Chirurgie réparatrice après une grosse perte de poids : quel est son intérêt ?

L’obésité nécessite bien souvent une prise en charge multidisciplinaire. Considérée comme une véritable pathologie à part entière, l’obésité est une maladie aux conséquences multiples : endocrinologie, coeur, rein, etc. Ces facteurs de comorbidité font qu’une prise en charge médicale adaptée est proposée aux patients, afin de les aider à “guérir” de leur obésité. Cette prise en charge est multidisciplinaire, puisqu’elle s’articule autour des compétences de nombreux spécialistes : nutritionniste, chirurgien digestif, psychologue et psychiatre et enfin, chirurgien réparateur.

Le nutritionniste ou diététicien a pour rôle d’évaluer les habitudes alimentaires d’un patient et de prodiguer des consignes alimentaires découlant du bilan nutritionnel établi. Lorsque le respect de ces consignes d’hygiène alimentaire ne suffit pas, alors le chirurgien digestif réalise une intervention de correction de l’obésité, nommée chirurgie bariatrique. L’intervention consiste bien souvent à poser un anneau gastrique, un bypass ou une sleeve. La pose d’un ballon gastrique, qui n’est pas d’ordre chirurgical, peut également être envisagée. L’ensemble de ces interventions de chirurgie de l’obésité ne peuvent fonctionner à long terme que si le patient élimine tout trouble de comportement alimentaire. Pour cela, un accompagnement par un psychologue ou psychiatre s’avère bénéfique.

En effet, une prise en charge psychologique permet bien souvent aux patients de réduire leur surpoids en prenant conscience de leurs comportements alimentaires inadaptés. Enfin, suite à une importante perte de poids, l’intervention d’un chirurgien esthétique s’avère bien souvent nécessaire. Une fois la perte pondérale obtenue, une opération de chirurgie plastique va alors permettre aux patients de remodeler leur silhouette en retirant la graisse résiduelle et les excès de peau qui demeurent.

Les séquelles esthétiques de l’amaigrissement après l’obésité : comment les prendre en charge ?

Lorsqu’une personne obèse, c’est-à-dire dont l’IMC (Indice de Masse Corporelle) dépasse 35, perd du poids de manière drastique suite à une intervention chirurgicale bariatrique, alors l’amaigrissement est très important. De ce fait, les tissus de la peau deviennent très relâches et peuvent même pendre lorsque la personne a perdu de très nombreux kilos.

A noterL’impédancemétrie est la façon la plus précise d’estimer la masse corporelle.

Quelles sont les zones du corps concernées par la chirurgie réparatrice après la chirurgie bariatrique ?

Généralement, certaines zones du corps se trouvent classiquement concernées par la chirurgie esthétique après un traitement de l’obésité.

  • Les seins : la poitrine devient bien souvent tombante avec un important excès de peau à retirer. Il s’agit alors de ptose mammaire, laquelle est associée fréquemment à une fonte du volume du sein. Bien souvent, cette fonte nécessite la pose de prothèse mammaire. Dans certains cas, il persiste encore un volume bien trop important de graisse mammaire ou de glande mammaire, il faut alors pratiquer une opération de réduction mammaire.
  • L’abdomen : après un amaigrissement massif, un excès de peau au niveau du ventre se crée, parfois jusqu’au pubis. Il s’agit d’un excès de peau la plupart du temps circulaire, qui concerne également le bas du dos. Les traitements recommandés sont une abdominoplastie ou bien un bodylift, lorsque l’excès de peau circulaire est trop important.
  • Les fesses : cette partie du corps est particulièrement concernée lors d’un amaigrissement important. La fonte graisseuse entraîne en effet un affaissement de la fesse qui peut être corrigé par la technique du bodylift, éventuellement associée à un lipofilling pour recréer des fesses galbées.
  • Les bras : après une perte importante de kilos, la face interne du bras est très souvent distendue. Malgré l’amaigrissement, un résidu de masse graisseuse persiste sur l’ensemble du bras. Le traitement préconisé est alors un lifting du bras, associé si besoin à une liposuccion des bras.
  • Les cuisses : l’intérieur des cuisses est très souvent concerné par la chirurgie réparatrice, du fait de la grande finesse de cette peau. Le chirurgien esthétique réalise alors un lifting des cuisses ainsi que, si besoin, une liposuccion des cuisses.
  • Le visage : bien que le visage soit une zone où la peau se rétracte la plupart du temps très bien, l’amaigrissement peut toutefois entraîner des séquelles. Lorsque la peau demeure réellement distendue, il convient alors de réaliser un acte chirurgical de type lifting.

Comme nous venons de le voir, chaque zone du corps peut être améliorée par une ou plusieurs interventions de chirurgie réparatrice.

En ce qui concerne les seins, il s’agit de plastie mammaire. En cas d’hypotrophie de la poitrine, la pose d’une prothèse mammaire est préconisée, ainsi qu’une mastopexie s’il existe un relâchement cutané.

Pour réparer l’abdomen, le chirurgien procède à une abdominoplastie, qui peut être associée à une liposuccion, mais aussi à une cure de diastasis pour remettre en tension les muscles de l’abdomen. Il est également possible de pratiquer une plastie abdominale circulaire ou un bodylift en cas de relâchement cutané majeur étendu au dos.

En ce qui concerne les fesses, une prothèse de fesse peut être posée, un bodylift ou lipofilling peut être réalisé.

Pour ce qui est des bras, l’aspect de ces derniers peut être corrigé par un lifting de la face interne des bras, éventuellement associé à une opération de liposuccion.

Quant aux cuisses, elles sont corrigées par un lifting de leur face interne, associée si besoin est à une liposuccion.

Pour finir, il est possible de raffermir le visage en procédant à un lifting cervico-facial. Au niveau des pommettes ou des sillons, une réinjection de graisse appelée lipofilling peut être pratiquée pour les combler. L’acide hyaluronique s’avère aussi efficace pour combler les rides et autres creux causés par une fonte graisseuse importante.

La cryolipolyse : réduire la cellulite avec le froid

Une autre technique s’avère intéressante lorsqu’il s’agit de raffermir sa silhouette après une importante perte de poids, ou bien tout simplement lorsque l’on souhaite faire fondre sa cellulite. Il s’agit de la cryolipolyse. De plus en plus répandu, ce procédé qui ne nécessite aucune chirurgie, aucune aiguille ni anesthésie, est rapide et indolore. Il demeure néanmoins risqué et ses effets ne sont pas toujours durables.

La cryolipolyse repose sur le constat suivant : le froid réduit la taille des petites zones graisseuses localisées. C’est ce qu’on appelle le phénomène de l’apoptose, autrement dit la mort des adipocytes, cellules qui stockent la graisse. La cryolipolyse consiste à aspirer la zone à traiter avec une sorte de grosse ventouse équipée d’un extracteur de chaleur par électrodes. Au passage de cet applicateur, les tissus graisseux gèlent en atteignant la température de zéro degré. Au bout de 45 minutes, les adipocytes meurent et ces dernières s’éliminent par voie naturelle dans les semaines suivant l’acte.

Il s’agit d’une technique très précise, qui ne doit être pratiquée que par un médecin, un médecin esthétique, un dermatologue ou encore un chirurgien plasticien. En effet, le moindre écart de température peut être dangereux. De plus, pour obtenir un résultat systématique, il faut une combinaison précise entre la température appliquée, la distance entre les plaques de refroidissement et la durée de la procédure.

Les résultats de la chirurgie réparatrice après une importante perte de kilos

La chirurgie esthétique permet d’obtenir de très bons résultats en modelant la silhouette de manière complète. Malgré tout, des cicatrices demeurent, bien que les chirurgiens tentent dans la mesure du possible de les dissimuler.

Les interventions de chirurgie réparatrice qui interviennent après un acte chirurgical bariatrique permettent au patient de retrouver confiance en lui, en éloignant le souvenir de son obésité. Il peut également porter des vêtements près du corps, puisque les bourrelets et plis de la peau sont nettement réduits. Dans la vie quotidienne, par exemple lors de la pratique d’une activité physique, la personne obtient également une plus grande aisance dans ses mouvements, notamment suite à l’ablation d’une importante besace abdominale.

Les opérations de chirurgie réparatrice sont-elles prises en charge par la Sécurité sociale ?

La réponse est : oui et non. En réalité, tout dépend de la zone concernée par la chirurgie réparatrice. Dans tous les cas, la Sécurité sociale ne prend en charge que partiellement chaque opération de chirurgie esthétique. Selon votre mutuelle, les compléments d’honoraires peuvent être pris en charge.

En ce qui concerne les seins, leur correction est prise en charge s’il existe une réelle asymétrie, ou s’ils ont subi une ablation de plus de 300 grammes par glande.

Pour ce qui est de l’abdomen, une photographie préopératoire doit prouver l’existence de dégradations majeures de la paroi abdominale antérieure, avec un tablier abdominal qui recouvre en partie le pubis.

Pour les fesses, leur prise en charge s’effectue dans les mêmes conditions que pour l’abdomen. Toutefois, la remontée des fesses ou de l’extérieur des cuisses n’est jamais prise en charge par la Sécurité sociale.

Les bras et les cuisses sont pris en charge lorsque l’amaigrissement intervient suite à une obésité morbide, après un acte chirurgical bariatrique. En revanche, en cas d’amaigrissement spontané sans chirurgie, leur prise en charge s’avère difficilement possible.

Enfin, pour le visage, aucune prise en charge n’est effectuée par la Sécurité sociale.

 

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