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Ne plus avoir d'enfant.

51 ans à la montagne 702
Je ne sais pas si je poste au bon endroit............ voilà nous parlons souvent de l'envie du premier enfant mais j'aurais aimé savoir ,pour celles d'entre vous qui sont déjà  
maman,comment avez vous géré ou comment gérez vous la décission de ne plus avoir d'enfants.........je vais avoir 39 ans cette année j'ai des amies plus agées,d'autres un peu moins et nous parlons de cet espece de deuil qu'une femme doit faire à un moment de sa vie:celui de ne plus porter d'enfant..........c'est parfois une évidence mais pour certaines ce choix est aussi difficile...c'est comme une vie qui se termine pour laisser place à une autre..se dire que plus rien ne bougera dans notre ventre,que nos seins ne seront plus source d'alimentation pour un enfant...c'est un renoncement parfois douloureux.......comment avez vous vecu ce moment??
43 ans Lille 7000
Je ne suis pas encore dans ce cas-là puisque je portes notre deuxième enfant, cependant avec zom nous ne sommes pas d'accord sur le nombre d'enfants que nous aurons.
Il en veux 2 et il est conforté dans son idée par le fait qu'aprés la naissance de notre bébé, nous aurons une fille et un garçon. Pour lui, 2 est le chiffre idéal, et c'est ce qu'il a connu enfant.
J'en veux 3, nous étions 3 à la maison, et pour moi, c'est le chiffre idéal (me si je sais que si nous avions l'argent, se serait plutôt 4!!!). Nous en avons discuté et je lui ai dit que je n'étais absolument pas prête à me faire à l'idée que le bébé que je portes soit le dernier, pour moi, c'est tout simplement inconcevable!!! Mon doudou comprend mes arguments, et je sais qu'il ne ferme pas la porte à un troisième enfant, il attend surtout de voir le caractère de notre fils et comment nous allons nous en sortir avec 2 enfants!!! Maintenant nous verrons d'en l'avenir mais je sais que zom comprend, qu'il n'est pas complètement contre et c'est ça l'essentiel!!!

;)
47 ans 76 10598
Je suis en plein dans cette sorte de "deuil" et ce n'est vraiment pas facile.

Doudou et moi avons toujours su que nous aurions deux enfants et pis c'est tout. Quand je portais Charlotte ( la seconde), je savais que c'était la dernière fois que je serais enceinte et tout allait bien. C'était notre choix.

Et pourtant, depuis sa naissance, je n'arrive pas à me dire que plus jamais je ne sentirais un bébé bouger en moi, que plus jamais je ne donnerais naissance, que plus jamais je ne verrais ce regard si merveilleux du bébé qui vient de naitre et qui plonge ses yeux dans les votres, que plus jamais je ne donnerais le sein...........bref, j'ai du mal à me dire que c'est fini.

Ce qui est encore plus contradictoire c'est qu'il y a peu, on a cru à un accident, à une échappée de petits zozio....bref j'ai cru être enceinte. Vu mes sentiments, je pensais être folle de bonheur. Et bien non, je n'ai jamais été autant angoissée, stressée, malheureuse de toute ma vie. Je faisais des cauchemards sur la vie infernale et miséreuse qu'un troisième allait engrangé. Je priais pour que ce ne soit pas vrai.

Finalement, je n'étais pas enceinte et me revoilà au point où je n'arrive pas à me dire que c'est fini.

Donc pour répondre à la question: comment vivez-vous ce moment? je répondrais mal.....mais j'y travaille.
48 ans 1512
Nous avons 2 enfants, de bientôt 5 ans et 3 ans.
Pendant la grossesse de ma deuxième fille, je me disais :"profite profite, tu n'auras plus jamais de bébé dans ton ventre !" Après sa naissance, pareil ! "profite profite de ton bébé, tu n'en auras plus "
et j'ai commencé cette espèce de deuil, mais ce n'était pas franchement clair dans ma tête
Jusqu'au jour où je me suis retrouvée enceinte, à cause d'un stérilet mal posé, et là, j'ai rejeté complètement et immédiatement cette grossesse, je me suis rendue compte que j'avais envie de passer à autre chose, je savais que je ne supporterais ni physiquement, ni moralement une grossesse. Et je n'arrivais pas non plus à m'imaginer avec, à nouveau, un bébé. J'ai décidé de suite d'interrompre la grossesse (ce qui est très dur, même si je n'ai pas hésité une seconde)...mais ce qui a été le plus dur, c'est que mon mari était plutôt heureux à l'idée d'un troisième enfant. Nous avons beaucoup parlé, j'ai essayé de lui faire comprendre les raisons de ma décision, mais cela a été très difficile pour lui. En même temps, il me disait qu'il ne pourrait pas se libérer davantage pour m'aider à m'occuper des enfants (dans sa profession, il n'y a pas de we, pas de vacances, et des journées de plus de 10 heures)
Je ne regrette pas du tout mon geste, je sais maintenant que mes deux filles me comblent de bonheur, cela me suffit, et je suis très heureuse de pouvoir faire avec elles de nouvelles choses, tout en travaillant à nouveau, et en me retrouvant femme et pas seulement maman.

Il m'a fallu cette épreuve pour comprendre que 2 enfants suffisaient à mon bonheur, et qu'il fallait que je fasse autre chose de ma vie que des bébés, sous peine de dépression. Ma grande angoisse maintenant c'est un nouvel accident de contraception, je n'aimerais pas du tout revivre une IVG, parce-que, même quand c'est vraiment choisi, c'est un sale moment à passer.
F
58 ans DEUX-SEVRES 99
J'ai deux filles l'une de 16 ans et l'autre de 13 ans.
J'ai hésité à avoir un troisième enfant mais la cadette demandait plus d'attention que son aînée et je sentais d'instinct que ce serait difficile pour elle.
J'ai fait le choix de ne pas avoir d'autres enfants pour me consacrer pleinement à mes deux filles. Cela a peut-être été difficile mais je ne le regrette pas. Même si l'aînée est très indépendante, elle a besoin d'écoute. Je n'aurai pas pu être aussi disponible avec un troisième enfant car même si mon mari m'aide beaucoup pour le linge, la cuisine, il faut s'occuper de la maison en plus de la vie professionnelle.
55 ans sud sarthe 1290
je ne sias pas quoi répondre, c'est une question difficile évidemment...

j'ai deux enfants très rapporchés (14 mois) qui ont maintenant 15 et14 ans. nous avons fait le 3e assez rapidement aussi (moins de 3 ans après la 2e) et je voulais passer à autre chose après, en plus de mes enfants (nous avons acheté un cheval, j'ai repris les compet, bref du pur bonheur pour nous tous en fin de compte) et je me disais que 3 c'est bien, ça me suffit et j'en ai fini avec ça...

mon mari n'était pas partant pour un 4e, moi j'ai toujours dit que j'en voulais 4 mais je m'étais fort bien faite à l'idée d'en rester là et le 3e demande (encore aujourd'hui) plus d'attention (désolée, je copie!) donc tout baignait!

et puis cette année, allez savoir pourquoi, l'idée d'un 4e a germé de nouveau chez moi: notre cheval est en semi retraite, les enfants ont grandi, le 3e est un peu plus autonome (c'est pas gagné quand même), nous venons d'acheter une maison enfin je ne sais pas ce qui a déclenché cette envie. zhom n'était pas très chaud mais a bien vu que je n'en démordais pas.

j'ai retiré mon stérilet en juin et en décembre, j'étais enfin enceinte! zhom est content tout de même, ce n'est plus la grande découverte des premiers, c'est un "terrain connu", donc il extériorise moins ses sentiments mais il est attentif, peut-être plus qu'avant...

j'avoue que l'idée d'un 5e me tente même mais après, ce sera fini, sûr et certain! disons que je ne vois pas le 4e grandir seul : les 2 aînés sont au lycée, voire en internat, le 3e au collège, donc ça en ferait un enfant unique....mais pour l'instant nous n'en sommes pas là, nous verrons plus tard.

je ne sais pas encore comment je vivrais la fin de ma période "enfants" aujourd'hui, mais je crois qu'effectivement il faut se dire qu'on clôt un chapitre pour en recommencer un autre et l'idéal pour ça c'est d'avoir une motivation: pour moi, mon amour des chevaux devrait m'aider mais pour d'autres ça peut être le plaisir, l'envie de retourner bosser ou entrer dans une association ou pouvoir faire des voyages ou se mettre à une activité dont on a toujours rêvé sans pouvoir le faire, je sais pas...

c'est un peu comme le départ à la retraite: certains le vivent bien parce qu'ils ont des projets derièrre, d'autres très mal parce que c'est toute leur vie; mais ce n'est jamais simple...
51 ans à la montagne 702
Je vous remercie pour vos témoignages;je vois que ,comme dans mon entourage,les choses ne sont pas si simples,si évidentes........j'ai été moi aussi dans le cas de belgazou :deux beaux enfants,aucune envie d'en avoir un autre,pour ça c'était clair dans ma tete meme si au fond de moi c'était parfois difficile de me dire que plus rien ne bougerait dans mon ventre,du coup ça me laissait songeuse;jusqu'au jour où par "accident" je me suis retrouvée enceinte et là j'ai su que je n'étais plus faite pour ça,que psychologiquement j'étais passé à autre chose;cette nouvelle m'angoissait,me rendait triste et j'ai voulu trés rapidement l'interrompre......oh bien sur ce fut douloureux,au deux sens du terme,et trés triste.....une décision difficile à prendre mais qui me paraissait la seule envisageable;un troisieme enfant aurait bouleversé notre vie.
Si j'ai posé cette question c'est parceque ce sujet revient régulierement dans mes conversations "entre femmes " ,celles qui ont entre 35 et 45 ans ,qui ont déjà de" beaux enfants" mais qui ne savent pas..qui se sentent seules souvent,face à ce renoncement..........nous sommes bien accompagnées pour nos grossesses......mais lorsqu'il s'agit d'IVG,de renoncement à l'enfantement,de perte d'enfant,tout ce qui concerne un deuil ,je trouve que nous sommes souvent livrées à nous meme.....ces sujets sont un peu tabous...comme l'est aussi la ménaupose. Merci encore à celles qui m'ont répondues. ;)
45 ans eure 977
en ce qui me conserne, j'aimerais un autre enfant......
mais parce qu'il ya un mais..... j'ai pris la décision de ne plus avoir recourt au traitements.... j'en ai beaucoup trop souffert et je me sent tout simplement incapable de revivre ça..... j'espère que la nature fera bien les choses.... et pourtant, je sais aussi que la probabilté que je retombe enceinte est faible... très faible..... donc en somme en renonçant aux traitements je renonce quasiment à un autre enfant..... et de me dire ça c'est extrement difficile..... car je donnerais n'importes quoi pour revivre la naissance cet instant ou on pose ce merveilleux petit d'homme sur vous!

mais je peux plus moralement assumé un autre traitement... c'est fort étrange, parfois j'ai envie de pleurer mais je m'estime chanceuse d'avoir un enfant.....je pense que j'aurais du mal à faire le deuil d'etre enceinte.... j'aurais toujours un petit espoir de l'etre à nouveau.... mais si cela se produit ça sera la dernière fois, car nous ne voulons ni mon chéri ni moi etre de vieux parents!

bizzzz
I
45 ans Reims 505
Bonjour à toutes,

Ce sujet me touche en plein coeur car je souhaite vraiment et du plus profond de moi avoir un 3ème bébé. Ma fille va avoir 7 ans, mon fils 5 ans et là, je me sens comme vide, presque morte et inutile.

Certains m'ont dit que c'est parce qu'enceinte j'ai une bonne excuse pour avoir un gros ventre :evil: , ou que j'ai déjà de la chance d'avoir deux enfants, en plus garçon et fille (???), mais je n'arrive pas à m'y résoudre...et c'est une souffrance atroce...et là je comprends les femmes qui ne peuvent pas avoir de bébé...mais même cette idée ne me pousse pas à me dire que je n'ai pas de quoi me plaindre...rien n'y fait...

J'aurai bientôt 33 ans et mon mari 40 et c'est lui qui refuse d'en avoir un 3ème, il dit qu'il est tro vieux :cry: ...

Voilà, pour ma part, le deuil de la grossesse est loin d'être fait... :cry:
51 ans à la montagne 702
C'est un moment trés difficile Isabelle51;j'ai une amie dans ton cas..deux enfants,en plus "le choix du roi":une fille et un p'tit gars mais elle a au fond d'elle une grande grande envie du troisieme,sauf son mari....... alors elle passe par des périodes de renoncement et d'autres moments où elle espere...........c'est dur mais je pense qu'il faut du temps,beaucoups en parler avec son conjoint,pas pour éssayer de le convaincre mais pour se vider de sa peine .....parler c'est comprendre et partager avec l'autre..à deux on fait plus facilemnt son chemin....ton mari sera peut etre plus compréhensif et toi de ton coté tu pourras partager les raisons de son refus......bon courage à toi. ;)
I
45 ans Reims 505
Merci beaucoup...

C'est vrai que c'est difficile, parfois je me dis "allez, ça va aller, c'est déjà bien beau ce que j'ai" mais au fond de moi, ça sonne faux...

Je n'arrive même plus à regarder une femme enceinte sans avoir des crampes dans tout le corps...on est bizarre nous les filles quand même...

ça m'a fait du bien de vous lire, merci encore...
56 ans 91 25732
Je suis un peu différente de vous, parce que j'ai du faire le deuil d'enfant avant même d'en avoir eu... :(

J'avais 25 ans quand j'ai appris que j'étais devenue stérile suite à une tumeur de l'hypophyse. Aucun médecin n'a pris la peine de me le dire en face, je me suis contentée de la copie de mon compte rendu opératoire qui m'a été envoyée par courrier. J'étais chez moi, toute seule, et j'ai lu ces mots "en cas de désir d'enfant, la patiente devra avoir recours aux techniques de procréation médicalement assistée".

L'impression d'un coup de poing dans la gueule et puis après la colère que personne ne m'ait prévenue avant de ce risque, que personne n'ait eu le courage de me le dire en face quand ils ont su que l'intervention avait obligé à enlever près de 95% de l'hypophyse (ils n'avaient pas le choix, je sais, mais quand même). Ca a été mon premier deuil, celui de ma "normalité", celui d'une part de la femme que j'étais qui avait disparu.

A l'époque je n'avais pas de zom. J'ai rencontré mon futur mari quelques mois après. Je lui ai dit tout de suite que je n'aurais probablement pas d'enfant ou que ça serait compliqué. Il a dit qu'on se battrait tous les deux, que les techniques évoluaient, qu'on y arriverait. Mais on n'a pas réussi.

Alors j'ai du faire encore une fois le deuil de l'enfant que je n'aurais jamais.

Ca n'a pas été facile. Et encore maintenant, je vois que les techniques évoluent, je me dis que peut-être on pourrait faire quelque chose pour moi, pour que ça marche. Mais je vais avoir 43 ans, je suis considérée comme "date de fraîcheur dépassée" pour la sécu qui ne me remboursera rien des tentatives. Et puis je n'y crois plus vraiment... Nous en avons trop bavé, c'était trop dangereux pour moi, je crois qu'on n'a plus la force, ni l'envie de repasser par tout ça. On a fait notre vie autrement.

Je ne vous raconte pas ça pour que vous me plaigniez, mais parce que quand je lis vos témoignages, même si vous avez des enfants, je me rends compte que ce que vous ressentez ressemble à ce que je ressens aussi.

Cette impression de femme qui n'a plus un rôle de donneuse de vie et une souffrance qui va avec, surtout si vous avez envie d'avoir encore un enfant et que ce n'est pas possible, pour diverses raisons. C'est sans doute aussi bien plus difficile si vous pouvez être enceintes mais que votre conjoint ne souhaite pas d'autre enfant.

Fait-on jamais le deuil d'une chose aussi personnelle et qu'on vit "dans ses tripes" ?
43 ans Lille 7000
Patty a écrit:
Cette impression de femme qui n'a plus un rôle de donneuse de vie et une souffrance qui va avec, surtout si vous avez envie d'avoir encore un enfant et que ce n'est pas possible, pour diverses raisons. C'est sans doute aussi bien plus difficile si vous pouvez être enceintes mais que votre conjoint ne souhaite pas d'autre enfant.

Fait-on jamais le deuil d'une chose aussi personnelle et qu'on vit "dans ses tripes" ?


ce que tu dis me fait penser à ma maman. Elle avait 30 ans, un mari et 3 enfants quand on lui a diagnostiqué un cancer de l'utérus. C'était il y a presque 20 ans. Aprés une premier opération ou on lui a enlevé les cellules cancéreuses, on lui a dit que si elle voulait avoir encore un enfant, c'était maintenant ou jamais, elle leur a dit qu'elles n'en voulait plus, alors pour éviter toute récidive, il lui ont enlevé l'utérus.
C'était son choix, et pour tant, un an aprés elle a fait une petite dépression, car elle s'est rendue compte que même si elle était vivante, elle avait renoncé à sa féminité, à pouvoir donner la vie et à ce je ne sais quoi qui finalement on ne se sent plus réellement femme.
J'ai perdu mon pére en 95, ma mére a rencontré quelqu'un l'année d'aprés et à refait sa vie, et là ce qui l'avait fait souffrir des années avant, est réapparu car mon beau-père n'ayant pas d'enfants, ellle aurait aimé lui en donner un.
Aujour'hui, ils sont en paix avec tout cela, ils se disent que finalement c'était mieux ainsi, ils profitent de la vie et quand leur envie de pomponner se fait sentir, ils gâtent, non pourrissent leur petite-fille qu'ils adorent (même mon beau-père, pourtant ce n'est pas son sang)!!
voilà, c'était l'histoire de ma maman...
48 ans 1512
Ce que raconte DameAliénor me fait penser à ma propre mère. A près de 50 ans, elle a dû se faire enlever l'utérus, ainsi que les ovaires, à cause d'un fibrome qui lui provoquait de fortes hémorragies. Bien entendu, à ce stade de sa vie, elle n'envisageait plus d'avoir un enfant...n'empèche, elle a très mal vécu cette opération. Elle me disait qu'elle se sentait "amputée" comme si elle n'était plus une femme. Je ne comprenais pas pourquoi à l'époque, maintenant que j'ai vécu l'expérience de la maternité, j'imagine ce qu'elle a ressenti. C'est dur de se dire que c'est fini, c'est derrière soi, et qu'on ne revivra jamais ces moments si forts.
Comme le dit Eolo, il faut s'accrocher à autre chose.....maintenant que ma maman est devenue une mamie (une super-mamie même !), elle a le plaisir de pouponner, et la liberté de pouvoir se faire plaisir à travers diverses activités associatives. Ceci-dit, elle m'a confié que la nostalgie des grossesses, de l'enfantement, était toujours présente.
51 ans 9077
Eh bien moi depuis peu j'étais arrivé (enfin !!!) à faire ce travail de deuil....
Comme une autre FIV m'était refusée sauf si je maigrissais j'ai refusé ce chantage et la mort dans l'âme nous avons décidé d'arreter les dégats.....
Quelques mois auparavant j'avais fait deux fausses couches qui m'avaient fortement ébranlées et je sortais difficilement du creux de la vague.
Après ce refus du centre de PMA je ne voulais plus entendre parler de bébé même si bizarrement je guettais tous les mois mes règles :?
Celles-ci étaient d'ailleurs très irrégulières et je me faisais des films plusieurs fois par année :evil: j'avais même mal aux seins, nausées etc...
Puis un jour j'ai craqué .... je me suis juré d'arreter d'acheter des tests qui me flingaient le moral.
J'ai décidé de vivre pour "autre chose". Je prenais plaisir à faire des activités avec ma fille qui devenait grande et j'essayais de trouver toujours le côté positif à cette absence de maternité.
Grâce à mon métier je pouvais "compenser" ce manque de bébé j'en avais toujours au moins deux à la maison :lol: et le top c'est que le soir ils partaient et que moi je pouvais dormir toute la nuit (pas les parents :lol: )
Bref petit à petit au fur et mesure des années je me suis "faite" à ne plus porter la vie.... Je me réjouissais enfin de voir des amies enceintes en pensant à mes nuits paisibles, mes après midi de week end non chamoulés par les siestes de bibou...
Le plus grand déclic s'est produit cet été... Depuis la naissance de ma pépette j'entassais tous les vêtements qu'elle ne mettait plus. Le grenier débordait de fringues et je n'arrivais pas à donner.... je pretais mais jamais je ne donnais....
Et cet été j'ai fait le vide complet.... plusieurs aller-retour à Emmaüs et mon grenier s'est carrément éclairci :lol:
Dans la foulée j'ai demandé à zom de vider le garage de toute la puériculture qui ne servait plus (poussette, landeau, baignoire etc...)
Il lui a fallu encore quelques semaines pour emmener tout ça. Mais je voulais qu'il le fasse lui.... et il l'a fait ;)
On avait passé à autre chose et depuis des années j'ai pu en reparler avec zom calmement...sans pleurer.... et surtout la culpabilité qui me rongeait se dissipait petit à petit....
Je peux dire sincèrement que j'avais fait le deuil de bébé 2


Maintenant que je sais que je suis à nouveau enceinte j'avoue avoir complètement paniqué les premiers jours "mon Dieu !!!! TOUT recommencer !!!!" est ce que j'en aurais la force avec mes 12 ans de plus ?
Puis comme j'avais fait le deuil de cet enfant petit à petit je me prise à avoir envie à nouveau de sentir bébé bouger, avoir envie de ce petit corps qui se love contre moi, avoir envie de lui apprendre à marcher, à lire ....

Tout cela pour dire que je suis prete :lol: tout en sachant une chose... c'est la dernière fois que je rempile ;) là c'est le petit bonus !!!
B I U


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