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la psychologie vous a-t-elle aidé ?

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Bonjour à toutes

Voilà, j'avais une question. Depuis toute petite j'ai des problèmes de poids, aujourd'hui j'ai 32 ans, et j'enchaîne régimes qui ne marchent pas, sport, motivation puis craquage etc.  
Je suis à bout, j'en ai marre, je voudrais vivre sereinement comme tout le monde; Du coup, j'envisage de suivre une psychothérapie, et je me demandais si parmi vous, il y en aurait qui avait tenté, et si, cela avait changé quelque chose, aidé à vous accepter ou même modifier votre rapport à la nourriture. Moi sans être boulimique ou trop manger, j'ai quand même ce réflexe quand ça ne va pas bien de me réfugier autour d'un plat, la nourriture c'est parfois comme un réconfort, psychologiquement uniquement bien sûr.

Alors si des filles voudraient me parler de leurs expériences, je suis toute oui, cela pourrait me motiver à régler mes problèmes psycho au lieu de chercher à le faire dans une image "idéale" de moi que je n'atteindrais jamais.

Je me posais aussi cette question car une amie psy m'a dit un jour que les personnes obèses qui se font poser un anneau ou by pass ne réglait le pb qu'en surface et pas en profondeur. Qu'en pensez-vous ?

Merci de vos réponses
C
47 ans 137
Ton amie a raison, c'est d'ailleurs pour ça que les médecins ne veulent pas poser d'anneau à une personne boulimique. Que se passerait-il en cas de crise avec un estomac très réduit ? Je te laisse imaginer...
Un psy peut aider je pense mais spécialisé dans les TCA. j'en ai vu deux pour d'autres problèmes mais j'ai évoqué les TCA. Et la c'était pas triste. le premier ne comprenait pas qu'on puisse avoir des TCA : t'as envie de chocolat ben t'as qu'à pas en acheter :roll: . Whaou si c'était si simple il n'y aurait pas toutes ces personnes en souffrance !
Le deuxième sa solution c'est de s'occuper, hum là aussi....
39 ans paris 1304
moi j'en ai vu une , non du GROS et je dois avoir eu du bol car les TCA elle savait ce que c'etait et ne m'a pas tenu de discours culpabilisant ou méprisant....
au contraire elle m'en a expliqué les mecanismes par rapport a ma relation avec mon pere....

je l'ai vu en decembre et je n'ai pas eu une seule crise d'hyperphagie depuis .... j'ai eu un moment difficile y a un mois tjs a cause de mon pere et j'ai sans doute mangé un peu plus mais sans tomber dans la crise ... et ca s'est passé en qq jours
j'ai meme entamé une sorte de RA avec une perte lente de qq kg...
pour ma part la psy m'a aidée oui :)
38 ans The Burrow 7
Comme Luna, je vois une psy qui ne travaille pas avec le GROS et on avance tout doucement sur le sujet.

Je suis allée la voir pour autre chose, mais on travaille essentiellement sur mon estime très basse de moi-même. Mon poids et ma relation à mon corps sont donc naturellement venus s'intégrer aux séances (c'est moi qui ai lancé le sujet). Ma psy est jeune, très jolie, sportive, corps parfait et je craignais qu'elle me parle régime et volonté mais non, elle a très bien compris mon hyperphagie, ce sentiment de vide qui m'amène à "me remplir". Elle m'a formellement déconseillé de me lancer dans le parcours chirurgical qui m'est proposé par toute "blouse blanche" de ma généraliste à ma dentiste depuis ces derniers mois, et sans nommer la RA explicitement, m'a conseillé de réfléchir principalement aux sensations/sentiments plutôt qu'à la quantité ingérée.

J'ai encore du mal à mettre en pratique (je la vois depuis mi-mars), et fréquemment après une séance, qui remue beaucoup d'émotions il m'arrive de faire une crise, mais je les comprends et les analyse beaucoup mieux ce qui me permet de les canaliser un peu...

Donc je pense que ça m'aide oui...

Bon courage dans ton chemin vers la sérénité ;)
36 ans Vélizy 122
j'espère... j'ai rendez vous bientôt
48 ans Lorraine 4326
Je ne souffre pas de TCA , je ne pense pas avoir une relation completement démente avec la bouffe. Ne ne souffre pas de mon physique
Je ne consulte pas pour ca à l'origine mais forcement j'en parle , j'ai decouvert que :
- je suis incapable de reflechir à la faim , avoir faim m'angoisse , j'ai peur de m'evanouir d' une hypoglycemie . Faim=fin ?
- maigrir ou grossir fait que je suis vivante, stagner non
- maigrir signifie etre dans la norme donc non indentifiable/remarquable

Bref je reflechis + au pourquoi maigrir n'est pas simple , on verra si ca entraine quelque chose ou pas ;-)
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Merci de vos réponses les filles.
Ca me pousse à consulter... Luna, du coup, est-ce que tu pourrais me dire en MP quel était ce/cette psy car je suis à Paris moi aussi ? Cela m'éviterait de tomber sur celles qu'à rencontré Constellation, j'avoue que c'est ma crainte. Déjà que je me juge négativement moi-même, alors si en plus, quelqu'un me juge en face, je risque de m'effondrer.

J'ai 40 kilos en trop et disons que je n'ai pas envie de passer par une opération, je veux régler ce problème par moi-même et sereinement.
Je pense que ma relation à mon père aussi joue vu que depuis que je suis petite, il n'arrêtait pas de me faire des remarques en disant que je suis potelée, ronde, etc.
Du coup, je ne vois que ça chez moi.
O
99 ans 10517
en thérapie depuis cinq ans je n'arrive pas à travailler sur ce problème là... est le moins important ? ou le plus important et donc le plus difficile à traiter ? je ne sais pas encore...
40 ans Dans un arbre à Tecolotlan 962
J'ai consulté et je consulte toujours une psy, à la base pour mes TCA, et puis petit à petit d'autres choses, mais toutes un peu liées.

Cela m'a fait beaucoup de bien mais je n'ai pas guéri définitivement car au fond, à mes yeux, ce n'est pas une maladie, mais le symptôme, le signe révélateur d'autre chose. En tout cas, je gère beaucoup mieux le rapport à la nourriture et à mon corps et mes crises de boulimie sont devenues ponctuelles; elles ne me font plus culpabiliser et me sentir plus bas que terre. J'ai arrêté aussi de me faire du mal physiquement (auto-mutilations, etc...)

J'ai découvert que j'avais autant peur de grossir que de maigrir, j'ai compris en partie d'où venaient ces TCA, en bref, j'y vois bien plus clair et c'est très positif 8)
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Merci Tecolote pour ton témoignage très encourageant.
J'espère que cela aura des effets positifs sur moi aussi, je vais me lancer...Car quand tu parles de culpabilisation, ça me parle énormément ! Moi aussi après avoir mangé, j'ai une image de moi horrible, je me hais, une fois j'ai même eu des idées suicidaires qui m'ont traversé l'esprit, juste l'espace de deux secondes, mais quand même ça m'a fait peur. Faut que je me fasse aider je pense. Ca me fera pas m'aimer ou me voiler la face, mais mieux accepter la réalité peut être ?

@ Grande Ourse, c'est marrant ce que tu dis car moi j'ai dejà été suivie par un psy pendant plus d'un an, j'ai parlé beaucoup de mes felures, mais jamais, jamais de mes problèmes de poids. Ma psy a senti qu'il y avait quelque chose, je me souviens un jour, elle m'a posé une question en voulant amener le sujet, mais j'ai botté en touche et je n'ai jamais réussi à parler de ce problème là.

Je sais que si je vois un psy ça va être dur pour moi de parler de cela, car ce mal être, je n'en parle à personne. Je crois que ce qui me bloque, c'est que j'ai HONTE, honte d'avoir des problèmes de poids, honte, c'est vraiment le mot. C'est irrationnel mais c'est comme ça. Je précise que je ne pense du mal que de moi, quand je vois une autre femme ronde, je ne la vois pas comme je me vois moi.
O
99 ans 10517
Pollyce a écrit:
Merci Tecolote pour ton témoignage très encourageant.
J'espère que cela aura des effets positifs sur moi aussi, je vais me lancer...Car quand tu parles de culpabilisation, ça me parle énormément ! Moi aussi après avoir mangé, j'ai une image de moi horrible, je me hais, une fois j'ai même eu des idées suicidaires qui m'ont traversé l'esprit, juste l'espace de deux secondes, mais quand même ça m'a fait peur. Faut que je me fasse aider je pense. Ca me fera pas m'aimer ou me voiler la face, mais mieux accepter la réalité peut être ?

@ Grande Ourse, c'est marrant ce que tu dis car moi j'ai dejà été suivie par un psy pendant plus d'un an, j'ai parlé beaucoup de mes felures, mais jamais, jamais de mes problèmes de poids. Ma psy a senti qu'il y avait quelque chose, je me souviens un jour, elle m'a posé une question en voulant amener le sujet, mais j'ai botté en touche et je n'ai jamais réussi à parler de ce problème là.

Je sais que si je vois un psy ça va être dur pour moi de parler de cela, car ce mal être, je n'en parle à personne. Je crois que ce qui me bloque, c'est que j'ai HONTE, honte d'avoir des problèmes de poids, honte, c'est vraiment le mot. C'est irrationnel mais c'est comme ça. Je précise que je ne pense du mal que de moi, quand je vois une autre femme ronde, je ne la vois pas comme je me vois moi.


alors... moi c pareil j'ai honte honte honte, je réussi tout sauf à maigrir... et je peux trouver belle une femme qui fait du 54... mais j'ai juste envie de crever à cause de mon 46 !
pour le moment j'ai juste dit à ma psy qu'il faudrait en parler... rien que ça j'ai chialé à plus pouvoir respirer. et on est pas revenus dessus depuis... ma psy pourrait être ma mère, et doit peser la moitié de mon poids, elle a 65/70 ans, m'arrive à l'épaule AVEC ses talons aiguille, porte du 34/36, toujours tirée à 4 épingles... j'ai juste l'impression d'être un bison en face d'elle, alors que c qqn de très bien, qui ne juge pas, pas snob ni rien... mais bon j'ai déjà été salement humiliée par des médecins dont une endocrino poupée Barbie quand je faisais entre 68 et 72 kg (pour 1m74) et je m'en suis jamais remise.
le suivi psy est arrivé trop tard dans mon parcours.
trop tard que pour je renonce à me faire opérer. un bypass.
j'ai bien sur était suivi APRES et ça a sans doute sauvé mon bypass et moi par la même occasion.

le chir, le jour de ma sortie de clinique, m'a demandé:
"avez vous des regrets??"
moi: "oui, ne pas avoir rencontré a psy avant l'opé, il y a 10 ans par exemple..."

dans mon parcours d'opérée, les psys m'ont aidé à enfin me tolérer, puis m'accépter et m'aimer.
ça a pri quasi 4 ans.

maintenant, je tavaille à aimer celle que j'étais avant. obese, ok, mais jolie et pas plus conne qu'une autre.

je ne peux que t'encourager à te donner cette chance d'aller mieux.
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@ grande ourse : eh bien je comprends que tu ais fondu en larmes, car moi, je parlais à mon mari de ma souffrance et lorsqu'il m'a suggéré de voir un psy pour me libérer, rien que de m'imaginer en parler à un psy, j'ai fondu en larmes ! donc je sais que le jour J, ce sera comme toi, cette honte énorme. Idem, la psy que je voyais avant, est toute mimi, toute jeune, toute pimpante bien habillée avec des jupes etc. et à chaque séance, je ne pouvais pas, je parlais de tout sauf ça, c'est comme si je me sentirais comme la pire des merdes de lui en parler, surtout qu'elle est super bien foutue et tout. Je suis tellement folle que l'autre jour, je me suis prise à penser que je voudrais avoir une psy ronde pour pouvoir parler enfin... mais je ne pense pas que ce soit la solution, faut que j'affronte comme tu le fais.

Ca me fait du bien d'avoir vos réponses en tout cas, les filles, car je n'en parle à personne, à part mon mari, mais même lui, j'en parle qu'en surface, c'est trop profond et c'est pas un psy.

@ blue berry cat : bravo pour ton parcours. Je suis contente que tu ais pu te libérer. Tu dis :
"maintenant, je tavaille à aimer celle que j'étais avant"
Je pense que tu as la bonne approche car moi, j'ai été grosse puis mince, j'avais réussi à maigrir et là c'était l'apotheose, mais depuis que j'ai regrossi c'est a nouveau l'enfer. C'est comme si je faisais une distinction entre le moi "grosse" et le moi" mince", le moi ronde qui ne vaut rien, et le moi mince qui seule, vaut qqch. Ce n'est pas normal... J'aurais du travailler cela lorsque j'avais maigri, mais non, j'étais trop dosée, et je ne me rendais pas compte que la minceur n'etait que du sparadrap sur ma souffrance.
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Blue berry, j'oubliais. Que veux-tu dire lorsque tu affirmes :

"j'ai bien sur était suivi APRES et ça a sans doute sauvé mon bypass et moi par la même occasion. "
35 ans Paris 129
coucou pollyce !


oui je dirais que cela m'a aidé ! j'ai commencé à réfléchir à aller voir un psy en parcourant le site il ya 4 ans , et ce n'est qu'il il ya un an et demi que jai pris mon courage à deux mains pour aller voir un psy.
C'était d'abord pour parler de mes problème familiaux qui me bouffaient et m'empêchaient de vivre.
J'ai galéré du mois de janvier au mois de novembre 2010 pour trouver le psy qui me convenait . Je craignais de me retrouver avec un homme, d’autant plus de mon âge ( très beau au demeurant lol) mais c'est avec lui que je me suis le plus vidé et que jai avancé sur la connaissance de moi même.

Et c'est la aussi que j'ai compris que mes crises d'hyperphagie nocturne et diurne ne se manifestaient que lorsque j'étais en conflits avec ma mère ou qu'elle avait de gros problème. Au contraire quand c'était mon père qui était en conflit avec moi, je ne mangeais pas .
en fait pour résumer mon père est un pervers manipulateur, il a réduit ma mère à un quasi état de légume , physiquement et mentalement. et ma mère se rattrapait aux branches, et m'étouffait : puisqu'elle est pas heureuse,et incapable de prendre les décisions je devais l'accompagner dans sa galère, au risque de me perdre moi aussi. Mais ça, elle n'en avait rien a faire. A coté avec mon père qui interdisait tout mouvement, même aller chez le Dr et prendre soin de sa santé" physique était interdit ( et mon père est dr)... On était a sa dispo, et malheureusement avec ma mère il a réussi son coup.


Je culpabilisais de tout : de vouloir avoir une carrière ( cétait comme s'éloigner de ma mère, elle était brillante, mais vu qu'elle est tombé entre les griffes de mon père...) et être indépendante financièrement, avoir une vie de femme et connaitre le vrai amour, avoir des projets et les mener à bout, mêm si cela implique de partir loin, et donc de m'éloigner de ma mère.

Le psy ma permis de comprendre que mes envies étaient légitimes, et quand ma mère faisait tout que je l'accompagne dans sa merde, je disais non. en début d'année, j'ai trouvé mon premier boulot à 400 Km de chez moi, ça m'a permis d'avoir le courage d'assumer mes envies et de partir le tête haute. Pareil, quand j'étais chez mes parents je n'avais pas le droit de sortir en dehors des courset pire d'avoir un copain. J'avais fini par croire que c'était ce que je voulais ( finir seule ), alors qu'en fait je mourrais d'envie de connaitre l'ivresse de l'amour :roll: !

Tu sais , l'effet peut être quasi automatique ( dans mon cas pour la déculpabilisation par rapport à ma mère) et puis un peu plus longue ( par rapport aux mecs, ce n'est que maintenant que cela se débloque un peu . En sortant des séances, je me retrouvais toujours avec des questionnements , qui me permettaient de comprendre mon fonctionnement psychologique. Et c'est vrai que cela peut secouer :roll:


Par rapport à la bouffe , ça m'a permis de calmer mes crises. et bizarrement, à coté, jai participé à une pièce de théâtre sur les relations de la femme à son corps et à sa liberté . Ce qui me faisait le plus cogiter en fait. Et comme c'était physique, j'ai perdu dix kilos que je n'ai pas repris....en fait ça ma permis de faire du sport sans me rendre compte ;)


En espérant que mon pavé puisse t'aider ^^
biz
B I U