Qu’est-ce que la glycémie ?

La glycémie désigne le taux de glucose contenu dans le sang, le glucose étant le principal sucre pour l’organisme. Ce nutriment, qui provient de l’alimentation glucidique, fait office de principale source d’énergie pour les cellules de l’organisme.

Une partie du glucose sanguin permet au corps de produire de l’énergie, tandis que le reste se retrouve stocké sous forme de glycogène, lequel demeure prêt à être mobilisé si besoin. Les hormones pancréatiques jouent un rôle essentiel, puisqu’elles permettent de réguler la concentration de glucose dans le sang. Il existe deux principales hormones produites par le pancréas : l’insuline et le glucagon. L’insuline, naturellement produite pour répondre à une élévation du taux de glucose dans le sang, permet sa bonne absorption dans les cellules. Quant au glucagon, son rôle est complémentaire puisqu’il est sécrété suite à une baisse de sucre dans le sang, de manière à ce qu’il favorise la libération du glucose depuis les cellules.

C’est ce système de contrôle hormonal constant, effectué par les hormones pancréatiques, qui permet de maintenir une glycémie normale. La mesure de la glycémie permet d’apprécier le taux de sucre dans le sang. L’analyse de ce taux permet surtout de diagnostiquer d’éventuels diabètes. En effet, dans certains cas, le taux de glucose dans le sang peut être inférieur ou supérieur aux valeurs de référence et causer de ce fait diverses pathologies, dont les diabètes de type 1 ou 2.

L’indice glycémique : qu’est-ce que c’est et comment s’en servir ?

L’indice glycémique, ou index glycémique (IG), permet d’indiquer à quelle vitesse le glucose d’un aliment se diffuse dans le sang. L’indice glycémique permet ainsi de comparer des portions d’aliments contenant le même poids de glucides, en fonction de leur capacité à entraîner une élévation du taux de sucre dans le sang : la glycémie.

Une glycémie varie entre 1 et 1,4 g/l deux heures après un repas ;
Elle se situe entre 0.8 et 1,26 g/l à jeun, le matin.

L’ensemble des glucides, qu’ils soient simples ou complexes, entraînent une forte élévation du taux de glucose dans le sang. Un pic de glycémie, qui survient généralement 30 minutes après un repas, détermine l’index glycémique de l’aliment ingéré. La référence de l’IG est le glucose, qui possède un index glycémique de 100.

Le rôle essentiel du pancréas dans la régulation de la glycémie

Il est important de privilégier les aliments à index glycémiques bas, de manière à préserver son pancréas, organe dont le rôle est essentiel dans la régulation de la glycémie. En effet, plus un aliment possède un IG élevé, plus il provoque une montée du sucre dans le sang. De ce fait, le pancréas va sécréter de l’insuline en grande quantité, de manière à ce que le glucose soit utilisé par les cellules de l’organisme et ne demeure pas trop longtemps élevé dans le sang. À plus ou moins long terme, solliciter constamment la production d’insuline par le pancréas entraîne une résistance des cellules, qui ne parviendront plus à assimiler correctement le glucose. Résultat, le taux de sucre dans le sang demeurera élevé, ce qui est dangereux pour la santé et entraîne de nombreuses complications, comme le diabète.

Le diabète entraîne-t-il un surpoids ?

Le diabète, qu’il soit de type I ou de type II, traduit une élévation anormale du taux de glucose dans le sang (la glycémie). Nous venons de le voir, cette anomalie est essentiellement causée par une insuffisance de production d’insuline par le pancréas, ou bien une mauvaise utilisation de l’insuline par l’organisme. Le diabète est une maladie grave, qui peut être à l’origine de nombreuses pathologies comme la cécité, des troubles cardiovasculaires, de l’impuissance et de l’infertilité, voire des amputations.

Pour rappel, une glycémie considérée comme normale après un repas est comprise entre 1 et 1,4 g/l deux heures après un repas. À jeun le matin, elle doit idéalement se situer entre 0,8 et 1,26 g/l.

L’hyperglycémie et l’hypoglycémie

D’après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), un diabète existe dès lors que la mesure de la glycémie à jeun est supérieure ou égale, à au moins deux reprises, à 1,26 g/l ou 7 mmol/l. Il s’agit alors d’hyperglycémie. En cas d’hypoglycémie, la mesure de la glycémie est alors inférieure à 0,45 g/l.

Le patient diabétique doit s’injecter de l’insuline lui-même afin de réguler son taux de glucose dans le sang. Ce traitement peut s’effectuer à l’aide d’un stylo injectant de l’insuline dans le sang, ou bien via une sorte de pompe reliée à un cathéter, qui diffuse de l’insuline de manière constante dans l’organisme. Seul le médecin est à même de diagnostiquer un diabète et de mettre en place le traitement adapté. Il existe plusieurs symptômes permettant de laisser penser à un diabète, mais seul un test sanguin permettra alors de confirmer ou infirmer le diagnostic. Si tel est le cas, le patient pourra mettre en place une série de mesures l’aidant à obtenir des résultats positifs sur sa glycémie. En cas de diabète avéré, qu’il soit de type 1 ou de type 2, l’activité physique est fortement conseillée pour aider l’organisme à maintenir un taux de glucose normal dans le sang.

Alors que les études sur la question n’ont permis d’établir aucun lien entre le diabète de type 1 et le surpoids, l’ensemble des recherches démontrent un lien étroit entre le diabète de type 2 et la prise de poids, voire l’obésité. Les patients en surpoids ont ainsi cinq fois plus de risque de devenir diabétiques de type 2 que ceux qui possèdent une corpulence normale.

En effet, le surpoids et l’obésité sont en quelque sorte des déclencheurs du diabète de type 2. Une dernière étude rapporte que près de 80 % des 2,2 millions de Français diabétiques de type 2 sont en surpoids ou obèses. Le surpoids constitue donc bien un risque majeur de développement du diabète de type II. Pour rappel, une personne est considérée en surpoids si son Indice de Masse Corporelle (IMC) est supérieur à 25. On parle d’obésité lorsque cet IMC est égal ou dépasse 30.

Les diabétiques doivent surveiller leur surpoids abdominal

La graisse intra-abdominale, qui se trouve autour de la taille, aggrave particulièrement le risque de développer un diabète de type 2, mais aussi d’autres pathologies liées au surpoids. L’obésité abdominale indique qu’un excès de graisse se retrouve stocké par le foie. À long terme, cette accumulation de graisses dans les cellules entraîne une résistance du foie à l’insuline ainsi qu’une carence en insuline, qui avec le temps s’aggravent si rien n’est fait.

La graisse intra-abdominale favorise donc la survenue de l’insulinorésistance, laquelle constitue une première étape vers le fait de devenir diabétique de type 2. D’après les scientifiques, la masse graisseuse au niveau de l’abdomen devient problématique dès lors que le tour de taille excède 88 cm chez la femme et 102 cm chez l’homme. En France, près de 30 % de la population se trouve au-delà de ces seuils.


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