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Faire le deuil de devenir maman.

M
42 ans Ici et là... 1837
Je veux des enfants depuis très longtemps, mais la vie m'a jouée un sale coup : diabète, obésité, SOPK, dépression, refus de PMA sans perte de poids, séparation, temps qui  
passe...

J'ai revu ma gygy à l'hopital il y a 2 mois pour une PMA avec mon chéri, elle m'a prescrit spermogramme (qu'il a fait et apparemment tout va bien) et exam pour moi. Mais elle me fait remarquer mon âge (40 ans) et me fait comprendre que c'est "ma dernière chance".

Dimanche dernier on passe l'après-midi avec une copine jeune maman de passage en région parisienne (elle a déménagé à Londres). Sur place il y a sa soeur et ses 2 fils (4 et 2 ans), son autre soeur enceinte, une amie avec 3 enfants (11, 7 et 4 ans) et sa petite de 16 mois. Moi je suis gaga.

Dans la voiture au retour, gros bouchon sur l'autoroute, chéri s'ennuie, c'est moi qui conduit alors il m'annonce qu'il ne veut pas d'enfant. Qu'il a réfléchit et que l'après midi qu'il vient de passer avec tous ces mômes l'a convaincu qu'il n'en veut pas.

Il me propose de se séparer pour que je puisse trouver un homme souhaitant un enfant. Bon alors oui si on pouvait trouver un géniteur en claquant des doigts et si je pouvais tomber enceinte "naturellement", et en mettant de coté le fait qu'on s'aime, ça serait possible. Sauf que à mon âge je vais pas forcément trouver un homme qui veut des enfants dans les 5 mn. Et qu'après il faudra tomber enceinte donc PMA donc nécessité d'un accord du corps médical + augmentation des risques liés à une grossesse pour moi + augmentation des risques pour le bébé...

Bref, c'est avec lui ou avec personne... Mais pour lui je ne suis pas ménopausée donc j'ai le temps. Les hommes et les problèmes féminins...

Dans la voiture je me retiens mais dès qu'on arrive je m'écroule, alors il envoie un mail à ma mère et à ma soeur pour qu'elles m'appellent. Ma mère me fait remarquer que c'est risqué pour moi voire dangereux, que c'est peut être mieux que je n'en ai pas.

Elle n'a pas tort. Je sais. Et au final, peut être que si on avait essayé, on n'aurait pas réussi, que les médecins auraient mis leur veto... Mais là...

Comment on fait pour faire le deuil ? Pour accepter ? Pour ne pas avoir l'impression que notre vie est gachée, inutile ?
87 ans 9548
Mathilde76 a écrit:
Je veux des enfants depuis très longtemps, mais la vie m'a jouée un sale coup : diabète, obésité, SOPK, dépression, refus de PMA sans perte de poids, séparation, temps qui passe...

J'ai revu ma gygy à l'hopital il y a 2 mois pour une PMA avec mon chéri, elle m'a prescrit spermogramme (qu'il a fait et apparemment tout va bien) et exam pour moi. Mais elle me fait remarquer mon âge (40 ans) et me fait comprendre que c'est "ma dernière chance".

Dimanche dernier on passe l'après-midi avec une copine jeune maman de passage en région parisienne (elle a déménagé à Londres). Sur place il y a sa soeur et ses 2 fils (4 et 2 ans), son autre soeur enceinte, une amie avec 3 enfants (11, 7 et 4 ans) et sa petite de 16 mois. Moi je suis gaga.

Dans la voiture au retour, gros bouchon sur l'autoroute, chéri s'ennuie, c'est moi qui conduit alors il m'annonce qu'il ne veut pas d'enfant. Qu'il a réfléchit et que l'après midi qu'il vient de passer avec tous ces mômes l'a convaincu qu'il n'en veut pas.

Il me propose de se séparer pour que je puisse trouver un homme souhaitant un enfant. Bon alors oui si on pouvait trouver un géniteur en claquant des doigts et si je pouvais tomber enceinte "naturellement", et en mettant de coté le fait qu'on s'aime, ça serait possible. Sauf que à mon âge je vais pas forcément trouver un homme qui veut des enfants dans les 5 mn. Et qu'après il faudra tomber enceinte donc PMA donc nécessité d'un accord du corps médical + augmentation des risques liés à une grossesse pour moi + augmentation des risques pour le bébé...

Bref, c'est avec lui ou avec personne... Mais pour lui je ne suis pas ménopausée donc j'ai le temps. Les hommes et les problèmes féminins...

Dans la voiture je me retiens mais dès qu'on arrive je m'écroule, alors il envoie un mail à ma mère et à ma soeur pour qu'elles m'appellent. Ma mère me fait remarquer que c'est risqué pour moi voire dangereux, que c'est peut être mieux que je n'en ai pas.

Elle n'a pas tort. Je sais. Et au final, peut être que si on avait essayé, on n'aurait pas réussi, que les médecins auraient mis leur veto... Mais là...

Comment on fait pour faire le deuil ? Pour accepter ? Pour ne pas avoir l'impression que notre vie est gachée, inutile ?


bonsoir Mathilde
ça te travaille plus que jamais on dirait… vous en aviez parlé en début de relation ? il me semble que monsieur est un peu plus âgé, non ?
ton impression de vie gâchée, inutile, tu ne crois pas que c'est la pression sociale ?
perso si j'avais dû prendre des risques pour ma santé ou avoir recours à la PMA je pense que j'aurai jeté l'éponge, et sinon si mon conjoint insistait l'adoption me semblait une alternative évidente (ma soeur est adoptée) mais je ne pense pas que j'aurais considéré que ma vie était gâchée ou inutile… d'ailleurs jusqu'à la semaine avant de tenter le coup je voulais pas en entendre parler ! pourquoi j'ai changé d'avis, cela restera un énorme mystère.

en revanche en étant séparée avec trois ados trèèèès pénibles, j'ai vraiment l'impression que ma vie est gâchée (pour le moment en tout cas, mais le moment dure déjà depuis bientôt dix ans) et qu'il est quasi impossible de la refaire...
87 ans 9548
Mathilde76 a écrit:
Je veux des enfants depuis très longtemps, mais la vie m'a jouée un sale coup : diabète, obésité, SOPK, dépression, refus de PMA sans perte de poids, séparation, temps qui passe...

J'ai revu ma gygy à l'hopital il y a 2 mois pour une PMA avec mon chéri, elle m'a prescrit spermogramme (qu'il a fait et apparemment tout va bien) et exam pour moi. Mais elle me fait remarquer mon âge (40 ans) et me fait comprendre que c'est "ma dernière chance".

Dimanche dernier on passe l'après-midi avec une copine jeune maman de passage en région parisienne (elle a déménagé à Londres). Sur place il y a sa soeur et ses 2 fils (4 et 2 ans), son autre soeur enceinte, une amie avec 3 enfants (11, 7 et 4 ans) et sa petite de 16 mois. Moi je suis gaga.

Dans la voiture au retour, gros bouchon sur l'autoroute, chéri s'ennuie, c'est moi qui conduit alors il m'annonce qu'il ne veut pas d'enfant. Qu'il a réfléchit et que l'après midi qu'il vient de passer avec tous ces mômes l'a convaincu qu'il n'en veut pas.

Il me propose de se séparer pour que je puisse trouver un homme souhaitant un enfant. Bon alors oui si on pouvait trouver un géniteur en claquant des doigts et si je pouvais tomber enceinte "naturellement", et en mettant de coté le fait qu'on s'aime, ça serait possible. Sauf que à mon âge je vais pas forcément trouver un homme qui veut des enfants dans les 5 mn. Et qu'après il faudra tomber enceinte donc PMA donc nécessité d'un accord du corps médical + augmentation des risques liés à une grossesse pour moi + augmentation des risques pour le bébé...

Bref, c'est avec lui ou avec personne... Mais pour lui je ne suis pas ménopausée donc j'ai le temps. Les hommes et les problèmes féminins...

Dans la voiture je me retiens mais dès qu'on arrive je m'écroule, alors il envoie un mail à ma mère et à ma soeur pour qu'elles m'appellent. Ma mère me fait remarquer que c'est risqué pour moi voire dangereux, que c'est peut être mieux que je n'en ai pas.

Elle n'a pas tort. Je sais. Et au final, peut être que si on avait essayé, on n'aurait pas réussi, que les médecins auraient mis leur veto... Mais là...

Comment on fait pour faire le deuil ? Pour accepter ? Pour ne pas avoir l'impression que notre vie est gachée, inutile ?


bonsoir Mathilde
ça te travaille plus que jamais on dirait… vous en aviez parlé en début de relation ? il me semble que monsieur est un peu plus âgé, non ?
ton impression de vie gâchée, inutile, tu ne crois pas que c'est la pression sociale ?
perso si j'avais dû prendre des risques pour ma santé ou avoir recours à la PMA je pense que j'aurai jeté l'éponge, et sinon si mon conjoint insistait l'adoption me semblait une alternative évidente (ma soeur est adoptée) mais je ne pense pas que j'aurais considéré que ma vie était gâchée ou inutile… d'ailleurs jusqu'à la semaine avant de tenter le coup je voulais pas en entendre parler ! pourquoi j'ai changé d'avis, cela restera un énorme mystère.

en revanche en étant séparée avec trois ados trèèèès pénibles, j'ai vraiment l'impression que ma vie est gâchée (pour le moment en tout cas, mais le moment dure déjà depuis bientôt dix ans) et qu'il est quasi impossible de la refaire...
M
42 ans Ici et là... 1837
Oui il a 45 ans et oui on en a parlé depuis longtemps, vu qu'avant de se mettre ensemble on a été amis pendant près d'un an. Il n'a jamais été très sûr sur son désir mais il n'avait jamais dit non. Là il a dit non.

Je pressentais que j'aurais du mal et que c'était très hypothétique, très compliqué... Mais maintenant c'est non !!

Franchement pression sociale elle a bon dos, c'est aussi son avis, en fait je veux pas vraiment un enfant, c'est juste que la pression sociale m'a mis dans la tête que j'en voulais un... mouais... Ben non je veux être maman pour plein de raisons, toutes plus idiotes les unes que les autres mais y'a pas de raisons à donner.

L'adoption c'est trop tard aussi et il ne veut pas d'enfant et seule on n'adopte pas.
87 ans 9548
mais même s'il était d'accord, tu ne te poses pas de questions sur les risques ? une première grossesse à 40 ans, en étant diabétique et avec un potentiel passage par la PMA, c'est prendre beaucoup de risques pour toi et ta santé… ça ne te dérange pas ?

oui il me semblait qu'il avait mon âge, et bien autant j'ai été d'une patience d'ange avec mes lutins quand ils étaient bébés (sachant qu'il y a 24 puis 28 mois d'écart entre chaque, et que numéro deux a fait sa première nuit a… quatre ans !) et ben autant je suis convaincue que si je devais remettre ça maintenant je finirais en HP vite fait bien fait… bon le modèle qui se réveille toutes les deux/trois heures pendant quatre ans, c'est rare, mais quand ça te tombe dessus, arghhh !
82 ans 4491
Personnellement j ai toujours voulou avoir des enfants , depuis que je suis petite j ai toujours aime les enfants, j ai d ailleurs continue a en garder quand les miens etaient plus grands. J ai eu la chance d avoir des chouettes enfants donc je n ai jamais eu a me poser de questionnements ou de regrets.

Je comprends donc bien que cela doit etre bien difficile a faire ce deuil, comme tous les deuils, c est douloureux, tu auras plein d etapes a franchir qur tu ne pourras pas zapper pour aller plus vite, mais viendra le moment ou tu feras avec.

Selon tes dires dans d autres posts, on pouvait percevoir qu il n avait pas tres envie d avoir un enfant mais en meme temps il n avait peut etre pas encore la force de te le dire cash sans plus d espoir. Il a trouve la force de te le dire c est deja cela, a partir de cela tu vas pouvoir avancer et construire avec cela.

Peut etre tu peux envisager de te faire aider dans cette etape il n y a pas de honte a le faire un deuil c est douloureux.

Je te soubaite de trouver l apaisement et d avoir l energie pour pouvoir bien travailler et construire une belle vie avec ton conjoint.

Je pense que c est possible.

Plein de courage.
M
42 ans Ici et là... 1837
A-no > bien sûr que ça m'effrayait tout ces risques, mais avoir un enfant c'est toujours de l'inconnu, et j'aurai été très entourée médicalement parlant.

Saralou > oui j'ai toujours aimé les enfants et en général ils m'aiment bien aussi donc j'ai fait beaucoup de baby-sitting, à commencer par mon frère avec qui j'ai 14 ans d'écart.
Je suis déjà suivi pour dépression donc j'aurai un suivi pour ce deuil aussi.
Pour l'instant je me sens perdue et surtout très seule car tous les gens que je côtoie ont des enfants et ne comprennent donc pas ce que je peux ressentir.
37 ans Dans un arbre à Tecolotlan 933
C'est un questionnement que je retrouve malheureusement beaucoup dans mon entourage, entre les copines qui n'ont pas de mec à 40 ans, celle qui ne peut plus avoir d'enfant suite à une opération pour son endométriose et les (trop) nombreux couples infertiles qui avoisinent la quarantaine.

Alors, en passant, adopter en étant une femme seule, c'est possible, même si c'est long et difficile.
De plus, la PMA à l'étranger pour femme célibataire permet de zapper l'étape "recherche d'un amoureux/géniteur/papa", mais c'est aussi une démarche coûteuse et très difficile.

Toi seule peut savoir ce que tu as le plus à perdre, entre la vie à deux avec ton conjoint actuel que tu aimes, et la maternité.
Mais si tu renonces à avoir des enfants, adoptés ou biologiques, est-ce qu'à terme tu n'en voudras pas à ton mec ? Le désir d'enfant, parfois, c'est une vague qui casse tout.
82 ans 4491
Je comprends bien que cela n est pas facile.

La vie n est pas toujours juste.

La marraine de mon second fils n a au final pas eu d enfants, pas par choix reel mais par concours de circonstance.

Juste quand elle aurait pu en faire encore du point de vue de l age, son nouveau compagnon (pourtant plus jeune qu elle) lui a dit qu il n en voulait pas.

Au final, elle a plus de 50 ans maintenant et ils sont toujours ensemble et je crois pouvoir dire qu ils sont heureux.

Elle est une chouette marraine pour mon fils.

As tu autour de toi des enfants avec qui tu aurais un role a jouer , un lien a créer ?

Pour le moment c est trop tot pour accepter et moins souffrir, tu as toutes les etapes a passer.

Il existe des gens qui seront parents sans qu ils aient eu a se poser des questions et d autres pour qui cela sera un parcours du combattant et d autres qui ne pourront en avoir du point de vue des circonstances de la vie, comme il existe des gens qui seront malades, d autres qui auront une bonne sante, il n y a pas de justice et de merite dans la vie. C est aussi une des difficultés de la vie.

J espere que tu trouveras des gens avec qui echanger qui vivent la meme chose que toi et tu te sentiras peut etre mieux entendue ou comprise.
M
42 ans Ici et là... 1837
Tecolote > si j'étais en bonne santé, il n'y aurait pas trop de soucis à aller à l'étranger mais dans mon état, c'est trop compliqué. L'adoption trop long vu mon âge.
Il est possible que je lui en veuille à un moment, je l'ai prévenu. Mais je n'ai pas forcément envie d'élever seule un enfant ni de me lancer dans l'aventure PMA sans soutien.
En fait, je suis consciente que même s'il l'avait voulu, je ne serais peut être pas tombé enceinte, ce qui me blesse aujourd'hui c'est la façon dont il m'a annoncé ça.

Saralou > j'ai 3 nièces adorables, mon frère n'a que 26 ans donc encore le temps d'avoir des enfants. J'ai des amies qui ont des enfants et je suis marraine de l'un d'eux, mais malgré qu'il ait 16 mois, je n'ai jamais vu mon filleul qui vit en Province. Mais c'est pas pareil...
44 ans Sur un gros arbre perché 7658
Tu lui as tout de même précisé que tu voulais un seul gosse et pas 6 d'un coup comme ce qu'il a pu endurer ?

Un gars qui change d'avis en l'espace d'un après-midi au sujet de la paternité, cela laisse songeur tout de même...

Peut-être que la réponse se trouve plus du coté de votre relation que de son propre désir.
M
42 ans Ici et là... 1837
Il n'est pas idiot ;)

Il n'a pas changé d'avis en 1 après midi, il n'avait pas très envie mais a essayé de se convaincre et finalement passer du temps entouré d'enfants et de mamans qui parlaient des exploits de leur rejetons, ça a finit de le dégouter.

J'ai effectivement pensé au départ que c'était une façon de me quitter, mais il semble que non : nous venons de prendre une location ensemble et avons des projets.
37 ans Angers 1706
Je suis à la place de la personne qui ne veut pas d'enfants. La différence étant que je n'en ai jamais voulu et que j'ai toujours été très claire à ce sujet.

Si jamais mon conjoint se découvrait une envie d'enfants, il y a deux options, soit on se sépare pour qu'il puisse avancer dans cette direction, soit il fait une croix sur son envie. Dans les deux cas, c'est très compliqué pour tout le monde. Perso, j'aurai tendance à aller vers la séparation parce que je m'en voudrais vraiment de l'empêcher d'être père. Si il préférait rester avec moi, je crois que je ressentirai une espèce de pression, faudrait vraiment qu'on mette les choses à plat.

Pour le moment, c'est une espèce d'épée de Damoclès au dessus de nos têtes ! Chaque enfant dans notre entourage me fait flipper !

Bref, bon courage à vous deux, ce n'est pas une situation évidente. Tu dois faire ton deuil et lui doit, à mon avis, accepter de te priver de la maternité (ou au moins d'essayer).
34 ans \o/ dans mon ptit paradis ... \o/ houhou \o/ 120
Coucou :-)

Ahlala mathilde je suis désolée que tu te retrouves dans cette situation,
c'est tellement difficile à gérer émotionnellement je trouve :’(

J'en ai déjà parlé sur le forum mais je suis un peu dans le même cas que toi, en cours de deuil de parentalité
et pour être honnête je ne suis pas sure d'y parvenir un jour

Pour résumer, ensemble depuis 5 ans (dans 1 semaine)
Lui 41, moi bientôt 34 ans
Il sait depuis toujours que je veux des enfants
On a donc eu une discussion sur son désir de paternité avant d'aller plus loin dans la relation
Pour lui avoir des enfants lui semblait naturel même s'il n'y avait jamais songé sérieusement
puisqu'il n'avait jamais été en couple sérieux

On est restés en statu quo comme ça pendant 2 ans
puis au détour d'une nouvelle discussion sur le sujet il s'est dit près à parler sérieusement bébé
pour lui il fallait faire le test de la vie commune avant de se lancer,
j'ai trouvé ça logique donc sujet mis entre parenthèses pendant quelques temps

Sauf qu'il a mis 2 ans avant de faire les démarches nécessaires pour mettre son appart en location,
j'ai rongé mon frein
mais je comprenais qu'il pouvait être difficile pour lui de passer le cap de quitter son appart, de le laisser aux mains d’étrangers tout ça

Bref on a emménagé ensemble en juin dernier, et toujours pas de projet bébé au programme:/

La dernière fois que le sujet a été abordé, par lui moi j’arrête d'en parler ça me fait trop souffrir,
son excuse c’était qu'il était fatigué en ce moment et donc qu'il aurait moins de patience

Je pense qu' en réalité il n'en veut pas mais qu'il n'ose pas le dire clairement
parce qu'il sait que me le dire aurait des conséquences sur notre relation

Aujourd’hui ces non dits, cette situation où mon envie est de plus en plus pressente
(dans 1 mois j'ai 34 ans et c'est ma dead line après je renonce) me rongent littéralement
et je sombre doucement mais sûrement

Je suis mal placée pour donner des conseils mais j'ai quand même envie de partager quelques réflexions personnelles :

*ne renonce pas pour privilégier une relation de couple
on sait que le couple ne dure pas forcément, encore moins quand les projets de vie de chacun sont finalement antinomiques
*Ne renonce pas parce que ta mère t'aurait conseillé d’être prudente
(d'ailleurs curieuse quand même la démarche de ton compagnon de faire appel à ta maman, non ?)
*Renonce si finalement TU estimes que les risques pour toi et le futur bébé sont trop grands,
*parce que tu sens que tu as passé un cap niveau âge,
*pour toutes les raisons qui te semblent légitimes
mais n'oublie pas qu'un couple, certes qui fonctionne maintenant, n'a pas vocation à combler cette envie de maternité

Pense à toi, on a qu'une vie et c'est tellement triste de faire le bilan et d'avoir des regrets

2 remarques me concernant, peut être vont-elles te parler :
*je me demande quand même pourquoi je suis tombée amoureuse de cet homme là,
celui qui n'avait pas spécialement envie d’être père, ce n'est pas anodin, c'est à creuser dans mon cas
* pourquoi tout au long des 5ans j'ai privilégié ses envies et besoins au détriment des miens

Et LA question, comment continuer au quotidien quand on renonce à ce pourquoi on se sent fait ? :(

Beaucoup de questions sans réponses, pour le moment j’essaye avec beaucoup de difficultés de ne pas trop sombrer

Bref si tu veux en parler en mp n’hésite pas et de toutes manières courage :-)

Laetitia
44 ans Sur un gros arbre perché 7658
Je me demande comment je raisonnerais si j'étais une nana...

La quarantaine sonnant le glas de la fertilité, je me retrouverais avec une fenêtre particulièrement étroite pour assouvir ce besoin viscéral d'enfant, mais que faire si mon partenaire du moment ne l'entendait pas de cette oreille ?

Me dire que cela me passerait en risquant de me sentir bête le jour où la belle histoire serait arrivée à son terme en même temps que ma fertilité, surtout que les premières bouffées de chaleur risqueraient de souffler un vent glacial sur la relation ?

Mettre l'envie de gosse en avant avec une certaine dose de cynisme en lâchant le mec anti-gosse et traquer le géniteur motivé en la jouant cash quitte à envisager cela façon "co-parentalité" même si ce n'est pas l'Homme idéal à mes yeux, mais au moins un "papa" qui ferait l'affaire ?

Dilemme, sachant que l'Amour du bout d'choux ne suffirait pas forcément à combler les besoins affectifs d'une femme.

D'un autre coté, rien n'empêcherait de poursuivre quelque temps après la quête de l'amoureux, sachant qu'il n'y a pas des masses de mecs sans casserole à l'approche de la cinquantaine non plus...

Bien compliqué tout ça....
B I U


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