Le diabète induit-il de l’irritabilité chez les personnes qui en sont affectées ?

Qu’est-ce que le diabète ?

Le diabète est une maladie se caractérisant par une hyperglycémie chronique, à savoir un excès de sucre dans le sang et donc une glycémie (taux de sucre dans le sang) trop élevée. Le diabète est donc un trouble de l’assimilation et du stockage du glucose amené par l’alimentation.

Le rôle essentiel du pancréas dans la régulation de la glycémie

Les aliments se composent de graisses, qui sont les lipides, de protéines animales ou végétales et de glucides (féculents, sucres). Ce sont ces glucides qui fournissent l’essentiel de l’énergie dont l’organisme a besoin pour fonctionner. Le glucose issu de ces glucides passe par l’intestin pour rejoindre la circulation sanguine. Ainsi, lorsque l’on mange, le taux de sucre dans le sang augmente. Le pancréas joue alors un rôle essentiel, puisque cet organe détecte l’augmentation de la glycémie afin de sécréter de l’insuline permettant de la réguler. L’insuline est une hormone essentielle qui permet au glucose de pénétrer dans les cellules de l’organisme : les muscles, les tissus adipeux et le foie, où il va alors être transformé en gras pour être stocké. Lorsque ce fonctionnement est adéquat, alors le taux de glucose dans le sang diminue.

Le pancréas sécrète également une seconde hormone, le glucagon, qui en dehors des repas permet de libérer le glucose stocké dans le foie, en cas de baisse d’énergie ou de baisse de la glycémie. C’est grâce à l’équilibre de ces deux hormones et au rôle clé du pancréas que la glycémie peut être stabilisée dans l’organisme. En cas de diabète, ce système de régulation ne parvient plus à fonctionner, ce qui déclenche de nombreux troubles.

Il existe deux diabètes, le diabète de type 1 et celui de type 2. Le diabète de type I se déclare généralement avant 20 ans et entraîne une production quasi nulle, voire inexistante, d’insuline. De ce fait, le taux de glucose dans le sang ne peut plus être diminué et une hyperglycémie se développe. Quant au diabète de type II, l’organisme devient résistant à l’insuline. De ce fait, le glucose risque de ne peut plus pénétrer suffisamment bien dans les cellules, ce qui pousse le pancréas à en produire davantage, jusqu’à ce qu’il s’épuise. Ce type de diabète se développe de manière plus insidieuse, souvent après 40 ans ou bien en situation de surpoids ou d’obésité. Le diabète de type 1 touche près de 10% des diabétiques, quant au second, il concerne près de 90% des personnes diabétiques.

Comment savoir si l’on est diabétique ?

Lorsque le médecin suspecte un cas de diabète, il prescrit dans un premier temps un dosage de la glycémie à réaliser en laboratoire. Le diabète est avéré dès lors que la glycémie à jeun est égale ou supérieure à 1,26 g/l à deux reprises dans les 2h suivant un repas, ou bien égale ou supérieure à 2g/l peu importe le moment dans la journée. Si vous suspectez un éventuel diabète, il est très important de procéder à un dosage de la glycémie afin, le cas échéant, de prendre les mesures nécessaires pour soigner cette maladie. En effet, le diabète, qu’il soit de type I comme de type II, entraîne de nombreux risques pour la santé quand il n’est pas traité : maladies cardiovasculaires, cécité, cancers, etc.

Quels sont les symptômes du diabète ?

Les symptômes du diabète se caractérisent entre autres par une soif intense, des urines abondantes, un amaigrissement important et rapide ou bien un gain de poids considérable. Le diabète peut également entraîner, selon de récentes études portant sur la question, des effets sur l’humeur générale.

Pourquoi le diabète entraîne-t-il des sautes d’humeur ?

Selon plusieurs études menées à ce sujet, le diabète est susceptible d’entraîner des troubles comportementaux chez les hommes comme les femmes. En cas d’hypoglycémie, la personne concernée peut tout d’un coup devenir confuse, s’exprimer difficilement, être en colère, irritée ou bien excitée. Il en est de même en cas d’hyperglycémie, où les individus peuvent alors se montrer colériques, nerveux, irritables, etc. Comment expliquer ces problèmes d’humeur dans la vie du diabétique ?

En réalité, la réponse du patient à un manque ou un surplus de sucre va dépendre de plusieurs facteurs environnementaux, contextuels et psychologiques. Revenons à l’hypoglycémie. Même chez les non-diabétiques et de surcroît chez les diabétiques, un manque de sucre favorise, entre autres complications, l’agitation ainsi qu’une certaine excitation, signes avant-coureurs de l’agressivité. À l’inverse, un apport de sucre semble agir comme un apaisant pour l’organisme en calmant ses émotions vindicatives. Les diabétiques, constamment en manque de glucose, sont plus à même de ressentir la frustration de ne pouvoir succomber à cette prise de sucre qui leur fait défaut. De plus, le diabétique doit également faire face à une certaine tristesse dans la vie, due à la perte de sa santé dite normale. Toutes ces émotions sont bien sûr normales : sidération à l’annonce de la maladie, déni de cette nouvelle réalité, puis tristesse et déprime pouvant aller jusqu’à l’agressivité, avant l’acceptation du diabète et ses médicaments, lesquels sont à vie.

Au quotidien, il est également prouvé que le stress joue sur la glycémie, laquelle joue à son tour sur l’humeur… Il s’agit donc parfois d’un cercle vicieux pouvant conduire à la déprime, voire la dépression. Bien souvent, l’entourage du diabétique peine à comprendre ces sautes d’humeur, mais il s’agit de s’armer de patience en se montrant compréhensif. Vivre avec un diabète est tout à fait possible, dès lors que le bon traitement est mis en place. Dans certains cas, une prise en charge psychologique s’avère nécessaire afin de permettre au diabétique d’exprimer ses sentiments en dehors du cadre familial, afin que le couple et la famille ne supportent pas les débordements excessifs de la personne diabétique.

 

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