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Commencer une RA

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Bon ben voilà, je me lance.
Enfin je lance ce topic, la RA, on verra si ça s'avère possible, ce dont je doute encore actuellement.

Il y a quelques années, mon père  
a entendu parler du livre "Maigrir sans régime" de Zermati.
Il faut savoir que mon père se bat depuis l'âge de 6 ans contre des problèmes de poids, et tous les problèmes psychologiques qui peuvent aller avec.
Il a lu ce bouquin, le trouve génial, et me le donne. Je lis les premiers chapitres, je trouve ces propos vraiment sensés ; de plus, étant une biologiste convaincue, l'idée d'un mécanisme de régulation naturelle me parait logique, vrai et je me dis que c'est LA solution.
Je commence à faire un carnet alimentaire, et au bout de 3 jours, je n'y écris plus rien, et je laisse mon bouquin prendre la poussière au fond de ma bibliothèque.

Pourtant toujours convaincue que c'est la meilleure méthode pour moi, qu'elle m'aiderait à être enfin "normale" vis-à-vis de la nourriture ...
Oui mais finalement, deux doutes m'envahissent :
- est-ce que j'en suis capable ? Est-ce seulement possible ? N'ayant plus aucune sensation alimentaire (sauf la faim) depuis l'âge de 8 ans, je ne sais même plus ce que c'est de manger "normalement", "ce que j'ai envie" ...
- est-ce que j'en ai vraiment envie ? Ben oui, c'est la question qui tue ; je suis obèse, j'ai pas envie de rester comme ça toute ma vie, tout comme je n'ai plus envie de manger jusqu'à en avoir mal au ventre, de me sentir obligée de manger avant que mon copain (anciennement mes parents) rentre, pour éviter de me faire engueuler (j'exagère, je me suis jamais faite engueulée pour ça, mais des réflexions oui) ... Mais en y réfléchissant, ma tête a envie que tout ça s'arrête, mais il y a une minuscule voix, une connasse de minuscule voix, qui me dit que finalement, ça me plaît. Et je sais pas pourquoi. Transgression, face à un père qui flippait que sa fille devienne comme lui ? J'en sais rien, mais j'ai malheureusement une petite voix qui me dit "Es-tu prête à ne plus jamais céder au "plaisir" d'avaler un paquet de gâteau en entier ?" (parce qu'il faut bien se l'avouer, à moins d'avoir fait un marathon en entier, personne n'a faim d'un paquet de gâteau entier et ne se sent rassasié qu'en l'ayant terminé). J'ai psychologiquement du mal à l'idée de manger une pizza et de m'arrêter à un morceau de la fin "parce que j'ai plus faim". Probablement des restes d'éducation (consciente et inconsciente) de mes parents.
Et là j'en reviens à la question 1 : est-ce que c'est seulement possible d'y arriver, quand on est aussi loin dans les troubles du rapport à la nourriture ?

Autre problème : j'habite à Strasbourg. Et pas de praticien du GROS à Strasbourg (et j'ai pas du tout les moyens d'aller à Paris, même une fois par mois)
Et autant j'aurais réussi à tolérer un suivi régulier avec un nutritionniste adepte de la méthode, autant la seule alternative que je vois à ce suivi m'est inacceptable : le psy.
Impossible.
Je sais bien que j'ai beaucoup de choses à régler dans ma tête, notamment par rapport à la nourriture, mais je ne peux/veux pas aller voir un psy. Parce que d'abord j'ai peur des médecins, encore plus quand ceux-ci peuvent influer sur moi, sur qui je suis. Donc pour en trouver un bien, ce sera le parcours du combattant, beaucoup de déceptions, que je supporte mal, je risque de m'y casser les dents. Et ensuite, même si je trouve la perle rare, j'ai pas envie de trop remuer ce qui se trouve dans ma tête. Pour être honnête, j'ai peur de ce que je pourrais y découvrir. J'ai peur que tout change, que tout soit bouleversé si je commence à fourrer mon nez là-dedans.
(pour vous donner un exemple, il y a quelques années mon père et moi on a entamé un régime ensemble ; j'ai perdu 10kg en quelques mois, et à partir du jour où mon père m'a dit que pour lui ça marchait pas aussi bien et qu'il avait rien perdu, j'ai plus pu perdre un seul gramme. Et rien que de repenser à ça, ça me fait flipper.)

J'ai trop peur de tout ça, et même si je me rend bien compte qu'une vraie RA finira par me forcer à me poser les questions sur pourquoi je suis comme ça, je préfère chercher à affronter ça seule, avec mes méthodes à moi, au fur et à mesure que ça se présente.
J'ai une grande estime pour qui je suis, pour ma personnalité et mon "moi", et le perdre est une de mes plus grande phobie ; c'est pour ça que j'ai peur qu'on me "soigne", j'ai peur de plus être ce que j'aime être (pour ceux qui connaissent la série Dr House, c'est exactement le problème du héros, là-dessus je me reconnais totalement en lui)

J'ai recommencé à lire le bouquin de Zermati ; cette fois-ci, je compte le lire en entier avant d'entamer quoi que ce soit.
J'ai besoin de comprendre comment ça marche avant de m'y lancer les yeux fermés.
J'ai peur de pas avoir la volonté de tenir (et par là, je veux dire que ma volonté finisse par craquer sous la pression de ma peur de changer).

(en fait, plus j'écris et plus je me dis que les premières réponses à ce post vont être "tu devrais travailler sur cette peur avant de te lancer là-dedans", suivi de moi qui va répondre "je ne veux pas travailler sur cette peur, ça me fait trop peur, je veux faire la RA sans ça", et quelques jours/semaines plus tard "vous aviez raison, ça ne marche pas, il faut que je travaille sur ces peurs, mais comme je veux pas, je ne vais pas le faire et je ne pourrais pas non plus faire de RA" et je continuerais à grossir, et à me sentir mal, jusqu'à ce que je finisse pas en claquer (ceci n'est pas une séquelle de prédictions d'un médecin à la noix, simplement ma peur phobique de la mort) ... Pitié, dites-moi que j'ai un petit espoir de réussir une RA sans devoir dénouer tous les nœuds de ma tête avec une psy, mais seulement en défaisant ceux qui me gênent au fur et à mesure de ma progression :lol: )

Un autre obstacle sur la voie de ma RA (oui, il y en a vraiment beaucoup :lol: ), c'est mon manque d'estime de moi.
Alors oui, j'ai dit tout à l'heure que je m'estimais beaucoup, et puis je me méprise beaucoup aussi. Ça, je pense que c'est des séquelles des connards qui m'ont pourri la vie pendant mon adolescences, je garde l'idée que les gens me détestent, tout en ne me détestant pas moi-même. Donc quand je me trouve moche, c'est pas vraiment moi qui me trouve moche, mais l'avis pseudo-objectif de la société, et de tous les crétins qui la compose (sans compter le décalage entre l'image que j'ai de moi dans la tête qui n'a jamais changé malgré mes prises de poids successives, et la réalité).
Enfin bref, je n'aime pas mon corps, j'ai beaucoup de mal à m'en occuper, parce que j'estime qu'il ne mérite aucun soin, aucune attention ; du coup, me concentrer sur mes sensations alimentaires, c'est lui porter de l'attention, et ça va être dur.
Je pensais coupler ça avec une "thérapie maison" d'estime de soi : petit relooking, + de soins de soi, voire même un carnet d'exercice pour retrouver l'estime de soi (quelqu'un a déjà essayé ? ça marche ?)
Une amie m'a également conseillé les massages (si possible fait par un masseur, sinon par soi-même) pour retrouver des sensations corporelles, se réapproprier son corps en entier, et en plus par des sensations agréables.


Voilà, quelques points de réflexion, quelques questions, quelques doutes à propos de moi et de la RA.

Si j'entame réellement une RA, je pense que je me servirais de ce topic pour parler de mes progrès ou pour poser des questions ...
2630
(OH MON DIEU, le pavé ! Je m'attendais à un long message, mais pas à ce point-là ! :lol: )
45 ans Paris 9866
lwena a écrit:
il y a une minuscule voix, une connasse de minuscule voix, qui me dit que finalement, ça me plaît. Et je sais pas pourquoi.


C'est normal!!!!!!!!
Dis à cette voix de ne pas trop s'inquiéter, même en ra elle aura encore l'occasion d'exercer son emprise. Même en ra, on ne mange pas pile à sa faim à tous les repas. Tu dépasseras ta faim parfois, tous les auto-régulés le font.... seulement ça n'aura plus aucune gravité, tu mangeras moins aux repas suivants, sans cette culpabilité à la noix qui fait ajouter à la prise alimentaire excessive de la prise alimentaire excessive (car c'est devenu le seul calmant qu'on connaisse, et qui fonctionne si bien et si vite). Peu à peu la voix perdra juste de l'emprise (et pas les jours où tu seras le plus en lutte contre elle)... et puis au bout de quelque temps ne restera que la trace d'un ex qu'on est bien consciente d'avoir aimé très fort mais dont on ne comprend plus qu'on l'ait écouté à ce point alors qu'il n'était pas franchement fûté (mais on ne le hait plus pour autant non plus). Dis à la petite voix qu'elle est appelée à mourir, mais doucement et sans douleur. Le régime, c'est l'exaltation du combat contre soi-même. Pour moi la ra c'est la douce euthanasie de ce combat, même si ça fait un bail qu'il se livre en toi.
Peur de changer? Tu risques d'être plus apaisée, c'est vrai. Mais c'est changer pour pouvoir faire plus de choses, ce n'est pas une amputation de ton caractère. Au contraire, tu retrouves ton caractère véritable en te demandant comment tu pouvais l'enfouir sous des conneries (pour moi: la conviction que l'excès alimentaire, le plaisir propre pris au trop, étaient des spécificités de ma personne... aujourd'hui je me redécouvre plus gourmet, comme je l'étais dans l'enfance et avant les régimes).

Ton impossibilité de voir un psy pour le moment? peu importe. La ra n'est pas une psychanalyse de longue haleine mais une TCC. Tu peux laisser les grandes questions comme la relation au père à plus tard... de toute façon ça sortira tout seul quand ça sortira. Seule chose à surveiller: la déprime, la dépression... mais ça tu peux en parler avec un généraliste.

L'estime de soi? la question se soulève d'elle-même au fil de la lecture et des exercices, tu verras. La coquetterie? excellente piste! moi j'ai commencé les TDJ dans cette optique et ça continue de m'aider...

En tout cas, bonne lecture et je suis le post! ;)
2630
Tout d'abord, merci pour ta réponse !

poupoule a écrit:
lwena a écrit:
il y a une minuscule voix, une connasse de minuscule voix, qui me dit que finalement, ça me plaît. Et je sais pas pourquoi.


C'est normal!!!!!!!!
Dis à cette voix de ne pas trop s'inquiéter, même en ra elle aura encore l'occasion d'exercer son emprise. Même en ra, on ne mange pas pile à sa faim à tous les repas. Tu dépasseras ta faim parfois, tous les auto-régulés le font.... seulement ça n'aura plus aucune gravité, tu mangeras moins aux repas suivants, sans cette culpabilité à la noix qui fait ajouter à la prise alimentaire excessive de la prise alimentaire excessive (car c'est devenu le seul calmant qu'on connaisse, et qui fonctionne si bien et si vite). Peu à peu la voix perdra juste de l'emprise (et pas les jours où tu seras le plus en lutte contre elle)... et puis au bout de quelque temps ne restera que la trace d'un ex qu'on est bien consciente d'avoir aimé très fort mais dont on ne comprend plus qu'on l'ait écouté à ce point alors qu'il n'était pas franchement fûté (mais on ne le hait plus pour autant non plus). Dis à la petite voix qu'elle est appelée à mourir, mais doucement et sans douleur. Le régime, c'est l'exaltation du combat contre soi-même. Pour moi la ra c'est la douce euthanasie de ce combat, même si ça fait un bail qu'il se livre en toi.


Merci pour cette explication !
J'aime cette idée de l'ex qu'on a aimé, mais dont on se rend compte après coup qu'on est bien mieux sans lui :lol:

poupoule a écrit:

Peur de changer? Tu risques d'être plus apaisée, c'est vrai. Mais c'est changer pour pouvoir faire plus de choses, ce n'est pas une amputation de ton caractère. Au contraire, tu retrouves ton caractère véritable en te demandant comment tu pouvais l'enfouir sous des conneries (pour moi: la conviction que l'excès alimentaire, le plaisir propre pris au trop, étaient des spécificités de ma personne... aujourd'hui je me redécouvre plus gourmet, comme je l'étais dans l'enfance et avant les régimes).


La peur de changer, elle s'exprime à différents niveaux ; je sais par exemple qu'une des raisons qui faisaient échouer mes régimes, avant même que ma "volonté" craque, c'est la peur de maigrir ; j'ai jamais été mince, et ça fait des années que je fais le poids que j'ai actuellement, du coup maigrir me fait peur, c'est aller vers l'inconnu, vers une situation dont je ne me souviens plus vraiment ...
La peur de changer, c'est aussi la peur de décevoir les autres ; mon copain, mes parents, tout le monde me connaît comme ça, avec un fort appétit, j'ai peur que mes rapports avec eux changent si ma façon de manger change ... Mais j'ai aussi conscience que tout ça, toutes ces peurs, c'est de la "masturbation intellectuelle", je réfléchis trop, tout le temps, j'ai peur de conséquences peu probables à propos d'un truc que j'ai même pas encore commencé, quoi ...

poupoule a écrit:

Ton impossibilité de voir un psy pour le moment? peu importe. La ra n'est pas une psychanalyse de longue haleine mais une TCC. Tu peux laisser les grandes questions comme la relation au père à plus tard... de toute façon ça sortira tout seul quand ça sortira. Seule chose à surveiller: la déprime, la dépression... mais ça tu peux en parler avec un généraliste.


:D Ça aussi, ça me rassure !
Pour ce qui est de la déprime, ayant fait une pseudo-dépression dans le passé qui m'a fait prendre 35kg en 4 mois, je suis extrêmement vigilante là-dessus, dès les premiers signes de déprime (chez moi c'est plus visible sur la motivation que réellement sur le moral ; quand je commence à ne plus avoir envie de rien faire, c'est mauvais), je me bouge pour ne pas tomber dans la spirale de la déprime/dépression.

poupoule a écrit:

L'estime de soi? la question se soulève d'elle-même au fil de la lecture et des exercices, tu verras. La coquetterie? excellente piste! moi j'ai commencé les TDJ dans cette optique et ça continue de m'aider...

En tout cas, bonne lecture et je suis le post! ;)


Question stupide : ça veut dire quoi TDJ ? :lol:
45 ans Paris 9866
lwena a écrit:
La peur de changer, c'est aussi la peur de décevoir les autres ; mon copain, mes parents, tout le monde me connaît comme ça, avec un fort appétit, j'ai peur que mes rapports avec eux changent si ma façon de manger change ... Mais j'ai aussi conscience que tout ça, toutes ces peurs, c'est de la "masturbation intellectuelle", je réfléchis trop, tout le temps, j'ai peur de conséquences peu probables à propos d'un truc que j'ai même pas encore commencé, quoi ...


Encore une fois, c'est très très normal!
Le changement, c'est toujours ce qu'on désire et craint à la fois.
Oui, ton entourage va remarquer que tu manges différemment, et probablement croire qu'il s'agit d'un nouveau régime. Oui, il faudra trouver une formule qui coupe court à la conversation et permet de te laisser tranquille. Moi j'avais trouvé ceci: "non je ne fais pas de régime, et je ne compte plus jamais en faire de ma vie, mais j'ai décidé de ne plus me forcer au-delà de ma faim, même pour faire plaisir aux autres... truc de dingue non? ça vous pose un problème?" Eh ben figure-toi que ça marche pas mal :lol: Je déconseille de se lancer dans de longues explications de la méthode, ça va plus épuiser ton énergie qu'autre chose. Et rassure-toi, le rythme social des repas n'est perturbé que quelques jours ou semaines, ensuite tu te cales à nouveau sur les rythmes "normaux" mais en adaptant tes quantités à ton appétit.

Les TDJ? Les tenues du jour :lol: Tu trouveras ça sur mon blog ici... ça m'a beaucoup aidée, surtout le fait de couper la tête, de tenter juste d'objectiver sa silhouette, d'accepter de prendre soin de soi quelle que soit sa taille, trouver du choix dans les vêtements et ne plus pleurnicher parce qu'on ne peut plus acheter son jean chez Monoprix et son top chez Camaïeu... et ça marche ;)
36 ans chez les chtis 6262
Iwena, je me reconnais beaucoup dans tes peurs...

Moi aussi j'envisage une RA mais j'ai peur des changements de "ma vie sociale", des repas de famille ou je les entends deja me dire "t'es malade lulu?"
Comme toi je n'ai jamais été mince et ça me fait peur...Surtout depuis que ce qui était ma meilleure amie a fait le régime dukon du perdu plusieurs tailles de vêtements et son âme (elle a vraiment changé et ca, ca me fait peur)
48 ans 35 10308
Je ne peux pas dire mieux que tout ce qu'a dit Poupoule sur le sujet.

Juste pour témoigner là dessus:
poupoule a écrit:
Oui, ton entourage va remarquer que tu manges différemment, et probablement croire qu'il s'agit d'un nouveau régime. Oui, il faudra trouver une formule qui coupe court à la conversation et permet de te laisser tranquille. Moi j'avais trouvé ceci: "non je ne fais pas de régime, et je ne compte plus jamais en faire de ma vie, mais j'ai décidé de ne plus me forcer au-delà de ma faim, même pour faire plaisir aux autres... truc de dingue non? ça vous pose un problème?" Eh ben figure-toi que ça marche pas mal :lol:

C'est a peu près la méthode que j'ai adopté, et ça marche pas mal en effet. Deux exemples.
Mon copain aime bien me voir manger (non c'est pas du tout un fat addict, simplement il y a un côté sensuel dans le fait d'apprécier la nourriture et ça lui plait que je me fasse plaisir en mangeant, donc il a eu l'impression que je me restreignait et que je me frustrais) et il a fallu que je lui explique que non, si je n'ai pas faim je ne me ressers pas, même si c'est bon, et ça n'est pas pour ça que j'ai perdu le sens du plaisir (au contraire même) ;) Et comme c'est moi qui cuisine, j'ai aussi beaucoup avancé sur les goûts, les textures, je prend des cours de cuisine de temps en temps, je fais beaucoup plus attention à la qualité des produits, bref on a beaucoup gagné en qualité des repas, et maintenant il ne me fait plus la remarque.
Dans un autre genre, ma mère m'emm*rdait constamment avec ce que j'avais dans l'assiette ("ah, mais tu ne vas pas manger ça, c'est trop gras! Ah, mais non, pas de pain avec le fromage, c'est trop riche!"). Je lui ai expliqué que maintenant je mangeais à ma faim, et que je m'arrêtais de manger quand je n'avais plus faim, mais que je mangeais de tout comme je voulais. Elle a complètement arrêté de me faire des remarques sur mon assiette (le fait que j'ai eu la chance de perdre un peu de poids dans le process a dû aider!).
Si tes proches te voient bien dans ta peau, les remarques vont s'arrêter rapidement.

Si tu es tentée par la démarche, essaye. Il ne faut pas penser à ça comme un mur à escalader, mais comme un chemin. C'est ouvert devant toi, pas fermé. Et surtout, essaye de ne pas te prendre trop la tête, de ne pas culpabiliser si tu n'arrives pas toujours à écouter ta faim, ou si tu n'as pas toujours envie de l'écouter... C'est normal, et ça s'équilibre.
2630
Bon, je viens de faire un premier test (pas prévu mais je me suis dit, si déjà :lol: ...)

J'ai mangé à 13h (pas de manière excessive), et là tout à l'heure, j'avais l'impression d'avoir encore faim (sensation de gargouillement/creux au niveau de l'estomac).
J'ai tout de suite pensé à manger un truc au chocolat. Puis je me suis rappelé que j'avais du Nutella dans le placard, et dans ma tête s'est inscrit une belle image de tartine de Nutella.
J'ai attendu un peu, pour savoir si c'était vraiment de ça que j'avais envie, puis je suis allée me faire cette tartine.

J'ai donc commencé à manger ma tartine, et c'est vrai que j'ai senti une diminution du plaisir au fur et à mesure ; cependant, j'ai pas ressenti de disparition totale du plaisir, ce qui fait que j'aurais encore pu en manger et avoir du plaisir ; c'est normal ?
Je me suis arrêtée à une tartine d'abord en me disant qu'en en reprenant une autre, j'allais risquer de perdre le contrôle et de finir par avaler la moitié du pot (réflexe de restreinte, je ne pense pas pouvoir perdre ce genre de pensées en quelques jours), mais aussi en me disant que j'allais d'abord attendre, voir si j'avais encore faim, et si non, m'arrêter là.
Pour l'instant, je n'ai pas l'air d'avoir encore faim, ni même envie d'une autre.
Par contre, le goût du Nutella dans la bouche me gène, donc j'ai bu pour me "rincer" un peu la bouche, c'est pas grave ? Ça peut avoir un lien avec le fait d'en vouloir encore, ou de ne plus en vouloir ?

(désolée, je pose plein de questions stupides)
2630
poupoule a écrit:

Encore une fois, c'est très très normal!
Le changement, c'est toujours ce qu'on désire et craint à la fois.
Oui, ton entourage va remarquer que tu manges différemment, et probablement croire qu'il s'agit d'un nouveau régime. Oui, il faudra trouver une formule qui coupe court à la conversation et permet de te laisser tranquille. Moi j'avais trouvé ceci: "non je ne fais pas de régime, et je ne compte plus jamais en faire de ma vie, mais j'ai décidé de ne plus me forcer au-delà de ma faim, même pour faire plaisir aux autres... truc de dingue non? ça vous pose un problème?" Eh ben figure-toi que ça marche pas mal :lol: Je déconseille de se lancer dans de longues explications de la méthode, ça va plus épuiser ton énergie qu'autre chose. Et rassure-toi, le rythme social des repas n'est perturbé que quelques jours ou semaines, ensuite tu te cales à nouveau sur les rythmes "normaux" mais en adaptant tes quantités à ton appétit.


Pour les explications, j'ai tout expliqué en détail à mon copain, qui a eu l'air de trouver ça sensé.
Je voulais lui expliquer parce que vu qu'il aime bien manger avec la télé, il fallait quand même que je le prévienne que dans les prochains temps, ce sera plus possible ; et que par la suite, il pourrait même m'arriver de ne pas manger en même temps que lui, le temps de me remettre à la recherche de mes sensations alimentaires ...

Pour mes parents, le fait que j'entreprenne ça sera bien perçu, je pense, mais j'ai juste peur de ma réaction vis-à-vis de mon père ; sachant qu'il connaît la méthode et n'a jamais réussi à l'appliquer, j'ai peur de me sentir coupable d'y arriver alors que lui pas (disons que c'est compliqué, mais je me suis toujours sentie "solidaire" de ses problèmes de bouffe, c'est probablement pour ça que j'en ai développé moi aussi)
Ça va être ça la partie la plus dure : tenir devant mes parents, et pas finir par manger pour leur "faire plaisir" ...

poupoule a écrit:

Les TDJ? Les tenues du jour :lol: Tu trouveras ça sur mon blog ici... ça m'a beaucoup aidée, surtout le fait de couper la tête, de tenter juste d'objectiver sa silhouette, d'accepter de prendre soin de soi quelle que soit sa taille, trouver du choix dans les vêtements et ne plus pleurnicher parce qu'on ne peut plus acheter son jean chez Monoprix et son top chez Camaïeu... et ça marche ;)


:lol: Ok, merci pour l'explication !

lulutheone a écrit:
Iwena, je me reconnais beaucoup dans tes peurs...

Moi aussi j'envisage une RA mais j'ai peur des changements de "ma vie sociale", des repas de famille ou je les entends deja me dire "t'es malade lulu?"
Comme toi je n'ai jamais été mince et ça me fait peur...Surtout depuis que ce qui était ma meilleure amie a fait le régime dukon du perdu plusieurs tailles de vêtements et son âme (elle a vraiment changé et ca, ca me fait peur)


Oui, parce que finalement changer physiquement va aussi changer des choses de manière générale dans nos vies (rapport avec les autres, rapport à soi-même) ; je sais que moi, tout ça me fait peur finalement ...
Comme dit le proverbe : "On sait ce que l'on perd, pas ce que l'on gagne"

Mais bon, je reste positive, je me dis que c'est pas comme un by-pass qui est irréversible, si cette méthode et/ou ses conséquences ne me conviennent pas, rien ne m'empêche de laisser tomber.

Angia a écrit:
Je ne peux pas dire mieux que tout ce qu'a dit Poupoule sur le sujet.

Juste pour témoigner là dessus:
poupoule a écrit:
Oui, ton entourage va remarquer que tu manges différemment, et probablement croire qu'il s'agit d'un nouveau régime. Oui, il faudra trouver une formule qui coupe court à la conversation et permet de te laisser tranquille. Moi j'avais trouvé ceci: "non je ne fais pas de régime, et je ne compte plus jamais en faire de ma vie, mais j'ai décidé de ne plus me forcer au-delà de ma faim, même pour faire plaisir aux autres... truc de dingue non? ça vous pose un problème?" Eh ben figure-toi que ça marche pas mal :lol:

C'est a peu près la méthode que j'ai adopté, et ça marche pas mal en effet. Deux exemples.
Mon copain aime bien me voir manger (non c'est pas du tout un fat addict, simplement il y a un côté sensuel dans le fait d'apprécier la nourriture et ça lui plait que je me fasse plaisir en mangeant, donc il a eu l'impression que je me restreignait et que je me frustrais) et il a fallu que je lui explique que non, si je n'ai pas faim je ne me ressers pas, même si c'est bon, et ça n'est pas pour ça que j'ai perdu le sens du plaisir (au contraire même) ;) Et comme c'est moi qui cuisine, j'ai aussi beaucoup avancé sur les goûts, les textures, je prend des cours de cuisine de temps en temps, je fais beaucoup plus attention à la qualité des produits, bref on a beaucoup gagné en qualité des repas, et maintenant il ne me fait plus la remarque.
Dans un autre genre, ma mère m'emm*rdait constamment avec ce que j'avais dans l'assiette ("ah, mais tu ne vas pas manger ça, c'est trop gras! Ah, mais non, pas de pain avec le fromage, c'est trop riche!"). Je lui ai expliqué que maintenant je mangeais à ma faim, et que je m'arrêtais de manger quand je n'avais plus faim, mais que je mangeais de tout comme je voulais. Elle a complètement arrêté de me faire des remarques sur mon assiette (le fait que j'ai eu la chance de perdre un peu de poids dans le process a dû aider!).
Si tes proches te voient bien dans ta peau, les remarques vont s'arrêter rapidement.

Si tu es tentée par la démarche, essaye. Il ne faut pas penser à ça comme un mur à escalader, mais comme un chemin. C'est ouvert devant toi, pas fermé. Et surtout, essaye de ne pas te prendre trop la tête, de ne pas culpabiliser si tu n'arrives pas toujours à écouter ta faim, ou si tu n'as pas toujours envie de l'écouter... C'est normal, et ça s'équilibre.


C'est aussi ce que j'espère, me dire que finalement je vais remplacer la quantité (excessive) par de la qualité, pour que le repas soit quand même un moment de plaisir (j'aime manger, c'est clairement pas quelque chose que je pourrais abandonner comme ça)
48 ans 35 10308
lwena a écrit:
Par contre, le goût du Nutella dans la bouche me gène, donc j'ai bu pour me "rincer" un peu la bouche, c'est pas grave ? Ça peut avoir un lien avec le fait d'en vouloir encore, ou de ne plus en vouloir ?

C'est TRES grave! Va immédiatement te flageller avec des orties fraichement coupées! ;)
Je crois qu'il faut partir du principe général que rien n'est grave, en fait. Surtout là au début où tu fais des essais justement pour comprendre tes sensations. Mais la démarche que tu présentes me semble tout à fait logique, je trouve ça même super qu'en une fois tu arrives à te faire plaisir avec ta tartine de Nutella, et arrêter ensuite, et te rendre compte qu'avec une tartine tu n'as plus faim, et que tu n'as pas envie d'en reprendre une tout de suite... Et quand bien même tu aurais mangé cette deuxième tartine, le simple fait de réfléchir sur ce que tu ressens quand tu la manges, c'est déjà un grand pas.
Et oui je pense que c'est normal quand on mange un truc qu'on aime de ressentir qu'on pourrait en manger plus simplement par plaisir. Mais comme tu as remarqué, le plaisir quand tu n'as plus faim n'est pas tout à fait le même. Donc si tu sais que ce Nutella est toujours disponible dans un coin, tu pourras le reprendre quand tu auras envie de le manger par faim, et tu retrouveras le plaisir maximum.

lwena a écrit:
C'est aussi ce que j'espère, me dire que finalement je vais remplacer la quantité (excessive) par de la qualité, pour que le repas soit quand même un moment de plaisir (j'aime manger, c'est clairement pas quelque chose que je pourrais abandonner comme ça)

Ah mais tout pareil. J'adore manger, j'adore cuisiner, et il n'est pas question que ça change. Et en fait la RA ça m'est apparu comme le prolongement naturel (ou l'accompagnement naturel, je ne sais pas trop comment dire) du fait de bien aimer manger et bien aimer faire la cuisine, parce qu'on n'a pas d'interdit, et qu'on profite au maximum du plaisir de ce qu'on mange.

Pour ce qui est de la vie sociale, il est vrai que je suis toute seule pendant 4 soirs de la semaine et ça m'a sans doute aider parce que du coup je n'ai pas de contraintes sur l'heure et le contenu des repas. Mais je n'ai pas de soucis pour manger aux heures des repas "classiques" quand je suis avec mon copain ou en sortie resto ou autre (et le midi je mange à la cantine donc je m'adapte aussi). Au pire si je n'ai pas trop faim au moment des repas je mange un peu moins, mais ça n'a pas vraiment eu d'impact sur ma vie sociale.

Par contre, il est vraiment important d'avoir à l'esprit que la perte de poids ou le changement de silhouette, ce n'est pas garanti (ce n'est pas le but en fait). J'ai perdu un peu mais je suis toujours largement en surpoids (et comme je suis à peu près stable maintenant, je pense que j'ai atteint mon set-point) mais par contre je suis bien dans mon corps parce que je n'ai plus cette sensation de "trop plein", de lourdeur, de malaise même, que je pouvais avoir après avoir trop mangé. Donc même en ayant peu perdu, je me sens beaucoup plus légère.
2630
Angia a écrit:

C'est TRES grave! Va immédiatement te flageller avec des orties fraichement coupées! ;)
Je crois qu'il faut partir du principe général que rien n'est grave, en fait. Surtout là au début où tu fais des essais justement pour comprendre tes sensations. Mais la démarche que tu présentes me semble tout à fait logique, je trouve ça même super qu'en une fois tu arrives à te faire plaisir avec ta tartine de Nutella, et arrêter ensuite, et te rendre compte qu'avec une tartine tu n'as plus faim, et que tu n'as pas envie d'en reprendre une tout de suite... Et quand bien même tu aurais mangé cette deuxième tartine, le simple fait de réfléchir sur ce que tu ressens quand tu la manges, c'est déjà un grand pas.
Et oui je pense que c'est normal quand on mange un truc qu'on aime de ressentir qu'on pourrait en manger plus simplement par plaisir. Mais comme tu as remarqué, le plaisir quand tu n'as plus faim n'est pas tout à fait le même. Donc si tu sais que ce Nutella est toujours disponible dans un coin, tu pourras le reprendre quand tu auras envie de le manger par faim, et tu retrouveras le plaisir maximum.


:lol: Nan mais je voulais pas dire "vraiment très grave", j'ai juste trouvé ce réflexe de boire juste après bizarre ...
Ben là c'est juste un premier essai, j'imagine bien que ça va pas forcément être aussi facile tout le temps, et que bien des fois j'aurais plus de mal ; là je suis seule, j'ai rien d'autre à faire, pas d'émotions fortes non plus, c'est les conditions "idéales" ...

Angia a écrit:

Ah mais tout pareil. J'adore manger, j'adore cuisiner, et il n'est pas question que ça change. Et en fait la RA ça m'est apparu comme le prolongement naturel (ou l'accompagnement naturel, je ne sais pas trop comment dire) du fait de bien aimer manger et bien aimer faire la cuisine, parce qu'on n'a pas d'interdit, et qu'on profite au maximum du plaisir de ce qu'on mange.

Pour ce qui est de la vie sociale, il est vrai que je suis toute seule pendant 4 soirs de la semaine et ça m'a sans doute aider parce que du coup je n'ai pas de contraintes sur l'heure et le contenu des repas. Mais je n'ai pas de soucis pour manger aux heures des repas "classiques" quand je suis avec mon copain ou en sortie resto ou autre (et le midi je mange à la cantine donc je m'adapte aussi). Au pire si je n'ai pas trop faim au moment des repas je mange un peu moins, mais ça n'a pas vraiment eu d'impact sur ma vie sociale.

Par contre, il est vraiment important d'avoir à l'esprit que la perte de poids ou le changement de silhouette, ce n'est pas garanti (ce n'est pas le but en fait). J'ai perdu un peu mais je suis toujours largement en surpoids (et comme je suis à peu près stable maintenant, je pense que j'ai atteint mon set-point) mais par contre je suis bien dans mon corps parce que je n'ai plus cette sensation de "trop plein", de lourdeur, de malaise même, que je pouvais avoir après avoir trop mangé. Donc même en ayant peu perdu, je me sens beaucoup plus légère.


Pour ce qui est de la perte de poids, je suis tout à fait lucide ; je n'aurais jamais un IMC "normal" un jour, et c'est pas non plus mon but.
Simplement j'ai un IMC de 46, si la RA pouvait au moins me faire descendre en-dessous de 40, ce serait déjà bien. En-dessous de 35 voire 30, encore mieux, mais je compte pas franchement là-dessus.

Je tente une RA pour perdre du poids, ça je l'admets, mais aussi pour avoir un rapport sain à la nourriture.
Parce que quand je réfléchis au futur, un truc qui me fait peur, c'est quand j'aurais des enfants, comment ça se passera avec leur alimentation à eux ; j'ai pas envie qu'ils développent des troubles vis-à-vis de moi comme moi je l'ai fais vis-à-vis de mon père ...
45 ans Paris 9866
lwena a écrit:
J'ai donc commencé à manger ma tartine, et c'est vrai que j'ai senti une diminution du plaisir au fur et à mesure ; cependant, j'ai pas ressenti de disparition totale du plaisir, ce qui fait que j'aurais encore pu en manger et avoir du plaisir ; c'est normal ?

A strictement parler (n'hésite pas à lire la "Lettre à Ménécée" d'Epicure qui explique ça très bien et fait dix pages), la disparition totale du plaisir c'est ce qu'on appelle la douleur. Pour moi il a vraiment fallu apprendre à m'arrêter de manger avant la douleur (pas forcément le mal de ventre, ne serait-ce que la nausée). Plus tu es attentive à ce que tu ressens, plus tu deviens gourmet et t'arrêtes tôt... pour mieux y revenir plus tard quand la faim est de retour et permet d'optimiser le plaisir à nouveau (ce que dit Angia). Il faut apprendre à éviter la douleur dans les deux sens: ne pas attendre la crampe d'estomac pour manger, ne pas attendre le dégout pour arrêter de manger. Peu à peu, on augmente sa sensibilité et on dose de mieux en mieux.

Par contre, le goût du Nutella dans la bouche me gène, donc j'ai bu pour me "rincer" un peu la bouche, c'est pas grave ? Ça peut avoir un lien avec le fait d'en vouloir encore, ou de ne plus en vouloir ?

Le nutella (peut-être aussi le foie gras) est pour moi l'aliment qui rassasie le plus vite: gras, sucré, collant, le corps reconnaît tout de suite les signaux de cet aliment calorique bien connu. Si on commence à s'écouter, on a vite envie de s'arrêter après une cuillère ou une tartine, et de se rincer la bouche avec de l'eau fraîche car tout simplement les papilles ont eu leur content. Pour moi c'est plutôt un signe que tu as réussi l'exercice! ;)

(désolée, je pose plein de questions stupides)

Je ne pense vraiment pas, et ce n'est pas qu'une façon de parler. La RA, c'est retrouver un rapport naturel aux aliments, un rapport simple... mais rien n'est moins facile que le simple.

48 ans 35 10308
poupoule a écrit:
La RA, c'est retrouver un rapport naturel aux aliments, un rapport simple... mais rien n'est moins facile que le simple.

Je ne peux pas dire mieux (mais je tenais à le dire! ;) ).

C'est intéressant ce que tu dis sur la disparition totale du plaisir et la douleur. Je n'avais pas réfléchi à ça comme ça, mais c'est assez juste. Et sur le Nutella qui "contente" les papilles très rapidement (bon moi je n'aime pas ça, alors je suis un peu mal placée pour les conseils sur cet aliment qui semble si compliqué pour beaucoup de monde! ;) ).
45 ans Paris 9866
Angia a écrit:
poupoule a écrit:
La RA, c'est retrouver un rapport naturel aux aliments, un rapport simple... mais rien n'est moins facile que le simple.

Je ne peux pas dire mieux (mais je tenais à le dire! ;) ).

C'est intéressant ce que tu dis sur la disparition totale du plaisir et la douleur. Je n'avais pas réfléchi à ça comme ça, mais c'est assez juste. Et sur le Nutella qui "contente" les papilles très rapidement (bon moi je n'aime pas ça, alors je suis un peu mal placée pour les conseils sur cet aliment qui semble si compliqué pour beaucoup de monde! ;) ).


Merci Angia.
Pour le nutella, pareil pour moi. Je ne kiffe pas et de toute façon je trouve que j'en ai assez au bout d'une demi-cuillère. Mais alors qu'est-ce que j'ai dû bosser avec les pizzas, les chips, les noix de cajou, la glace à la vanille, etc, etc :lol:
2630
;) Je suis pas une inconditionnelle du Nutella non plus. J'aime, mais je suis pas fan au point d'en manger à la petite cuillère.
D'ailleurs j'en achète jamais, là j'en avais acheté pour une soirée crêpes le 26 Novembre, j'y avais pas touché depuis (alors que j'ai mangé des paquets de gâteaux entiers, des baguettes de pain, des trucs salés, bref plein de choses par compulsion/envie de manger, mais même pas le Nutella)
B I U