Surpoids et santé : quels sont les problèmes qui peuvent apparaître en cas de surpoids ?

Lorsque l’on est en surpoids avéré, les risques pour la santé sont indéniables. Que ce soit en France comme dans les autres pays, l’obésité ne cesse de progresser. Pourtant, les complications liées à cet état, qu’il soit modéré ou sévère, sont multiples. Un IMC (Indice de Masse Corporelle) élevé est en effet un facteur important de prévalence de maladies chroniques, telles que les maladies cardiovasculaires, le diabète, les troubles musculo-squelettiques ou encore certains cancers.

Vive Les Rondes fait le point sur les principales maladies pouvant être causées par un surpoids important, dont souffrent des millions de personnes dans le monde.

Le diabète

Le diabète est engendré par un mauvais fonctionnement du pancréas. Cet organe, qui se situe dans l’abdomen, est en charge de produire l’insuline. L’insuline est une hormone qui permet à l’organisme d’éviter l’excès de sucre dans le sang, cet excès nommé hyperglycémie étant dangereux pour la santé. Lorsque le pancréas ne fonctionne pas bien, alors la quantité de sucre présente dans le sang est trop importante.

Il existe plusieurs types de diabète, lesquels diffèrent selon leurs causes et les personnes concernées.

Le diabète de type I apparaît plus fréquemment chez les personnes de moins de 35 ans et majoritairement entre 10 et 16 ans. Le diabète de type I entraîne une production d’insuline quasi nulle, puisque les cellules sécrétant cette hormone sont détruites au niveau du pancréas. Il convient alors de procéder à des injections quotidiennes d’insuline.

Le diabète de type II apparaît majoritairement chez les sujets de plus de 40 ans. Son développement intervient de manière progressive et sa découverte est le plus souvent fortuite, lors d’un examen de routine.

Chez les personnes en situation de surpoids ou d’obésité, le diabète de type II est le plus courant. En effet, les individus souffrant d’un excès de graisses ont plus de risque d’être diabétiques. Et pour cause, plus la quantité de gras dans un organisme est importante, plus ce dernier a besoin d’insuline pour fonctionner. Ainsi, si votre pancréas ne parvient plus à produire suffisamment d’insuline pour satisfaire ce besoin, alors le diabète se développe. Chez les personnes en surpoids ou obèses, l’excès de kilos a donc bien un impact sur le développement du diabète. C’est pourquoi toute perte de poids, même minime, est bénéfique pour la santé, puisqu’elle atténuera le risque de développer un diabète.

Les dernières études portant sur le diabète démontrent qu’une personne obèse a trois fois plus de risques d’être diabétique qu’un individu dont le poids est sain. Les dangers du diabète pour la santé sont nombreux : développement de maladies cardiovasculaires (infarctus du myocarde, hypertension artérielle, accidents vasculaires cérébraux, artérite des membres inférieurs, etc), problèmes ophtalmologiques (atteinte de la rétine, cataracte), atteintes rénales et risque de plaies au niveau des pieds, dont la peau devient très sèche en cas de diabète.

L’obésité abdominale, c’est-à-dire l’excès de graisse au niveau de l’abdomen, est la plus susceptible d’entraîner le développement du diabète. Il est en effet prouvé que l’amas de graisse au niveau du ventre est plus dangereux pour la santé que sur toute autre partie du corps.

Le développement d’un diabète peut également entraîner, sur le long terme, l’apparition d’une polyphagie.

Qu’est-ce que la polyphagie ?

La polyphagie se traduit par une faim qui ne peut être assouvie et qui malgré une alimentation conséquente, n’est jamais satisfaite. La sensation de satiété n’est pas ressentie par la personne souffrant de polyphagie. De ce fait, ces dernières ont ainsi tendance à consommer de très grandes quantités d’aliments, entraînant une importante prise de poids. Généralement, la polyphagie est révélatrice d’une pathologie sous-jacente, comme un diabète de type I.

Chez les personnes en bonne santé, le sentiment de satiété est déclenché par l’hypothalamus lorsque le taux de sucre (glucose) dans le sang est élevé suite à un repas. Cela permet de savoir que l’on est rassasié et de s’arrêter de manger. Cette étape implique que l’insuline libérée par le pancréas puisse fournir suffisamment d’énergie nécessaire au bon fonctionnement des cellules de l’organisme. Chez les patients souffrant de diabète, l’insuline ne fonctionne pas correctement, de ce fait, malgré un taux de glucose élevé dans le sang (hyperglycémie), le signal de satiété n’est pas envoyé au cerveau. La sensation de faim persiste et les personnes continuent de manger.

La polyphagie peut également être causée par d’autres troubles affectant l’hypothalamus, siège des sensations liées à la faim. Le syndrome de Kleine-Levin et le syndrome de Prader-Willi peuvent notamment entraîner ce trouble de la satiété, tout comme une hyperthyroïdie ou bien une prise de médicaments pouvant avoir comme effet secondaire de déclencher cette maladie.

L’hypertension artérielle

La pression artérielle est la pression exercée par le sang sur les parois des artères. Elle peut être traduite par deux chiffres : la tension systolique, qui est sa valeur maximale, et la tension diastolique, sa valeur minimale. L’hypertension artérielle (HTA) correspond à une élévation anormale de la tension artérielle au repos.

Chez les adultes, on parle d’hypertension artérielle lorsque la pression systolique est supérieure ou égale à 140 mmHg et/ou lorsque la pression diastolique est supérieure ou égale à 90 mmHg.

L’hypertension artérielle chez l’adulte n’a pas d’origine clairement définie par les chercheurs, toutefois, l’âge, les antécédents familiaux, le tabac, le stress, le diabète ou la consommation excessive de sel et d’alcool sont des facteurs aggravants l’HTA. Il en est de même pour le surpoids et l’obésité, notamment en cas de présence d’une obésité abdominale. Il existe ainsi trois fois plus de sujets obèses souffrant d’hypertension artérielle que de personnes hypertendues à l’IMC normal. La fréquence est particulièrement élevée chez les personnes obèses de plus de 45 ans.

Les dangers de l’hypertension au cours de la vie, lorsqu’elle n’est pas traitée, sont notamment l’accroissement des risques d’accidents vasculaires cérébraux et d’infarctus du myocarde. En cas d’hypertension, une perte de poids, même minime, s’avère bénéfique. Si vous souffrez d’hypertension, essayez de pratiquer une activité physique régulière, à votre rythme, s’avère bénéfique.

L’excès de cholestérol

Constituant important des cellules de l’organisme, le cholestérol est produit en majeure partie par le foie, à partir d’aliments. Une partie non négligeable du cholestérol est directement assimilée par l’organisme, à partir de l’ingestion d’aliments qui en contiennent (produits laitiers, oeufs, etc). Le cholestérol est ensuite transporté dans le sang sous deux formes, le “bon cholestérol” nommé HDL et le “mauvais cholestérol”, le LDL.

Un taux élevé de mauvais cholestérol entraîne sur le long terme un risque d’athérosclérose, des dépôts graisseux qui endommagent principalement les artères du cerveau et du coeur. Lorsque ces artères s’épaississent sous l’effet de l’athérosclérose, le sang circule alors plus difficilement. Il existe de ce fait un important risque d’infarctus, d’insuffisance cardiaque et d’accident vasculaire cérébral.

Les problèmes cardio-vasculaires

Même en l’absence d’hypertension, de diabète et d’hypercholestérolémie, des troubles souvent présents chez les personnes en surpoids, l’obésité est un facteur de risque de maladies cardio-vasculaires. Ainsi, une dernière étude en la matière démontre que le risque cardiovasculaire des personnes obèses est nettement plus élevé que celui des personnes possédant un poids dit normal, c’est-à-dire dont l’IMC est compris entre 18,5 et 25. (Pour rappel, l’IMC est établi par un rapport entre la taille et le poids, permettant ainsi de définir plusieurs cas de figure : une dénutrition, une maigreur, une corpulence normale, un surpoids, une obésité modérée ou bien une obésité sévère.)

En effet, une concentration plus importante de graisse dans le sang entraîne sur le long terme des dépôts qui ralentissent la circulation sanguine. Ce type de dépôts peut être source de problèmes et douleurs, les plus fréquents étant les phlébites, les varices, les jambes lourdes et les oedèmes. Le risque d’infarctus est également augmenté en cas de surpoids. Il est ainsi multiplié par 1,5 en cas de surpoids compris entre 10 % et 30 %, et multiplié par 2 lorsque le surpoids est supérieur à 30 %.

En cas d’obésité massive, c’est-à-dire lorsqu’une personne présente un IMC supérieur à 40, le risque de développer une insuffisance cardiaque congestive est accru. La mort subite est également plus fréquente chez les personnes possédant un fort IMC, ainsi que les accidents vasculaires cérébraux.

Le dépôt de plaques graisseuses le long des artères, phénomène appelé athérome, accentue également le risque d’infarctus du myocarde et d’angine de poitrine. Un surpoids important peut aussi aboutir à une nécrose des zones non irriguées due à une diminution du flux sanguin, nommée ischémie.

Les problèmes respiratoires et l’apnée du sommeil

Les troubles de la ventilation sont particulièrement fréquents en cas de surpoids ou d’obésité. En effet, l’accumulation de graisse au niveau du thorax empêche la bonne expansion de la cage thoracique lors de la respiration. Ainsi, nombreuses sont les personnes obèses à être essoufflées lorsqu’elles fournissent un effort ; on parle alors de dyspnée.

Les personnes en surpoids avéré sont également plus à risque de souffrir d’apnée du sommeil, c’est-à-dire d’arrêts spontanés de la respiration durant le sommeil, plusieurs fois par heure. Des apnées qui sur le long terme entraînent des accidents cérébraux ou cardiaques.

Les cancers

Le surpoids entraîne sur le long terme un risque accru de développement de certains cancers, notamment le cancer du sein, du côlon, de l’endomètre, de l’oesophage, du pancréas, du foie, du rein, de la prostate et de la vésicule biliaire.

De même, plusieurs études démontrent que lorsqu’un cancer est diagnostiqué chez un patient, le surpoids au moment du développement du cancer ou bien durant le traitement est associé à un risque accru de récidive, de développement d’un second cancer et d’augmentation du taux de mortalité dû au cancer.

Les troubles des hormones sexuelles et des menstruations

Par ailleurs, l’obésité a des effets néfastes sur la production des hormones sexuelles, chez l’homme comme la femme. Chez la femme en surpoids, les perturbations du cycle menstruel et donc des règles sont fréquentes. Chez les hommes en surpoids, un hypogonadisme peut se développer. Il s’agit alors d’un défaut de l’appareil reproducteur dû à un déficit en testostérone.

Le surpoids et l’obésité ont donc un impact réel sur la fertilité des personnes concernées. Il n’est pas rare que les personnes en situation de surpoids aient du mal à concevoir un enfant.

Les risques de l’obésité chez l’enfant

Chez les enfants, les impacts d’un surpoids avéré sur la santé sont également très importants. L’obésité chez les enfants entraîne ainsi des difficultés respiratoires, une hypertension artérielle, des risques accrus de fractures, une résistance à l’insuline, l’apparition de premiers marqueurs entraînant une maladie cardiovasculaire, ainsi que des problèmes d’ordre psychologiques, comme la dépression ou la boulimie.

Nous venons de le constater, le surpoids, qu’il soit modéré ou bien au stade de l’obésité massive, est un important facteur de déclenchement de maladies multiples au sein de la population. Il est donc important, pour prendre soin de sa santé tout au long de sa vie, de consulter régulièrement des spécialistes, afin d’entreprendre des mesures de prévention permettant de garder un poids normal. La nutrition est notamment primordiale lorsqu’il s’agit de se prémunir des conséquences d’une surcharge pondérale, chez les femmes, les hommes comme les enfants.

 

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