fond de se satisfaire en mangeant sans faim (donc de façon non automatique) reste à faire.

Réponse très "imprégnée" RA ! ;)
37 ans Angers 1706
Les pauses pendant la journée telles que tu les décris ne sont pas vraiment possible, à part dans les toilettes, je ne peux pas vraiment m'isoler, je bosse en entreprise, grosse entreprise où on est chronométré blabla.. Si j'avais le temps d'aller faire de la course à pieds, je partirai et je ne reviendrais plus !!

Je ne veux pas lutter contre cette envie, je veux faire en sorte qu'elle ne "déborde" plus, je veux goûter comme je déjeune, simplement, parce que j'ai faim, parce que ça me fait plaisir. Quand je rentre et que je goûte, c'est comme si c'était dans l'urgence en quelque sorte.. Quant à la quantité.. Je le sais.. C'est juste que je dépasse.. Je dépasse parce que même si mon estomac dit "c'est bon, pas plus", ma tête dit "encore, encore !" Et c'est ma tête qui prend le dessus à ce moment précis de la journée.

Je n'arrive pas, pour le moment, à être en mode RA au moment où je rentre du boulot..

Je vais tester ton application ^^.
31 ans 1530
C'est pour cela que le deuxième point est essentiel. Il ne s'agit pas de chercher la satiété (d'autant que sans faim ben pas de satiété) mais la satisfaction, le moment où l'envie de manger est satisfaite.
Souvent le conseil est de ralentir car sans attention et d'autant plus si on tend vers la compulsion (ne pas arriver à arrêter de manger) on perd cette capacité à sentir satisfaction ou réconfort alimentaire. D'où l'idée de déguster et de faire des temps de quelques minutes de pleine conscience pour vivre la collation autrement que dans l'emballement. Sur petitbambou il y a un petit support qui s'appelle "crise de calme" ou tu peux simplement prendre quelques minutes pour te recentrer avant de manger (et pas dans l'intention de ne pas manger surtout mais dans celle de le faire en étant plus disponible à ce merveilleux petit moment ;) ) et au moment que tu décris par ex où ton corps et ta tête ne disent pas la même chose.

Dans la journée cela peut être 3 minutes avant d'entrer dans les locaux, 3 minutes avant le déjeûner, 3 minutes avant de partir. Avec un tel environnement pro et ressenti je trouve ça normal d'être dans ce vécu de rythme déferlant et de besoin de réconfort. La RA propose la pleine conscience comme travail sur la tolérance émotionnelle où à long terme on se laisse moins embarqué par nos vécus mais ça se pratique surtout d'abord dans des moments où on n'est pas dans ces vécus débordants ou aigus.

Je te partage ce que j'ai découvert avec l'approche de zermati et apfeldorfer mais après chacun trouve ce qui lui convient.
31 ans 1530
As tu eu une meilleure semaine de goûters? ;)
37 ans Angers 1706
Eh bien non ! Mais c'est gentil de demander ^^.

J'imagine que je ne suis pas encore prête à progresser sur ce point là.

Quant à l'application, elle est installée.. Reste plus qu'à se motiver pour prendre un moment et s'y mettre sérieusement !
37 ans Angers 1706
Force est de constater qu'un an après, j'en suis toujours exactement au même stade. C'est frustrant surtout en ce moment où mon poids me gêne et où j'aimerai bien perdre un peu.

Toujours le même besoin d'évacuer ma journée. Toujours besoin de le faire en mangeant. J'essaye de marcher un peu avant de rentrer, histoire de me dégourdir les pattes, de me vider un peu la tête mais bon, ça ne change pas grand chose !

J'imagine que ce n'est pas quelque chose dont je peux me sortir seule.. D'un autre côté, je n'ai ni l'envie ni la motivation de voir quelqu'un à ce sujet (pour le moment !)

Je crois que la motivation, ou plutôt la démotivation, joue beaucoup dans tout ça.
42 ans Barcelona (Espagne) 24101
Le fait que lorsque tu rentres chez toi tu te mettes à manger peut venir de plusieurs choses.
Stress de la journée, stress de rentrée chez soi, ennuie, pas assez manger de ce dont ton corps à besoin le reste de la journée, etc

Il y plein de choses que tu peux faire pour changer les choses.
Les trucs sympa comme aller boire un café avec une copine quitte à grignoter un truc aussi à ce moment, te mettre en place un rituel cool pour quand tu rentres comme un bon bain avec des bombes effervescentes, un jeu sur console pour te défouler, un bon livre ou une série que tu adores, des activités extérieures ludiques ...
Les trucs plus sérieux comme avoir chez toi des choses comme des petits fruits, des céréales, des noix , du chocolat noir ou encore un gâteau maison pour pas te jeter sur l'industriel.
Enfin il y a aussi le fait de trouver la vraie raison qui fait tu as des fringales comme ça et que tu te fais du mal à toi même.

Qu'est-ce qu'il se passe dans ta journée pour que tu aies besoin de l'évacuer comme cela ?
37 ans Angers 1706
Il ne se passe absolument rien d'intéressant ni de stimulant, tout simplement ^^. Je n'ai qu'une envie c'est de quitter mon boulot et de faire quelque chose d'utile, de travailler pour moi ! Mais 1/ je ne sais pas quoi faire, 2/ j'ai peur ! J'ai longtemps galéré niveau boulot, longtemps été en manque de stabilité et de confort dans ma vie. Mon travail = stabilité, confort matériel et psychologique (quand même, ne pas avoir peur de ne pas pouvoir finir le mois, c'est important !). + ce travail me permet aussi d'être en mesure de soutenir mon frère financièrement (il se démerde dans la vie malgré ses galères mais bon) Mais mon travail = Ennuyeux, répétitif, inutile. Il y a aussi une part de culpabilité : J'ai du boulot, certains n'en ont pas. Je bosse à l'intérieur toute l'année, au chaud en hiver, au frais en été, certains ont des boulots très usants physiquement. J'habite à 5min, certains se payent 3h de trajet chaque jour. Bref, je ne suis pas à plaindre !!

Rentrer chez moi n'est pas un stress, au contraire. Dès que je pars de chez moi, je n'aspire qu'à une chose : Y retourner !!

Je ne consomme pas d'industriel, en fait, je mange ce qui me fait envie sur le moment tout simplement donc ça peut être des fruits, des noix ou du fromage, peu importe.

Je ne crois pas que détourner mon attention (sortir, prendre un bain) soit vraiment une solution dans l'absolu. Ça ne ferait que détourner mon attention sans résoudre le problème. Et puis quand je rentre du boulot, je n'ai pas vraiment de motivation pour faire quoi que ce soit (ressortir ou ce genre de chose) J'aspire plutôt à me poser tranquillement et à glander !

Globalement, je crois que je m'ennuie un peu dans ma vie. Mais je n'ai pas l'énergie pour changer ça. Ce qui entraine l'inaction, la passivité. D'un autre côté, dès qu'une activité devient régulière et "obligatoire" (genre quand tu t'inscris dans un club à l'année avec des séances tel jour à telle heure), je laisse rapidement tomber même si l'activité me plait. Je n'aime pas la contrainte et la pression que ça représente (et aussi la culpabilité de ne pas y aller parce que parfois, j'ai la flemme). Je crois que j'ai un rythme "sociabilisation" qui est très différent de celui de la plupart des gens. Je suis très solitaire, casanière. Voir des gens me fatigue et ne m'intéresse pas vraiment ^^'.
42 ans Barcelona (Espagne) 24101
as-tu pensé à voir si tu pouvais faire une formation dans le cadre de ton travail ?
37 ans Angers 1706
C'est en cours de réflexion. La grande question étant, formation dans quoi ? Comme d'hab' ^^.
42 ans Barcelona (Espagne) 24101
-Celia- a écrit:
C'est en cours de réflexion. La grande question étant, formation dans quoi ? Comme d'hab' ^^.


De base je dirais un truc qui te donne plus de responsabilité ou de contact pour que tu t'ennuies moins ou un truc qui te seras utile pour changer de job, comme je ne sais à quelle formation tu as accès pas facile de répondre
31 ans 1530
-Celia- a écrit:
Je crois que la motivation, ou plutôt la démotivation, joue beaucoup dans tout ça.

Pourrais tu être plus précise, de quelle motivation veux tu parler ?

-Celia- a écrit:
Je ne crois pas que détourner mon attention (sortir, prendre un bain) soit vraiment une solution dans l'absolu. Ça ne ferait que détourner mon attention sans résoudre le problème.

J'en ai déjà parlé lorsque tu avais initié ce sujet de discussion. Je suis assez sensible à la nuance qu'a apporté zermati récemment à son travail, je pense qu'il a vraiment mis le doigt sur un des éléments de restriction qui restait très présent malgré tout (chercher à se détourner de l'envie de manger émotionnelle et à la comprendre plutôt que d'apprendre à en profiter pleinement). Si cela t'intéresse je pourrais t'envoyer par mail quelque chose qui explique ça plus en détail, fais moi signe par mp si besoin.

Tu parles d'évacuer une certaine tension, peut être la frustration d'une journée passée sans y avoir porté d'intérêt, mais tu parles aussi de ton soulagement à rentrer chez toi, de ton plaisir à y être. Du coup je me dis que c'est peut être aussi une fête ce goûter et peut être n'est ce pas juste une recherche de réconfort mais une façon d'amplifier ton plaisir (sûrement que c'est plusieurs choses et que ça varie, peu importe au final). C'était un moment très apprécié quand tu étais enfant par exemple ?

Si tu te laisses ce goûter tranquillement, est ce que tu crois que les repas suivants se réguleraient progressivement ?
Est ce que quelque chose a changé pour que ton poids te gêne davantage en ce moment ? Tu te sens moins bien dans ton corps ?
37 ans Angers 1706
Coucou Papille ^^

Motivation.. Motivation pour changer de boulot, motivation à sortir voir des amis, motivation à faire des trucs (j'ai des projets couture et arts créatifs en attente parce que "ce n'est pas le moment"), parfois c'est juste la motivation de faire à manger ! Peut-être que motivation n'est pas le bon terme. Je n'ai pas l'énergie pour faire tout ça. J'en ai parfois mais pas tout le temps.

Je veux bien que tu m'envoies "quelque chose", je t'envoie un petit mp tout à l'heure ^^. En ce moment, je lis cet article https://moncorpsadore....-emotionnelle-premiere-partie/ (il y a une suite) qui est très intéressant sur le fait de manger ses émotions (et notamment de ne pas chercher à les éviter !)

Quand je rentre chez moi.. Oui, c'est bien du soulagement. D'être dans un environnement familier, sans sollicitation (mon conjoint rentre 2 bonnes heures après moi), en "sécurité" en quelque sorte (non pas que je ne me sente pas en sécurité dehors !), sans contraintes. Un endroit où je n'ai pas à "jouer" l'intérêt pour ce qui m'entoure. Un endroit où je suis moi. Je ne me souviens pas trop des goûters dans mon enfance, je sais qu'ils ont toujours été là et déjà pris comme maintenant : Seule ! Ma mère travaillait, quand je rentrais chez moi, il n'y avait personne. Bon, je ne me souviens pas de comment je mangeais à cette époque. Ni de si déjà, je me sentais soulagée de rentrer. C'est très présent chez mon père aussi qui, du haut de ses 63 ans, prend toujours un goûter ! Quand on est chez lui, c'est plutôt convivial vu qu'on goûte tous ensemble. Sans forcément manger d'ailleurs parce qu'on n'a pas forcément faim.

Quand tu dis "me laisser ce goûter tranquillement", je suppose que tu parles d'en faire un repas à part entière, anticipé, préparé, posé à table par exemple. Un vrai repas quoi. Aussi nécessaire que le déjeuner ou le diner. C'est vrai que ça aiderait certainement. Clairement, il faudrait au moins que je me pose et me concentre su ce que je mange. Actuellement, je le prends devant mon pc et j'engloutis sans faire attention à ce que j'ai dans la bouche même si les aliments sont choisis et répondent souvent à des envies précises. En tout cas, pour le moment, ce n'est pas quelque chose que j'accueille vraiment positivement. C'est une piste à étudier, je vais essayer de mettre ça en place dès cet après-midi !

Niveau corporel.. Pff, j'ai l'impression d'avoir pris un peu de poids, je me sens un peu plus à l'étroit dans mes vêtements. Et puis surtout, j'ai les genoux et les hanches qui souffrent (douleurs, raideurs) et ça, ça me fait peur !!! Mon corps est abimé :( Mon corps est abimé et c'est de ma faute. Et j'aimerai changer ça.

@Anne, changer de job, c'est pareil que faire une formation :p Changer pour faire quoi à la place ? Je ne sais pas. Pour le moment, si je quitte ma boite, ça sera pour me mettre à mon compte ou pour travailler "utile" (une association peut être ?) Quand je dis "utile", j'entends utile à la société, aux gens. Quelque chose de constructif ! Bref, faire quelque chose qui colle à mes convictions. Mais pour le moment, je suis trop attachée à cette stabilité. Et surtout, je ne veux pas compromettre nos projets d'achat immo. Mais j'y travaille quand même, j'étudie des pistes de reconversion, je vois ce qu'il serait possible de faire. Ce qui est dur, c'est de ne pas se laisser rendormir par la routine quotidienne !

Encore une fois, merci à vous deux de prendre le temps de me lire et de me répondre. De me pousser à me poser des questions. De ne pas forcément me pousser à me détourner de ce fameux goûter.

VLR est vraiment une perle de forum, certainement unique en son genre. Où j'apprécie de trouver des personnes bienveillantes et à l'écoute !!
31 ans 1530
-Celia- a écrit:
Motivation.. Motivation pour changer de boulot, motivation à sortir voir des amis, motivation à faire des trucs (j'ai des projets couture et arts créatifs en attente parce que "ce n'est pas le moment"), parfois c'est juste la motivation de faire à manger ! Peut-être que motivation n'est pas le bon terme. Je n'ai pas l'énergie pour faire tout ça. J'en ai parfois mais pas tout le temps.


Personnellement je suis aussi HS en rentrant le soir, et pourtant j'ai beaucoup d'intérêt et de plaisir durant ma journée, mais aussi de la tension, de la fatigue, parfois des préoccupations, et j'ai clairement besoin d'être comme toi dans un moment "off", loin de toute sollicitation relationnelle ou fonctionnelle. C'est vraiment un moment où mon énergie n'est pas vraiment mobilisable si je suis chez moi. J'ai essayé de me motiver, de me cadrer, d'ajuster des choses, ben au final je m'y retrouve mieux aujourd'hui en me laissant tranquille à ce moment là. Ce que j'ai tenté c'est de changer mon rythme, car j'étais un peu frustrée de ce temps vécu parfois comme "perdu" pour des heures passées à des choses peu importantes et gratifiantes et j'ai essayé de me lever plus tôt. Là j'ai beaucoup plus d'énergie et de disponibilité pour faire les choses du quotidien et celles qui m'intéressent. C'est quelque chose à expérimenter dans le temps, en y allant à son rythme, mais pour l'instant je trouve ça plutôt satisfaisant de mon côté. En tout cas je vis mieux les choses en arrêtant de me faire une liste de choses à faire en rentrant que je n'arrive jamais à tenir et j'accepte mieux mon besoin de "off" car j'ai l'impression que c'est du bon et pas l'échec d'autre chose. Parfois je suis disponible mentalement mais juste pas physiquement, du coup j'opte pour des contenus audio en m'installant confortablement. Podcasts, conférences, audiobooks... et c'est pas grave si je ne suis pas tout. Mais clairement c'est pas un moment propice pour "faire" les choses chez moi.

Le lien que tu proposes faisais partie des "contenus à lire plus tard" sur mes marques page :)
C'est un site qui a l'air intéressant, je n'ai pas encore pris le temps d'explorer mais ça a l'air chouette.

-Celia- a écrit:
Quand tu dis "me laisser ce goûter tranquillement", je suppose que tu parles d'en faire un repas à part entière, anticipé, préparé, posé à table par exemple. Un vrai repas quoi. Aussi nécessaire que le déjeuner ou le diner. C'est vrai que ça aiderait certainement. Clairement, il faudrait au moins que je me pose et me concentre su ce que je mange. Actuellement, je le prends devant mon pc et j'engloutis sans faire attention à ce que j'ai dans la bouche même si les aliments sont choisis et répondent souvent à des envies précises. En tout cas, pour le moment, ce n'est pas quelque chose que j'accueille vraiment positivement. C'est une piste à étudier, je vais essayer de mettre ça en place dès cet après-midi !


Bien sûr l'idéal serait un petit rituel gourmand à toi, où non seulement tu choisis ce qui te fait le plus envie mais où tu en profites pleinement. Ca, tant que tu n'es pas complètement ok avec le fait d'en avoir besoin, ce sera probablement difficile car être pleinement là c'est être pleinement traversée de ton vécu de la situation... et rien de tel que la lutte et la culpabilité pour en faire une compulsion. Comme rituel gourmand on a vu mieux ;-) . Le plus important je trouve, et c'est pas si évident, c'est d'expérimenter, encore et toujours, le plus souvent possible, d'essayer, de "tendre vers", plutôt que de demander de manger directement en pleine conscience tout heureux que l'on puisse être. Sur linecoaching ils donnent des exos pour travailler sur la pleine conscience pendant le repas, mais l'idée c'est surtout d'arriver ensuite à pouvoir avoir une attention partagée vu qu'on ne mangera pas en pleine conscience au quotidien, qu'on soit entouré ou seul. Il y a par exemple la possibilité de faire comme tu le fais, manger ton goûter devant l'ordi, en essayant d'être attentive à tes sensations en bouche sur les trois premières bouchées seulement par exemple, ; ou d'alterner entre un focus sur l'ordi, un focus sur le goûter, et petit à petit de retrouver une possibilité de quitter le tout ou rien et pouvoir faire des aller retour; ou au bout de 3 min d'alimentation automatique tu en reviennes à tes sensations en te posant 1 ou 2 questions pas plus; on peut imaginer plein de façon de "tendre vers" comme ça.

-Celia- a écrit:
Niveau corporel.. Pff, j'ai l'impression d'avoir pris un peu de poids, je me sens un peu plus à l'étroit dans mes vêtements. Et puis surtout, j'ai les genoux et les hanches qui souffrent (douleurs, raideurs) et ça, ça me fait peur !!! Mon corps est abimé :( Mon corps est abimé et c'est de ma faute. Et j'aimerai changer ça.

Le corps abîmé, qu'est ce que ça me touche aussi. Les douleurs amplifient énormément ce sentiment par les limitations qu'on ressent et le vécu de culpabilité/punition. Le poids a un effet (côté quantitatif), l'alimentation aussi (là je pense au côté qualitatif), mais deux autres facteurs sont aussi très importants: la musculature et l'entraînement fonctionnel. Si tu as envie de voir ce que tu peux modifier dans un registre autre qu'alimentaire, tu peux peut être en parler dans la rubrique sport et entraide. C'est pluriel donc l'approche pour améliorer les choses peut tout à fait l'être aussi. Ce que j'ai expérimenté c'est que c'est beaucoup plus facile d'apaiser le rapport alimentaire si on ne souffre pas physiquement et si l'on vit des choses cool dans son corps et sa mobilité. Le bémol que j'ai rencontré c'est que ce vécu de corps abîmé peut empêcher ça tant qu'on est dans une certaine lutte/colère/injustice. Je me souviens que tant que j'étais convaincue que je n'aurai pas dû être ainsi/j'aurai du éviter ça/j'aurai pu être autrement, tant que je trouvais profondément injuste d'avoir ce corps abîmé de façon irrémédiable, d'être dans une souffrance par rapport à ça importante, je ne pouvais pas réapprendre à faire avec mon corps là où il en avait besoin, j'étais trop avec le corps que je voulais changer, celui d'après X choses, qu'avec le mien. Quand j'ai pu faire plus avec le mien, l'acceptation chez moi s'est traduite par une immense tristesse. J'en avais parlé à l'époque sur le forum assez longuement. Bref, assez loin des idées associées à l'acceptation (genre je m'assume avec joie et je m'expose avec enthousiasme). Après par contre, ça s'est modifié, la tristesse a laissé place à d'autres choses beaucoup plus douces voire réjouissantes. La tristesse reste, ce n'est plus la souffrance, juste la tristesse, mais après il y avait aussi d'autres choses et pas seulement ça. C'est vraiment tout un processus. Enfin là je m'éloigne un peu de ton sujet désolée, mais cette petite partie de ton message me fait sensiblement écho.
B I U