Comment définir l’obésité et la minceur ?

En France et dans le monde, il est difficile de juger si une personne présente un poids idéal, au vu des différentes échelles de valeurs auxquelles il est possible de se référer. En effet, entre les critères des professionnels du secteur médical, ceux imposés par les normes sociétales et enfin, ceux définis par les idéaux de la personne en question, définir l’obésité et la minceur peut se révéler compliqué. Pourtant, l’obésité n’est pas sans risque, tout comme une maigreur trop importante.

Plusieurs éléments permettent toutefois d’estimer si un individu souffre d’une prise de poids importante et doit entamer un régime alimentaire. En premier lieu, le fameux IMC, Indice de Masse Corporelle, important à prendre en compte, mais qui ne se suffit pas à lui même. En effet, les chercheurs viennent d’établir lors d’une étude une relation étroite entre le tour de taille et la santé physique d’une personne. Autre technique de pointe, permettant de mesurer précisément le taux de graisses d’un individu : l’impédancemétrie.

L’IMC : un indicateur important, mais insuffisant

Qu’est-ce que l’Indice de Masse Corporelle ?

 

L’IMC, indicateur reconnu par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), est un calcul permettant d’établir si une personne est en situation de surpoids et doit maigrir, ou si au contraire elle souffre de maigreur et doit avoir recours à une prise de poids. Cet indice tient compte de deux variantes afin d’établir un rapport entre la taille et le poids d’un individu. En fonction du résultat, il est possible de juger si une personne présente un poids insuffisant (IMC inférieur à 18,5), un poids idéal (IMC compris entre 18,5 et 24,9), un surpoids (IMC compris entre 25 et 29,9) ou une obésité morbide présentant un fort risque pour sa santé (IMC supérieur à 30).

Le calcul de l’IMC tel que présenté ci-dessus, soit : IMC = poids (kg) / taille (m2), convient autant aux hommes qu’aux femmes, âgés de 18 à 65 ans. Pour les enfants et les seniors, il convient de tenir compte d’autres facteurs que seuls les spécialistes peuvent apprécier.

Les risques pour la santé en cas d’IMC anormal

En cas d’Indice de Masse Corporelle supérieur à la normale, des maladies de type cardio-vasculaires sont susceptibles de se développer, tout comme des affections respiratoires. Les obèses présentant un IMC trop important sont également plus à risque de souffrir de diabète, de reflux gastro-oesophagien (rgo), maladie fortement handicapante, mais également de certains cancers.

A contrario, en cas d’IMC trop bas, d’autres maladies peuvent se déclarer en raison d’un système immunitaire faible qui ne sera pas en mesure de combattre des maladies bénignes. Des problèmes d’infertilité peuvent aussi se développer, ainsi que de l’ostéoporose, maladie qui selon une dernière étude cause 377 000 fractures osseuses en France, chaque année. C’est pourquoi il est important de ne pas perdre des kilos de manière inconsidérée.

Pourquoi l’IMC n’est-il pas suffisant pour diagnostiquer l’obésité ?

Si l’IMC fournit un premier indicateur de référence pour savoir si une personne souffre d’une surcharge pondérale ou non, il ne peut se suffire à lui-même et conduire à des erreurs de diagnostic. En effet, un individu peut tout à fait présenter un IMC considéré comme normal et pourtant souffrir de dénutrition. A contrario, une personne peut présenter un IMC élevé, mais ne pas souffrir d’un surpoids problématique. Toutefois, pour ce qui est des obèses, un IMC nettement supérieur à 30 est bien souvent constaté. Mais d’autres indices doivent aussi être étudiés.

Afin de juger du bon état physique d’un individu en fonction de son taux de masse graisseuse, celui-ci doit être pris dans sa globalité : habitudes de vie, sportif ou non, âge exact, origine ethnique, génétique et épigénétique, etc. Il convient donc de définir l’obésité et la minceur avec d’autres critères plus précis, entre autres, la mesure du tour de taille.

Le tour de taille, indice essentiel à prendre en compte

 

Alors que l’IMC seul a longtemps été considéré par les spécialistes du secteur médical comme un indicateur de référence pour définir l’obésité, la minceur et la maigreur ; les chercheurs se sont aperçus que le tour de taille était un indice essentiel à prendre en compte.

Mesurer le tour de taille d’une personne permet de mettre en exergue un éventuel excès de graisses au niveau abdominal, en particulier autour du foie et des intestins. En effet, la graisse se situant à l’intérieur de l’abdomen est la plus toxique pour l’organisme.

L’important lorsque l’on mesure son tour de taille est de suivre son évolution. Ainsi, un individu présentant un tour de taille normal, mais augmentant régulièrement d’année en année, doit s’inquiéter. En revanche, une personne possédant un tour de taille important, mais stable dans le temps, peut être rassurée.

Là encore, tenir compte du tour de taille seul, couplé à l’IMC, pour juger du surpoids d’une personne ou non, reste soumis à interprétation. Lorsqu’il s’agit d’apprécier précisément la maigreur ou le surpoids d’une personne, les spécialistes du secteur médical préfèrent désormais s’en remettre à l’impédancemètre, appareil indispensable.

Définir précisément le taux de graisse avec l’impédancemétrie

Qu’est-ce que l’impédancemétrie ?

L’impédancemétrie est un examen qui permet d’obtenir des indicateurs fiables permettant de définir si une personne est en situation de surpoids avéré. Cet examen médical est si précis, qu’il permet d’établir des repères fiables avant d’entamer tout régime alimentaire en supprimant des aliments. Les kinésithérapeutes et autres professionnels s’en servent notamment pour suivre les sportifs en évaluant la répartition exacte de leur masse musculaire, osseuse et graisseuse.

Cette nouvelle technique s’appuie sur le fait que la graisse conduit bien moins l’électricité à travers le corps que les autres éléments qui le composent. L’impédancemétrie consiste donc à faire circuler dans le corps d’un individu un courant de faible intensité, indolore et sans conséquence sur son organisme. Il en résulte différentes données qui permettent de savoir si le taux de masse graisseuse est trop important ou insuffisant, de même pour les autres éléments qui composent la masse corporelle. L’impédancemétrie tient compte, de manière précise, de l’âge et du sexe de la personne.

Pourquoi se servir d’un impédancemètre ?

Avoir recours à des appareils tels que de simples balances, ne peut suffire à juger du surpoids d’un individu. En effet, le poids global d’une personne se décompose en plusieurs éléments de nature et de densité différentes : les liquides -eau et sang-, la masse musculaire, les os, les viscères, les organes et pour finir, la masse graisseuse. Une simple pesée à l’aide d’une balance ne peut révéler la répartition exacte du poids au sein de ces différents éléments. C’est pourquoi avoir recours à un impédancemètre permet d’obtenir, pour chacun des composants du corps, une donnée précise.

En cas de régime amincissant, l’impédancemétrie doit ainsi être mise en corrélation avec d’autres facteurs, tels que le tour de taille et de hanches, afin d’établir précisément la répartition de la graisse sur le corps d’un individu. En effet, selon la localisation de la masse graisseuse, les enjeux et les chances d’amaigrissement diffèrent.

Avoir recours à un impédancemètre permet aussi aux spécialistes de vérifier si un patient ne met pas sa santé en danger en maigrissant. En effet, maigrir correctement implique de ne pas perdre de masse osseuse et musculaire, tout en restant correctement hydraté. L’alimentation, les produits consommés quotidiennement, jouent alors un rôle clé. Les nutritionnistes conseillent en effet, en cas de régimes alimentaires visant à maigrir chez un obèse, de tenir compte du métabolisme afin d’adapter correctement l’alimentation et le traitement du patient. Il faudra notamment, à chaque repas, manger des aliments sains et contenant suffisamment de calories pour ne pas souffrir de faim.

La composition des aliments consommés dans le cadre d’une perte de poids et de troubles de l’alimentation est particulièrement importante. Il est fortement conseillé de consulter un spécialiste, afin d’adapter son activité, son traitement et ses repas en fonction de ses conseils, tout en modifiant son comportement de manière adéquate, notamment en pratiquant régulièrement une activité physique.

Nous venons donc de le comprendre, se servir du seul IMC pour juger du poids d’une personne, définir l’obésité ou la minceur, n’est pas suffisant. D’autres indicateurs essentiels doivent être pris en compte afin de juger de la corpulence d’une personne, dans sa globalité. Il sera ainsi plus aisé d’éviter les erreurs de diagnostic, d’ajuster un traitement et de juger si un individu présente un surplus de kilos mettant sa santé en danger.

 

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