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Les témoignages et le victim-blaming

55 ans Est 414
"le mal est fait: il n'y a plus de couple..." dixit encore Poirier

Sauver le couple à tout prix, toujours, c'est vraiment ta devise

je préfère quant à moi  
sauver une personne qui n'a qu'une vie qu'une théorie, un idéal, enfin le tien :
on dirait que l'individu, ses désirs, son libre-arbitre n'a aucune importance pour toi, ton obstination est désespérante.

la solitude te fait donc si peur que tu ne peux pas voir et dire au moins une fois que parfois le mal c'est justement le couple
et qu'il vaut mieux une bonne séparation que 2 individus qui souffrent ensemble, parfois seulement du fait d'un des membres,
la plupart du temps du fait des deux et de leur relation justement.

Et je ne parle même pas de choses aussi grave que les coups, l'alcoolisme, le jeu, les cris et les scènes journalières
mais quand une relation est si peu satisfaisante qu'on songe à l'arrêter , qu'on s'y perd parfois jusqu'à la dépression, pourquoi s'obstiner, au nom de quoi ?

Des tas de gens vivent seuls et s'en trouvent bien, des couples qui s'entendent vivent séparément, des gens vivent en communauté,
bref il y a plein de modes de vie dans l'humanité très respectables ( et dans l'animalité aussi d'ailleurs) et tout aussi valables que ton sacro-saint couple

y a même des gens qui se séparent par consentement mutuel...
ce sont des renégats à la foi jurée, des criminels, des lâches pour toi Poirier ?
43 ans Dans un arbre à Tecolotlan 962
Et bien ça n'arrive pas souvent, mais je ne suis pas trop d'accord avec LaPo. Je me permets de donner un avis sur la question parce que je peux témoigner de violences conjugales dans ma propre famille, dues à ma grand-mère (dans ma famille, la violence est surtout féminine).

Souffrant de troubles psy liés à la guerre, elle a eu toute sa vie des gestes violents et des propos destructeurs à l'égard de sa propre mère, son mari et sa fille. Elle leur a fait vivre un enfer et mon grand-père ne s'y est jamais opposé. Il a laissé faire, il a laissé sa belle-mère âgée s'en prendre plein la poire (elle vivait chez eux), il a subi les insultes, la dévalorisation constante, les objets lancés à la figure et les coups de chaussures, en rendant de temps en temps la pareille, même si la plupart du temps il partait se réfugier à la cave pour bricoler. Il a laissé sa fille grandir toute seule dans cette atmosphère sans amour, violente et toxique et a trouvé un certain réconfort dans la boisson. Le déclic, il ne l’a jamais eu. Ses dernières années de vie ont été un cauchemar car il s’est paralysé suite à un AVC et il est devenu entièrement dépendant de ma grand-mère. Je ne rentrerai pas dans les détails, mais il a fallu faire entrer mon grand-père à l’hôpital dans ses dernières semaines d’agonie pour être sûr que ma grand-mère lui foute enfin la paix, alors que lui-même désirait mourir dans son lit. Quand il est mort, ma mère a eu des propos durs à son égard qu’elle n’a jamais exprimés de son vivant. Elle lui reproche de n'avoir pas su les protéger, elle et sa propre grand-mère, et d’avoir fui toute sa vie la situation. Elle le considère comme un lâche. Je crois même qu’elle en veut encore plus à son père qu’à sa mère.

J’ai eu la chance d'avoir des rapports différents avec mes grands-parents et de pouvoir les considérer avec un regard plus distancié, donc même si je comprends le ressenti de ma mère, je ne me permettrai pas d'avoir un jugement de valeur aussi terrible sur mon grand-père, mais il est clair que sa passivité a été en partie responsable de cette situation de merde. Il avait les moyens physiques d'agir, mais il n’a rien fait. La question de la santé mentale de ma grand-mère est restée taboue, s’aggravant au fil des ans. Il ne s'est sans doute jamais considéré comme une victime, ni lui ni les autres membres de la famille, il a préféré la fuite en avant, ne pas voir le fond du problème et se sauver de la maison toutes les fois où c’était possible. Jusqu’à ce qu’il soit cloué dans son fauteuil roulant. Je ne pense pas qu’il espérait que ça aille mieux un jour, je crois qu'il était profondément fataliste et n’envisageait pas que les choses puissent être différentes. Peut-être aussi, comme l’ a dit Cocagne, qu’il ne voulait pas voir à quel point il s’était planté. Il a souffert et a clairement eu une vie malheureuse, mais ça n'enlève pas sa responsabilité.

Je ne parle pas de faute, ni de coupable, je parle de responsabilité. Quant à moi, je ne me sens pas au-dessus des autres, je pense que je peux aussi me retrouver dans ce genre de situation horrible. J’ai souvent pu constater qu’il y a des mécanismes inconscients qui nous emprisonnent parfois et nous poussent à réaliser des choses contraires à notre intérêt, à s’engager dans des voies sans issue ou à s’enliser dans des situations foireuses dès le départ. Rien à voir avec un conjoint toxique, mais je me suis déjà mise dans des situations de souffrance où a priori je pouvais faire la démarche d’en sortir mais je continuais de subir. Quand on m’a parlé (ma psy en l’occurrence) de mon libre arbitre, de ma liberté de choisir, j’ai enfin pris conscience que j’avais des bras et des mains pour agir et que je pouvais sortir de ma paralysie. Car pour moi, quelqu’un de responsable, c’est quelqu’un qui peut agir, et le priver de cette responsabilité c’est l’enfermer dans une impuissance fataliste.

Je comprends néanmoins que ce discours peut être compris de travers et mal reçu, faisant plus de mal que de bien, d’où le fait que je ne participe jamais à ce genre de topic.
50 ans Out of nowhere 3831
Mellyne a écrit:
Bonjour,

De mon point de vue, il y a une différence énorme entre dire à quelqu'un "tu es une victime et c'est de ta faute" (ça revient à dire que la victime est coupable de sa situation), et dire à quelqu'un qui se sait victime, est consciente de sa situation, tient un discours clair sur son état de victime de situation anormale, qui a les moyens d'agir pour sortir de sa situation de victime et qui la laisse tout de même perdurer, qu'elle a une part de responsabilité dans ce qui lui arrive.

Je pourrais raconter le "mariage" d'une personne que j'ai connue, que son mari battait, qui a porté plainte, plainte suite à laquelle le mari a fait de la prison, et qui est retournée vivre avec son mari à sa sortie de prison ...

Je pense que reconnaître que quelqu'un est victime d'une situation, c'est aussi lui rendre ses moyens d'actions, les anglais diraient "empowerment" (désolée, pas trouvé d'équivalent aussi exact en français). Et il s'agit que cette personne comprenne qu'elle a le choix, qu'elle est maîtresse de ce qui lui arrive, qu'elle prend ses propres décisions.

Pour conclure et résumer, dire à quelqu'un qu'elle est une victime face à une situation de violence (inacceptable de façon inhérente), oui, et on ne lui répétera jamais assez. Et lui reprocher d'avoir choisi d'être victime est un non-sens. Mais il appartient à cette personne de prendre les décisions nécessaires pour faire cesser sa situation. Il ne s'agit pas de lui dire qu'elle est responsable de sa situation, mais lui dire qu'elle est responsable de faire cesser la situation en question.

Et je suis une femme, j'assume mes propos, et je pense être "déconstruite" concernant le sexisme (en fait, je suis profondément indifférente au sexe/genre des autres). Se montrer et être violent, puis minimiser et même en rire face à sa victime, de façon à se rassurer quant à sa propre culpabilité, n'a malheureusement pas de sexe ou de genre. Les femmes en sont aussi capables que les hommes, sur les personnes qu'elles savent être plus faibles qu'elles-mêmes. Ça me désespère. Mais ramener le problème au sexisme de la société, c'est méconnaître la (parfois très laide) nature humaine.

Qu'est ce que ça fait du bien d'entendre ce discours plein de bon sens.
Il est évident que voir une attitude sexiste dans le victim blaming, c'est se montrer soi-même sexiste.
55 ans 2668
Renarde a écrit:
"le mal est fait: il n'y a plus de couple..." dixit encore Poirier

y a même des gens qui se séparent par consentement mutuel...
ce sont des renégats à la foi jurée, des criminels, des lâches pour toi Poirier ?
Tu as l'art de me faire dire tout et n'importe quoi...
Je vais encore "flooder", bon visiblement je suis :cry: bon qu'à ça.
Je me démène pour faire un article fin page précédente qui explique des choses assez pertinentes, et voilà ce que je récolte en retour :roll: ....

Eh bien, je radote, je me répète, je crois avoir expliqué dans mon sujet-fleuve personnel que ma femme, l'année dernière -c'était une composante du "bouquet final" de son alcoolisme-, avait été voir une avocate, et avait engagé une procédure de divorce "pour consentement mutuel"... Et nous aurions eu RV en octobre 2014 si mon souvenir est bon pour la phase de "conciliation".
Pour qui me prend-tu?? Si l'un des deux conjoints jette l'éponge et décide de divorcer, l'autre n'a qu'à faire avec!
Je lui ai dit que je trouvais pas ça une bonne idée, que ce serait dommage...
D'un côté, elle a des revenus très faibles c'est le moins qu'on puisse dire, si elle pouvait s'assumer financièrement, c'aurait été + viable. D'autre part, notre fille est grande (18 ans)...
Finalement, avec son traitement, l'idée de divorce a visiblement été abandonnée de son côté...
Perso, ce n'est pas complètement fait pour me déplaire de vivre avec une épée de Damoclès sur la tête : En effet, dans un couple, rien n'est gagné, rien n'est acquis. C'est toujours en construction, en consolidation...

Une dernière phrase de ma femme qui m'a toujours laissé pensif, en faisant relativiser les choses :
"un couple qui ne s'engueule, c'est un couple qui ne s'aime pas"..
Tirez pas sur le pianiste, là je cite "Mme Poirier"...

Dans mon post de la fin dernière page, je posais des questions qui visiblement passent inaperçues alors qu'elles sont essentielles...

Finalement pour quelle raison les femmes qui portent plainte... Portent plainte??
-Pour sauver leur couple (j'avais "ménage" en tête... Ou "famille")?
-Accuser pour accuser (et avec raison, n'allez pas déformer mes pensées..) et sans plus aucun espoir sur un devenir commun?? (preuves pour divorce etc..)

De là, on voit arriver la notion de "victime". On peut être victime d'un accident de la route. Un accident est... Accidentel, c'est-à-dire imprévisible et nous tombe dessus lorsqu'on s'y attend guère...

Bref, Renarde, si à chacune de mes interventions, tu décortiques chaque tournure de phrase pour me chercher des poux dans la tête, c'est contrariant, voilà ce que je puis dire en substance...
92 ans 9582
un couple qui ne s'engueule pas est un couple qui ne s'aime pas ? eh ben vive le célibat dis donc...
92 ans 9582
on porte plainte pour se PROTEGER !

par amour… comme s'il y avait encore de l'amour quand on se fait tabasser :roll:
55 ans 2668
Poirier a écrit:
De là, on voit arriver la notion de "victime". On peut être victime d'un accident de la route. Un accident est... Accidentel, c'est-à-dire imprévisible et nous tombe dessus lorsqu'on s'y attend guère...
Si je veux garder ma femme, faut que j'arrête de m'user les yeux sur un écran !!
1. Je pense avoir livré un témoignage concret et sérieux...
2. Ce "victim-blaming", ça veut dire quoi au juste? Ca à l'air plaisant de se complaire avec des termes anglo-saxons...
Bon : mettons que ça soit (et je ne prend même pas la peine de faire une recherche gogol : le blâme sur la victime...
C'est à dire qu'une femme se fait violer, et on vient lui dire que c'est de sa faute, qu'elle l'a cherché...
J'ai pris cet exemple car dans des pays lointains ou presque proches au sud, c'est ce qui se passe... Questions de traditions, de religions, de connerie ambiante... Et de machisme..
Or il se trouve qu'ici, en France, enfin, pour moi tout du moins, des règles essentielles de bonne conduite font lois, et pas ce que j'ai mis en italique...
Bref, quand on est victime de quoi que ce soit, ça appelle réparation...
55 ans 2668
a-nonyme a écrit:
on porte plainte pour se PROTEGER !

par amour… comme s'il y avait encore de l'amour quand on se fait tabasser :roll:
... C'est pour ça que je prétend qu'il faut porter plainte immédiatement.(désolé c'est en gras tu n'aimes pas...)
Les menaces de le faire c'est totalement improductif...
Attendre (que ça s'arrête lol!!!) non plus...

Maintenant : "se PROTEGER". J'avoue que je l'ai eue assez "mauvaise" de me faire convoquer.. Bon ils sont pas venus à mon domicile à l'aube enfoncer la porte, hein!!
Sinon, je comprend bien que quand le mec a pris ses vilaines habitudes de tortionnaire domestique (ça doit les faire jouir, les mecs qui tabassent leur femme de manière régulière???), elle, elle se dit que ça va être sa Fête avec un F majuscule quand il aura été rattrapé par la justice...
J
41 ans Paris 1842
Hmmmm

J'avoue que j'ai du mal à avoir une position claire. J'explique.

Je n'ai jamais, personnellement, été confrontée à la violence conjugale. EN revanche, professionnellement, j'ai été confrontée à une situation de harcélement moral très violente, compliquée par la précarité de mon statut pro: être harcelée quand t's salariée, c'est pas facile, mais tu as une protection minimale. Quand tu es profession libérale, tu as zéro filet, pas de structure d'aide, pas de syndicat, etc Bref. Durant cette période, on me demandait pkoi je partais pas, avec je le sentais des jugements sur cette situation, et le fait que je me complaise dans cette situation de victime. Ben c'était pas entièrement faux: oui, c'est dur de partir, oui, tu ne dors plus, tu es épuisée, tu n'as plus aucune estime de toi, mais à un moment, il n'y a que toi qui peut donner un coup de pied au fond de la piscine et prendre la décision de te casser. D'ailleurs, je n'ai que peu d'estime pour ma collègue qui avait accepté cela pendant 12 ans, reproduisait cela sur les plus jeunes, se plaignait, et acceptait par ailleurs que son mari lui tape dessus. Je sais que c'est mal, mais au bout d'un moment, je ne comprends pas que l'on ne passe pas dans la phase de libération.

De la même manière, je fais peu de pénal, notamment parce que je sais que je serais incapable de gérer une cliente battue qui retire sa plainte à l'audience. Il y en a, sans arrêt, cela me met hors de moi.

C'est peut être sexiste, mais je ne crois pas. Je crois que c'est juste trop de pragmatisme, et de la lucidité sur les limites de ma capacité d'empathie.
P
48 ans Sens (89) 126
Mais justement! Le truc c'est qu'il n'y a pas de position claire, parce que chaque situation est différente, que chaque protagoniste est différent, et que ce qu'un décidera, un autre ne l'envisagerai même pas.

Le seul paramètre sur lequel on peut trouver un consensus c'est que toute violence est inacceptable.
M
92 ans 1565
Tecolote a écrit:
Quand il est mort, ma mère a eu des propos durs à son égard qu’elle n’a jamais exprimés de son vivant. Elle lui reproche de n'avoir pas su les protéger, elle et sa propre grand-mère, et d’avoir fui toute sa vie la situation. Elle le considère comme un lâche. Je crois même qu’elle en veut encore plus à son père qu’à sa mère.

Je comprends néanmoins que ce discours peut être compris de travers et mal reçu, faisant plus de mal que de bien, d’où le fait que je ne participe jamais à ce genre de topic.

Tecolote,je ne pense pas que les situattions soient exactement les mêmes non plus. Ta mère et ton arrière grand mère ont subi des violences de la part de ta grand mère,c'est compréhensible que ta mère en veuille à son père. Il ne les a pas protégées et a effectivement fui la solution. Il y a une différence entre rester et ne rien faire malgré que tu subisses des violences parce que tu espères que ça s'améliore ou à l'inverse parce que tu es fataliste comme l'était ton grand mère et ne rien faire alors que tes proches sont victimes des mêmes violences que toi.
Si ton grand père avait été la seule victime de la violence de ta grand mère,il est probable que ta mère le plaindrait plus qu'elle lui en voudrait.
56 ans le pays de Cocagne bien sur 4169
Poirier a écrit:
Poirier a écrit:
De là, on voit arriver la notion de "victime". On peut être victime d'un accident de la route. Un accident est... Accidentel, c'est-à-dire imprévisible et nous tombe dessus lorsqu'on s'y attend guère...
Si je veux garder ma femme, faut que j'arrête de m'user les yeux sur un écran !!
1. Je pense avoir livré un témoignage concret et sérieux...
2. Ce "victim-blaming", ça veut dire quoi au juste? Ca à l'air plaisant de se complaire avec des termes anglo-saxons...
Bon : mettons que ça soit (et je ne prend même pas la peine de faire une recherche gogol : le blâme sur la victime...
C'est à dire qu'une femme se fait violer, et on vient lui dire que c'est de sa faute, qu'elle l'a cherché...
J'ai pris cet exemple car dans des pays lointains ou presque proches au sud, c'est ce qui se passe... Questions de traditions, de religions, de connerie ambiante... Et de machisme..
Or il se trouve qu'ici, en France, enfin, pour moi tout du moins, des règles essentielles de bonne conduite font lois, et pas ce que j'ai mis en italique...
Bref, quand on est victime de quoi que ce soit, ça appelle réparation...


arrête de te mettre des oeillères, le nombre de gens, hommes et femmes, qui pensent qu'une femme s'est faite violée c'est parce qu'elle portait une jupe à peine trop courte, parce qu'elle n'aurait pas du être dans la rue, le métro à cette heure là ou à cette endroit là est encore dramatiquement trop important
c'est pour ça que ma mère m'a avoué ne pas avoir été porter plainte la première fois
heureusement la police a un peu plus changé que des pans entiers de la société

mais une réflection que je me faisais : si le victime blaming ne s'acharnait pas enore trop sur les femmes, les hommes victimes de viol, de violences conjugales seraient bien plus nombreux à porter plainte aussi
J
41 ans Paris 1842
Cocagne a écrit:
Poirier a écrit:
Poirier a écrit:
De là, on voit arriver la notion de "victime". On peut être victime d'un accident de la route. Un accident est... Accidentel, c'est-à-dire imprévisible et nous tombe dessus lorsqu'on s'y attend guère...
Si je veux garder ma femme, faut que j'arrête de m'user les yeux sur un écran !!
1. Je pense avoir livré un témoignage concret et sérieux...
2. Ce "victim-blaming", ça veut dire quoi au juste? Ca à l'air plaisant de se complaire avec des termes anglo-saxons...
Bon : mettons que ça soit (et je ne prend même pas la peine de faire une recherche gogol : le blâme sur la victime...
C'est à dire qu'une femme se fait violer, et on vient lui dire que c'est de sa faute, qu'elle l'a cherché...
J'ai pris cet exemple car dans des pays lointains ou presque proches au sud, c'est ce qui se passe... Questions de traditions, de religions, de connerie ambiante... Et de machisme..
Or il se trouve qu'ici, en France, enfin, pour moi tout du moins, des règles essentielles de bonne conduite font lois, et pas ce que j'ai mis en italique...
Bref, quand on est victime de quoi que ce soit, ça appelle réparation...


arrête de te mettre des oeillères, le nombre de gens, hommes et femmes, qui pensent qu'une femme s'est faite violée c'est parce qu'elle portait une jupe à peine trop courte, parce qu'elle n'aurait pas du être dans la rue, le métro à cette heure là ou à cette endroit là est encore dramatiquement trop important
c'est pour ça que ma mère m'a avoué ne pas avoir été porter plainte la première fois
heureusement la police a un peu plus changé que des pans entiers de la société

mais une réflection que je me faisais : si le victime blaming ne s'acharnait pas enore trop sur les femmes, les hommes victimes de viol, de violences conjugales seraient bien plus nombreux à porter plainte aussi


Oui. J'ai lu il y a peu les réactions des crétins commentateurs quant au viol d'un jeune homme à Dax, pendant les feria je crois. Dramatique.
43 ans Dans un arbre à Tecolotlan 962
MaudK a écrit:

Tecolote,je ne pense pas que les situattions soient exactement les mêmes non plus. Ta mère et ton arrière grand mère ont subi des violences de la part de ta grand mère,c'est compréhensible que ta mère en veuille à son père. Il ne les a pas protégées et a effectivement fui la solution.


Il y a en effet une différence entre subir soi-même les violences et laisser les autres les subir ou leur imposer d'en être les spectateurs. Malheureusement, les cas comme mon grand-père, où des personnes tierces se retrouvent impliquées d'une manière ou d'une autre dans la violence conjugale quotidienne sont malheureusement légion, parce qu'il est assez fréquent que le conjoint (homme ou femme) qui subit fonde une famille avec son bourreau, avant ou après les premiers signes de violence. Je crois d'ailleurs que c'est le cas du post qui a conduit à ce débat.

Et parce que des enfants se retrouvent souvent dans les problématiques de violence de couple, il me semble tout à fait approprié d'en parler ici. Etre une victime de violence n'exempte pas de sa responsabilité et de son devoir de protection envers le reste de la famille. C'est compliqué de le dire sans moraliser et sans culpabiliser, mais c'est un fait.
92 ans 9582
Poirier a écrit:
a-nonyme a écrit:
on porte plainte pour se PROTEGER !

par amour… comme s'il y avait encore de l'amour quand on se fait tabasser :roll:
... C'est pour ça que je prétend qu'il faut porter plainte immédiatement.(désolé c'est en gras tu n'aimes pas...)
Les menaces de le faire c'est totalement improductif...
Attendre (que ça s'arrête lol!!!) non plus...

Maintenant : "se PROTEGER". J'avoue que je l'ai eue assez "mauvaise" de me faire convoquer.. Bon ils sont pas venus à mon domicile à l'aube enfoncer la porte, hein!!
Sinon, je comprend bien que quand le mec a pris ses vilaines habitudes de tortionnaire domestique (ça doit les faire jouir, les mecs qui tabassent leur femme de manière régulière???), elle, elle se dit que ça va être sa Fête avec un F majuscule quand il aura été rattrapé par la justice...


je ne fais AUCUNE différence entre le mec qui a tapé une fois ou plusieurs fois, au visage ou pas au visage, en étant bourré ou pas bourré. La première fois est la fois de trop. Le chien qui a mordu, on le pique pour avoir la certitude qu'il ne recommence plus. Le mec, on lui fait un rappel à la loi, c'est pas bien Monsieur hein, faut pas faire ça… comme s'il ne le savait pas… non mais allô quoi… combien de % ne recommencent jamais ? je serai curieuse d'avoir les vrais chiffres.

A la première baffe on est PLUS dans une relation amoureuse, mais dans une relation de domination/soumission. Et en général pour en arriver à frapper, il y a déjà eu préparation psychologique du terrain. Alors parler d'amour dans un tel contexte, ça me ferait doucement rigoler si c'était pas dramatique.
B I U


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